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	<title>Archives des enfance - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des enfance - La Page Sensible</title>
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		<title>41. Ces récits d’enfance de Nathalie Sarraute et Marcel Pagnol qui me donnent envie d’écrire</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sun, 13 Jul 2025 10:34:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[autoédition]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, côté lecture, je vous parle de deux livres qui ont marqué mon rapport à la lecture et que j’ai récemment eu envie de redécouvrir : Enfance, de Nathalie Sarraute, et la saga des Souvenirs d’enfance de Marcel Pagnol, qui démarre avec La Gloire de mon père. Le fait de me replonger dans ces écrits [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/marcel-pagnol-nathalie-sarraute-recits-d-enfance-qui-donnent-envie-decrire/">41. Ces récits d’enfance de Nathalie Sarraute et Marcel Pagnol qui me donnent envie d’écrire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, côté lecture, je vous parle de deux livres qui ont marqué mon rapport à la lecture et que j’ai récemment eu envie de redécouvrir : <em>Enfance</em>, de Nathalie Sarraute, et la saga des <em>Souvenirs d’enfance </em>de Marcel Pagnol, qui démarre avec <em>La Gloire de mon père. </em>Le fait de me replonger dans ces écrits doux, nostalgiques et poétiques m’a follement donné envie d’écrire sur cette période que je trouve la plus inspirante de toutes : l’enfance ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte l’ouragan d’émotions que j’ai traversé depuis la fin des préventes de <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/https-www-marionjoceran-fr-tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>, mon premier roman. Entre euphorie, trac et course contre la montre logistique, j&rsquo;essaye de comprendre où ont filé les trois mois depuis le dernier épisode&#8230;</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Nathalie Sarraute et Marcel Pagnol : deux récits d’enfance qui donnent envie d’écrire</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Redécouvrir <em>Enfance</em>, de Nathalie Sarraute</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Publié en 1983, <strong>alors que Nathalie Sarraute a déjà 83 ans,</strong> <em><a href="https://www.gallimard.fr/catalogue/enfance/9782072864803">Enfance</a></em> est un petit livre très doux et très étonnant. L&rsquo;autrice y dialogue avec une voix intérieure pour approcher au plus près ses souvenirs d’enfance, sans analyse ni surinterprétation. On y retrouve les ambiances du <strong>Paris de la Belle Époque</strong> et de la <strong>Russie de ses origines</strong>, avec une écriture très sensorielle. J’aime cette façon qu’elle a de raconter l&rsquo;enfance : sans en proposer une analyse psychologique, mais en cherchant à <strong>conserver les sensations et le regard d&rsquo;une toute petite fille.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le podcast, je vous lis un court passage assez parlant : celui du poteau électrique, où sa mère lui dit sans réfléchir : « si tu touches à ça, tu meurs »… et bien sûr, la petite y croit littéralement. Tout y est : les grandes angoisses des tout-petits, la distraction de sa mère, <strong>le dialogue intérieur avec une éditrice ou co-autrice imaginaire.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Relire <em>La Gloire de mon père</em>, de Marcel Pagnol</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est dès 1957 que Marcel Pagnol, à l&rsquo;âge de 62 ans, publie <em><a href="https://www.grasset.fr/livre/la-gloire-de-mon-pere-9782877065078/">La Gloire de mon père</a></em>, premier tome de ses <em>Souvenirs d’enfance</em>. De mon côté, j&rsquo;avais d&rsquo;abord découvert le tome 2 à l&rsquo;école primaire. Avec <em>Charlie et la chocolaterie </em>de Roald Dahl, <em>Le Château de ma mère</em> a vraiment été un de mes tout premiers émerveillements romanesques ! Je me souviens encore d&rsquo;y avoir découvert le plaisir de me plonger dans un livre long, sans images.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans l&rsquo;épisode, je vous lis <strong>l’avant-propos</strong> de <em>La Gloire de mon père</em>, où Marcel Pagnol parle du trac de dévoiler sa vie intime, et de l’amitié silencieuse qui peut naître entre l&rsquo;auteur et le lecteur. Ce passage m&rsquo;a beaucoup émue, d&rsquo;autant plus que je m&rsquo;apprêtais moi-même à diffuser mon premier roman pour la première fois&#8230;</p>



<h2 class="wp-block-heading">Bilan post-Ulule de <em>Tant pis pour le thé</em>, mon premier roman autoédité</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie de cet épisode, je vous raconte <strong>l’ouragan logistique et émotionnel</strong> qui a suivi la campagne de préventes de <em>Tant pis pour le thé</em>, mon tout premier roman autoédité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une campagne de préventes réussie sur Ulule</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-et-sante-mentale-avec-mahuna-vigam-poesie/">Lors du dernier épisode</a> de <em>La Page Sensible</em>, nous étions au 13e jour de la campagne, avec déjà <strong>350 % de l’objectif atteint</strong>. Je n’y croyais déjà pas&#8230; et finalement, on a terminé à <strong>500 %</strong> :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>120 livres précommandés ;</li>



<li>40 box lecture ;</li>



<li>230 exemplaires imprimés en plus pour le stock&#8230;</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">… et une montagne de tâches à accomplir dans un délai très serré <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f605.png" alt="😅" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les coulisses de la fabrication et de l’envoi</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ces dernières semaines, j’ai donc enchaîné de nombreuses tâches nouvelles pour moi, avec la précieuse aide de mes amies et de ma famille :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Travail avec mon imprimeur dans l&rsquo;Ain pour faire fabriquer les 350 exemplaires du premier tirage ;</li>



<li>Dédicaces personnalisées ;</li>



<li>Finalisation et envoi des eBooks ;</li>



<li>Commande ou fabrication des goodies (carnets, cartes postales, paquets de thé, recueils de haïkus pliés et tamponnés à la main) ;</li>



<li>Achat des bons emballages, empaquetage et envoi : par La Poste, par Mondial Relay ou en remise directe à Grenoble.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">C’était un peu stressant et très très <em>speed</em>, mais incroyablement formateur et gratifiant. Il m’a fallu du temps pour digérer l’aventure, d’autant qu’un deuil personnel est venu me bousculer en plein milieu de tout ça… Mais aujourd’hui, je commence vraiment à savourer. Ce truc que je rêvais de faire depuis mes six ans, je l&rsquo;ai fait : J&rsquo;AI FABRIQUÉ UN ROMAN. Et même s&rsquo;il ne sortira officiellement qu&rsquo;en septembre, il est déjà entre les mains de plus d&rsquo;une centaine de personnes.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Autoédition : et maintenant ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <strong>sortie nationale de <em>Tant pis pour le thé</em></strong> est prévue pour le <strong>24 septembre 2025</strong>, avec une première rencontre déjà prévue le <strong>samedi 27 septembre à la librairie La Caverne, à Grenoble</strong>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Côté écriture, je suis repartie sur la <strong>réécriture de mon deuxième roman</strong>, avec une retraite d&rsquo;écriture miraculeusement arrachée fin juin, et trois autres à venir cette année. Mon objectif : <strong>finir la V2 d’ici fin 2025</strong>, pour pouvoir enfin l’envoyer en bêta-lecture !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous avez grandi avec les <em>Souvenirs d’enfance </em>de Marcel Pagnol, ou est-ce qu’on vous a fait lire Nathalie Sarraute à l’école ? Dites-moi en commentaire quels livres ont marqué votre jeune imaginaire !</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/marcel-pagnol-nathalie-sarraute-recits-d-enfance-qui-donnent-envie-decrire/">41. Ces récits d’enfance de Nathalie Sarraute et Marcel Pagnol qui me donnent envie d’écrire</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 13:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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		<category><![CDATA[enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/">39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : <em>Là où chantent les écrevisses</em>, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte ma dernière retraite d’écriture à Avignon, avec une petite lecture spéciale si vous écoutez la version en podcast ci-dessous. Enfin, je vous dis quelques mots des nombreux préparatifs pour le lancement imminent de la campagne Ulule que j’organise pour les préventes de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a> !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Là où chantent les écrevisses</em>, un livre à mi-chemin entre un roman d&rsquo;apprentissage et une enquête policière</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Comment j&rsquo;ai découvert ce premier roman de Delia Owens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre <em>Là où chantent les écrevisses</em> est sorti en 2018 aux États-Unis. Il s&rsquo;agit du <strong><a href="https://www.babelio.com/livres/Owens-La-ou-chantent-les-ecrevisses/1184153">premier roman de Delia Owens</a>, une zoologue américaine </strong>qui avait déjà publié des essais naturalistes récompensés par la critique. On a beaucoup entendu parler en 2022, quand est sortie <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Jtus_J-ocyk">l&rsquo;adaptation au cinéma</a>. Je suis malheureusement passée à côté du film, mais j&rsquo;ai très envie de le voir, surtout que le rôle principal est joué par Daisy Edgar-Jones, l’actrice de ma série chérie <em>Normal People</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais donc vu le livre en librairie il y a quelques années, mais <strong>je l&rsquo;avais reposé à cause du 4e de couverture qui me faisait penser que l&rsquo;histoire était trop sombre. </strong>Mais comme il m&rsquo;a été recommandé à nouveau par deux amies, je l&rsquo;ai quand même lu et je n&rsquo;ai aucun regret ! Certes, il y a des passages tristes dans le livre, mais il n&rsquo;a absolument rien de sordide. Au contraire, <strong>c&rsquo;est un roman très lumineux.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi parle le livre ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Là où chantent les écrevisses</em> est <strong>un mélange d’enquête policière et de roman d’apprentissage, centré sur les paysages sauvages de Caroline du Nord.</strong> Le roman se déroule dans les années 1950-60 et raconte l’histoire de <strong>Kya, une petite fille un peu sauvage qui grandit seule dans les marais au bord de l’océan, sur la côte de Caroline du Nord. </strong>Amie des mouettes et des coquillages, la petite Kya a beau être extrêmement attachante pour la lectrice que je suis, elle n’est pas populaire auprès des habitants du village tout proche. Alors, <strong>quand un jeune homme du village est retrouvé mort, les soupçons se tournent immédiatement vers la « Fille des Marais »&#8230;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quatre bonnes raisons de lire <em>Là où chantent les écrevisses</em> :</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La poésie du texte, notamment dans les descriptions de la nature :</strong> c&rsquo;est un roman très immersif, où tous les sens sont sollicités, et où la beauté sauvage des marais est à l&rsquo;honneur. D&rsquo;ailleurs, le titre signifie « à Perpète-les-Oies » ;</li>



<li><strong>Kya, le personnage principal : </strong>une petite fille (puis une jeune femme) super attachante et complexe en même temps, poignante mais insondable, à la fois très vulnérable et très forte ;</li>



<li><strong>La plongée dans la culture traditionnelle du sud des États-Unis,</strong> et notamment les nombreuses descriptions de nourriture régionale (gruau de maïs, sandwich po’boy aux crevettes frites, <em>butter beans</em>, etc.) : ça donne sacrément faim !</li>



<li><strong>L’intrigue bien construite, avec l&rsquo;alternance des chapitres entre deux chronologies</strong> (l&rsquo;enfance de Kya dans les années 1950 et le « temps présent » du récit, en 1969, quand toute la petite ville est secouée par un soupçon de meurtre) : il y a du suspense jusqu’au bout, avec un énorme retournement à la fin !</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : mes aventures de ce début d&rsquo;année</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d’écriture en solo à Avignon</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mi-février, je suis partie cinq jours toute seule à Avignon pour retravailler mon 2e manuscrit, </strong>le fameux « roman du nouvel an » que je réécris depuis quelques années. J’en suis à peu près aux 2/3, voire 3/4 du 2e jet, et je me programme régulièrement ce genre de temps dédié à la réécriture, car sinon je n&rsquo;arrive pas à avancer dessus !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce séjour <strong>au calme, au mistral et au soleil </strong>m’a fait un bien FOU : j&rsquo;ai découvert qu&rsquo;Avignon était une très belle ville, et que ça me ressource toujours de me replonger dans l’écriture sans avoir rien d&rsquo;autre à faire. Écoutez la version en podcast ci-dessus pour m&rsquo;écouter vous lire <strong>des extraits de mon journal de bord sur place ! </strong>J&rsquo;y parle des aléas de la réécriture, mais aussi des petits plaisirs de ce séjour avignonnais qui sentait bon la fin de l&rsquo;hiver&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Préparation de la campagne Ulule pour les préventes de <em>Tant pis pour le thé</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de cette campagne m&rsquo;a beaucoup occupée ces deux derniers mois, avec <strong>de nombreuses tâches nouvelles pour moi :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Décider des différentes contreparties, des partenaires et des prix (box lecture, ateliers d’écriture…) ;</li>



<li>Créer tous les visuels nécessaires (y compris un marque-page et une carte postale) ;</li>



<li>Construire la page Ulule en elle-même, ce qui revient à créer un mini site web ;</li>



<li>Inventer des bonus pour les différents paliers de collecte que nous atteindrons (j&rsquo;espère !) ;</li>



<li>Créer et imprimer un flyer ;</li>



<li>Et surtout, écrire, tourner et monter une vidéo en face caméra pour présenter le projet !</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai officiellement fini la page Ulule et je suis TROP contente que cette étape soit passée, car <strong>ça me me libère de l’espace mental et ça me donne vraiment hâte que ça commence.</strong> Dans les deux semaines qu&rsquo;il me reste avant le lancement, je dois encore organiser la communication autour de la campagne. <strong>Rendez-vous le 6 avril, et en attendant, vous pouvez voir <a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/">la vidéo de présentation déjà en ligne sur Ulule</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aviez entendu parler de <em>Là où chantent les écrevisses</em> ou de son adaptation en film ? Peut-être l&rsquo;avez-vous vu au ciné ? Racontez-moi ça en commentaire !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/">39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 18:37:31 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman La Vie devant soi, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/la-vie-devant-soi-romain-gary-emile-ajar/">18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman <em>La Vie devant soi</em>, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, le petit Momo nous raconte son enfance à Belleville chez Madame Rosa, une ancienne prostituée juive qui fait pension pour les enfants de ses collègues plus jeunes. Un récit qui fait sans cesse rire et pleurer, porté par un style inimitable&#8230; qui donne envie de se jeter sur une feuille de papier pour essayer quand même de l’imiter ! Ensuite, côté écriture, je vous confie la période de découragement que j’ai connue cet été, qui met à l’épreuve ma motivation à publier des romans, et de ce que j’essaye de mettre en place pour y remédier.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Moi je trouve qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas plus dégueulasse que d&rsquo;enfoncer la vie de force dans la gorge des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus servir. »</p>
<cite>Le jeune narrateur de <em>La Vie devant soi</em>, qui grandit dans des conditions très difficiles, ne considère pas que la vie soit toujours un cadeau. Ainsi, il aimerait bien qu&rsquo;on cesse de lui rappeler à tout bout de champ qu&rsquo;il a « toute la vie devant lui ». Un des nombreux exemples de l&rsquo;humour noir, à la fois tordant et déchirant, qui imbibe ce magnifique roman de Romain Gary (alias Émile Ajar).</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pour <em>La Vie devant soi</em>, Romain Gary (alias Émile Ajar) reçoit son DEUXIÈME prix Goncourt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;écrivain Romain Gary, né Roman Kacew, a utilisé de nombreux pseudonymes</strong> au cours de sa longue carrière littéraire. <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-La-Vie-devant-soi/2978" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand <em>La Vie devant soi</em> paraît en 1975</a>, il a 61 ans, une carrière d’aviateur, une autre de diplomate et déjà plus de vingt ouvrages publiés derrière lui. Et, accessoirement,<strong> il a déjà reçu un prix Goncourt,</strong> qui lui a été attribué en 1956 pour <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-Les-racines-du-ciel/1616" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Racines du ciel</em></a> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque un peu houleuse de sa vie, et pour mieux s&rsquo;affranchir de la critique, il a décidé d&rsquo;adopter un énième pseudonyme dans le plus grand secret. <strong>Personne ne sait que Romain Gary se cache derrière le jeune Émile Ajar, </strong>dont il fait même jouer le rôle auprès de la presse par son petit-cousin. L&rsquo;auteur publiera <strong>quatre livres</strong> sous ce nom et, même quand il sera forcé de refuser le prix Goncourt en 1975 parce que le règlement stipule qu&rsquo;aucun·e auteur·ice ne peut le recevoir deux fois, <strong>personne ne saura qu&rsquo;il a écrit <em>La Vie devant soi.</em> </strong>Ce n&rsquo;est qu’après son suicide, en 1980, qu&rsquo;on apprendra la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman qui questionne : avoir « la vie devant soi » est-il une bonne nouvelle ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Vie devant soi </em>relate l&rsquo;enfance houleuse d&rsquo;un petit garçon, Momo, qui nous raconte lui-même ses mésaventures. </strong>Depuis aussi longtemps qu’il se souvient, le petit Momo habite chez la vieille Madame Rosa, en pension avec six ou sept autres enfants de prostituées. Cela fait si longtemps que la mère de Momo n’est pas venue le réclamer qu’il n’a aucun souvenir d’elle. Il ne sait même pas vraiment quel âge il a car, je cite, il n’a « pas été daté ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie n’est pas toute rose chez Madame Rosa, qui est hantée par ses souvenirs d’Auschwitz et soupire qu&rsquo;un jour elle n&rsquo;arrivera plus à monter les six étages jusqu&rsquo;à son taudis plein de mômes esseulés. <strong>De sa voix candide et drôle, truffée de fautes de français et imbibée d’une douceur qui parfois fait mal, Momo nous raconte sa quête désespérée d’amour.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce livre a été ma plus grande claque littéraire jusqu&rsquo;à présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Franchement, si ça n&rsquo;est pas déjà fait, lisez-le. Et s&rsquo;il vous faut  encore quelques arguments pour vous en convaincre, voici ce qui me touche tout particulièrement dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Momo, </strong>tellement touchant de candeur et pourtant résigné à la laideur de la vie qu’il mène. Il est trèèèès attachant.</li>



<li><strong>La voix de ce jeune narrateur : </strong>Momo s’adresse directement à nous, s’excuse de mal raconter, fait des fautes vraiment drôles en utilisant à tort des expressions et des mots compliqués. <strong>Le style est très oral, presque sans ponctuation, et pourtant fluide : </strong>techniquement, c’est hyper balèze de la part de Romain Gary !</li>



<li>Comme dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em></a>, <strong>le point de vue de l’enfance permet d’aborder des thématiques graves</strong> avec une naïveté qui dénonce bien mieux qu&rsquo;un pamphlet, mais aussi avec une douceur qui amortit les chocs. <strong>Sans en avoir l&rsquo;air,</strong> Romain Gary nous parle d&rsquo;immigration, de misère sociale, de prostitution, de la Shoah, de la vieillesse, de la mort, de la dépression, de l&rsquo;abandon…</li>



<li><strong>Et pourtant, c’est DRÔLE !</strong> Le livre déborde d&rsquo;un humour très noir, mais irrésistible. Tout le roman est un numéro d’équilibriste maîtrisé, <strong>entre la candeur et le glauque, l’espoir et le désespoir, le tragique et l’hilarant.</strong></li>



<li><strong>Le Belleville des années 1970,</strong> que Momo décrit presque tendrement et où se mélangent « les Noirs, les Juifs et les Arabes », m’a rappelé <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-roman-daniel-pennac-journal-d-un-corps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les romans de mon cher Daniel Pennac</a>. Là aussi, on retrouve <strong>toute une galerie de personnages hauts en couleur : </strong>le vieux Monsieur Hamil qui attend la mort en djellaba au café du coin, la prostituée trans de l’immeuble qui était champion de boxe au Sénégal, et bien sûr Madame Rosa, avec ses pleurs et son drôle d&rsquo;amour plein de maladresses.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, est-ce que vous avez déjà lu des livres de Romain Gary ? Ces lectures vous ont-elles autant marqué que moi ? Dites-moi tout ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/la-vie-devant-soi-romain-gary-emile-ajar/">18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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