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	<title>Archives des États-Unis - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des États-Unis - La Page Sensible</title>
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		<title>25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 25e épisode, j&#8217;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian Americanah. C&#8217;est Louise qui m&#8217;a fait découvrir ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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<p><strong>Dans ce 25e épisode, j&rsquo;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian <em>Americanah</em>. C&rsquo;est Louise qui <strong>m&rsquo;a fait découvri</strong>r ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, d’expatriation et de retour aux origines, sur fond de réflexion autour des questions de race, de féminisme, de genre et d’identité en général. Ensuite, côté écriture, Louise Hourcade nous raconte le cheminement professionnel et artistique qui l’a amenée à écrire des newsletters. Un sujet sur lequel j’avais plein de questions, car j’apprécie beaucoup ce format, que ce soit en tant qu’autrice ou en tant que lectrice !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mon invitée : Louise Hourcade, autrice de newsletters</h2>



<p><strong>Louise Hourcade a 26 ans, elle vit à Paris</strong> et, à sa sortie d’école de commerce, elle s’est rapidement éloignée des parcours classiques pour chercher sa voie, notamment dans les domaines artistiques. Aujourd’hui, elle se consacre à <strong>l’écriture d’une <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">newsletter à la fois culturelle, sociologique et personnelle</a></strong> qui compte déjà plusieurs milliers d’abonné·es&#8230; dont moi ! En la lisant, <strong>j’ai vite remarqué que nous avions des goûts de lecture similaires,</strong> et c’est pourquoi je suis ravie qu’elle soit venue nous en parler dans le podcast.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sa recommandation : le roman <em>Americanah</em>, de Chimamanda Ngozi Adichie</h2>



<p>J&rsquo;ai découvert <em>Americanah </em>grâce à Louise et je lui en suis très reconnaissante, car j&rsquo;ai adoré ce <strong>roman nigérian sorti en 2013</strong> et <a href="https://www.babelio.com/livres/Adichie-Americanah/670178" target="_blank" rel="noreferrer noopener">traduit par Anne Damour pour Gallimard</a>. Il s&rsquo;agit du troisième roman de <strong>l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie, </strong>qui a également écrit de nombreux essais et nouvelles. J&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;occasion de la découvrir dans un <a href="https://www.ted.com/talks/chimamanda_ngozi_adichie_the_danger_of_a_single_story/c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ted Talk</em> sur l&rsquo;importance d&rsquo;une représentation diversifiée dans la fiction,</a> et <strong>sa plume romanesque et <em>badass</em> </strong>a achevé de me séduire.</p>



<p>Sur plus d&rsquo;une décennie, Americanah raconte l&rsquo;histoire d’amour d’Ifemelu et Obinze, entre Nigeria, États-Unis<strong> et Royaume-Uni.</strong> Les deux jeunes Nigérians se quittent à 19 ans, alors que l&rsquo;héroïne Ifemelu part étudier aux États-Unis, et se retrouvent à 32 ans quand celle-ci décide de retourner au Nigeria.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi Louise Hourcade et moi avons adoré <em>Americanah</em></h3>



<p>Voici les principaux points que nous abordons en détail dans le podcast :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour Louise, c&rsquo;est d&rsquo;abord <strong>un souvenir d’expatriation : </strong>cette lecture l&rsquo;a marquée alors qu&rsquo;elle vivait seule en Espagne dans le cadre d&rsquo;un échange Erasmus ;</li>



<li><strong>Le personnage <em>badass </em>d&rsquo;Ifemelu, à l&rsquo;image de l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie elle-même :</strong> forte, intelligente, marquante, inspirante pour les jeunes femmes que nous sommes, écrivant avec sincérité sur les sujets qui lui tiennent à cœur et n&rsquo;ayant pas peur de s’exprimer ;</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>« [Ifemelu, c&rsquo;est] une femme qui ne s’excuse pas de penser, (&#8230;) qui n’a pas peur de faire peur aux hommes. (&#8230;) C’est quelqu’un à qui j’ai concrètement hyper envie de ressembler. »</p>
<cite>Louise Hourcade à propos d&rsquo;Ifemelu, l&rsquo;héroïne nigériane d&rsquo;<em>Americanah</em></cite></blockquote>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un roman « intelligent », qui aborde subtilement les questions de race, de classe sociale, de migration et de féminisme, <strong>sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de se transformer en essai</strong> ou en démonstration sociologique ;</li>



<li><strong>Un dépaysement double, </strong>entre la découverte intime de la classe moyenne nigériane et celle des États-Unis vus à travers les yeux d&rsquo;Ifemelu ;</li>



<li>Un excellent style d&rsquo;écriture, marqué par un <strong>sens aigu de l’observation, </strong>où toutes les idées sont incarnées par des détails concrets plutôt qu&rsquo;énoncées (ce que les anglophones appellent le <em>« show, don&rsquo;t tell »</em>) ;</li>



<li><strong>Une très belle histoire d’amour</strong> qui se développe sur le long terme et qui célèbre, selon Louise Hourcade, <strong>« l’amour qui donne une dignité »,</strong> avec l&rsquo;importance du respect mutuel et le prérequis de s’aimer soi-même, savoir ce qu&rsquo;on veut, savoir ce qu&rsquo;on vaut ;</li>



<li>Enfin, à travers la décision d&rsquo;Ifemelu de tout abandonner pour rentrer au Nigeria, <strong>Chimamanda Ngozi Adichie nuance la notion de réussite :</strong> qu’est-ce qui la définit ? Notamment, faut-il souhaiter à tous les jeunes Nigérians de faire carrière aux États-Unis, comme semblent le penser les proches des personnages ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la newsletter de Louise Hourcade</h2>



<p>Comme elle l&rsquo;expliquait il y a trois mois <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/19-quest-ce-que-je-vais-faire-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans sa newsletter <em>Qu&rsquo;est-ce que je vais faire de ma vie ?</em></a>, qui m&rsquo;a beaucoup parlé sur un plan personnel, <strong>Louise Hourcade a suivi un long cheminement avant de s&rsquo;autoriser à écrire professionnellement. </strong>Dans la deuxième partie du podcast, elle nous raconte ses tâtonnements pour trouver « un moyen d&rsquo;expression, un moyen d&rsquo;être écoutée », puis l&rsquo;importance que les mots ont fini par prendre dans sa démarche artistique et professionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans cette discussion sur l&rsquo;écriture de newsletters, nous avons notamment évoqué :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La relative « facilité » de l&rsquo;écriture,</strong> non pas que ça ne demande pas d&rsquo;efforts, mais au sens de <strong>se sentir « à sa place »</strong> (ça m&rsquo;a beaucoup parlé !). Louise m&rsquo;a ainsi expliqué que, longtemps, elle ne pensait pas qu&rsquo;écrire soit un art valable, car c&rsquo;était ce qui lui venait le plus naturellement, et que donc ça ne devait pas avoir de valeur. C&rsquo;est drôle comme <strong>on cherche souvent la difficulté, sans s&rsquo;autoriser à aller vers ce qui nous convient spontanément..</strong>. Qu&rsquo;est-ce que ça dit de notre rapport au travail et à la création ?</li>



<li><strong>Son choix de la newsletter comme format</strong> et les avantages qu&rsquo;elle y trouve par rapport au blog (notamment la visibilité en arrivant directement dans la boîte mail des abonné·es) ou aux réseaux sociaux <strong>(une plus grande facilité à s&rsquo;exprimer avec authenticité) ;</strong></li>



<li>Son plaisir à lire elle-même des newsletters, par opposition au tintamarre conformiste des réseaux sociaux, qu&rsquo;elle évoquait dans sa newsletter<em> <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/16-ecoeuree-dinstagram" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Impasse de l&rsquo;authenticité sur les réseaux</a></em> : se poser pour lire, choisir ce qu’on reçoit, <strong>vivre un moment « apaisé », loin des notifications,</strong> sans sauter d’un contenu à l’autre et sans être constamment influencée par l&rsquo;avis des autres ;</li>



<li><strong>Sa tentation d&rsquo;écrire un jour de la fiction,</strong> sans savoir si elle osera s&rsquo;y plonger, ni par où commencer. Quand elle m&rsquo;a demandé comment je m&rsquo;étais lancée, je lui ai brièvement raconté <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la genèse de mon premier manuscrit</a>, qui a donné le roman <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>.</li>
</ul>



<p>J&rsquo;ai adoré enregistrer cette interview et j&rsquo;espère que ça s&rsquo;entend dans le podcast ! Pour aller plus loin, vous pouvez bien sûr retrouver <strong>les contenus de Louise Hourcade <a href="https://www.instagram.com/louise.hourcade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Instagram</a> et <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Substack</a>.</strong></p>



<p class="has-background" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cet échange avec Louise Hourcade vous a intéressé·es et qu’il vous a donné envie de lire <em>Americanah</em>, ainsi que les autres romans de Chimamanda Ngozie Adichie. Connaissiez-vous déjà cette formidable écrivaine ? Avez-vous d&rsquo;autres livres d&rsquo;elle à me recommander, romans ou essais ?</strong></p>
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		<title>13. Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, un livre pour plonger dans le Sud des États-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 17:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 13e épisode de La Page Sensible, je vous parle du poignant roman initiatique Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur de l’Américaine Harper Lee, paru en 1960. Un récit à la fois espiègle et dramatique, qui nous plonge dans l’Alabama ségrégationniste des années 1930, mais du point de vue terriblement attachant d’une petite fille [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/">13. Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, un livre pour plonger dans le Sud des États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans ce 13e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle du poignant roman initiatique <em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em> de l’Américaine Harper Lee, paru en 1960. Un récit à la fois espiègle et dramatique, qui nous plonge dans l’Alabama ségrégationniste des années 1930, mais du point de vue terriblement attachant d’une petite fille au caractère bien trempé. Ensuite, côté écriture, je vous raconte comment j’ai pu identifier les difficultés qui me bloquent pour terminer les dernières scènes de mon manuscrit actuel&#8230; et les bons conseils qu’on m’a donnés pour y remédier !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em>, un classique américain de 1960</h2>



<p>Dès sa sortie en 1960, <a href="https://www.babelio.com/livres/Lee-Ne-tirez-pas-sur-loiseau-moqueur/22389" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce roman</a> a connu un <strong>succès immédiat aux États-Unis,</strong> puisqu&rsquo;il a reçu le prix Pullitzer en 1961. Il a même été <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42792.html">adapté en un magnifique film</a> l’année suivante, sous le titre <em>Du silence et des ombres</em>. Depuis, c&rsquo;est devenu <strong>un véritable classique, beaucoup lu dans les écoles américaines, </strong>notamment parce qu&rsquo;il traite de thématiques comme<strong> le racisme, la ségrégation et la justice. </strong>Mais, pour moi, ce livre est avant tout <strong>une plongée dans l&rsquo;univers espiègle et doux d&rsquo;une petite fille</strong> aussi têtue qu&rsquo;attachante, qui nous fait découvrir le petit bled d&rsquo;Alabama où elle a grandi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Synopsis du roman :</h3>



<p>La narratrice est <strong>une petite fille surnommée Scout,</strong> qui entre à l’école primaire quand le récit commence. Elle vit dans <strong>une bourgade perdue du Sud des États-Unis,</strong> en pleine Grande Dépression, avec son frère Jem et son père Atticus, qui est avocat. On suit à la fois leurs<strong> jeux d’enfants,</strong> les histoires qu’ils s’inventent sur le voisinage et<strong> l’affaire juridique qui va secouer la région, quand son père acceptera de défendre un jeune homme noir </strong>accusé d’avoir violé une femme blanche.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p>Anecdote : le titre original « To Kill A Mockingbird » a déjà été traduit de trois façons différentes en français, sans compter le titre du film ! C&rsquo;était d&rsquo;abord « Quand meurt le rossignol », puis « Alouette, je te plumerai » et, depuis 2005 seulement, l’actuel titre « Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur » (que je trouve sublime).</p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourtant, ce livre est (presque) l&rsquo;unique roman de l&rsquo;autrice Harper Lee</h3>



<p>Ce roman, qui comporte <strong>de nombreux éléments autobiographiques tirés de la vie de Harper Lee, </strong>est aussi son premier. Chapeau ! Et vu le succès du livre, on aurait pu s&rsquo;attendre à une longue carrière d&rsquo;écrivaine pour cette Américaine, amie d&rsquo;enfance et collaboratrice de Truman Capote&#8230; Pourtant, <strong>elle n&rsquo;a plus rien publié jusqu&rsquo;en 2015, à l&rsquo;âge de 90 ans et un an seulement avant sa mort.</strong></p>



<p>Certains prétendent qu&rsquo;elle aurait publié de nombreux romans sous pseudonyme. D&rsquo;autres, qu&rsquo;on lui aurait forcé la main pour sortir ce deuxième roman, <strong><a href="https://www.babelio.com/livres/Lee-Va-et-poste-une-sentinelle/743301" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Va et poste une sentinelle</em></a>, présenté comme la suite de <em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em>,</strong> car la narratrice adulte y retourne dans sa ville natale. Pourtant, <strong>ce manuscrit serait en réalité une version antérieure du fameux roman, </strong>écrite dès les années 1950&#8230; Que de mystères autour de cette écrivaine et de son œuvre !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi lire <em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em> aujourd&rsquo;hui ?</h2>



<p>Pour moi, ce roman n&rsquo;a pas pris une ride, et voilà pourquoi je vous en recommande la lecture imminente :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tout le roman, qui est écrit du point de vue de Scout, retranscrit avec délicatesse et humour <strong>les sensations et quiproquos de l&rsquo;enfance, à travers une héroïne hyper attachante ;</strong></li>



<li>Sous le regard naïf de la petite narratrice, Harper Lee parvient à <strong>aborder sans lourdeur des thématiques pourtant graves :</strong> racisme, grande pauvreté, folie, handicap, fondamentalisme religieux, violences sexuelles, meurtre… ;</li>



<li>Le livre baigne dans <strong>une atmosphère dépaysante qui transparaît à chaque page,</strong> et notamment dans les dialogues : l&rsquo;Alabama des années 1930, la poussière rougeâtre, la chaleur accablante et les longs étés passés à traîner entre les vieilles vérandas ;</li>



<li>Harper Lee nous livre un portrait sociologique de ce petit bled, calqué sur celui où elle a grandi, où les voisins constituent une <strong>galerie de personnages hauts en couleurs ;</strong></li>



<li>L&rsquo;intrigue comporte des <strong>éléments de mystère et de suspense</strong> qui empruntent au thriller et au roman policier, rendant la lecture très prenante.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la dernière ligne droite pour mon propre roman d&rsquo;apprentissage !</h2>



<p>En enregistrant cet épisode de podcast, j&rsquo;espère sincèrement que c&rsquo;est la dernière fois que je vous parle des <strong>ultimes scènes de mon premier jet. </strong>Il ne me reste que quelques pages à écrire pour terminer mon 2e manuscrit en cours, mais <strong>je me suis heurtée à des difficultés</strong> que, grâce à des discussions avec des amies qui écrivent, j&rsquo;ai enfin pu identifier :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai écrit tout le manuscrit comme une sorte d&rsquo;entonnoir qui entraîne l&rsquo;histoire vers ces scènes de clôture et, pour cette raison, je crois que <strong>je me mets une énorme pression</strong> au moment de les rédiger ;</li>



<li>A la fin du roman, j&rsquo;aborde des <strong>thématiques assez dramatiques, et donc difficiles à écrire</strong> (que ce soit d&rsquo;un point de vue technique ou personnel) ;</li>



<li>Face à ce sujet plutôt « grave », le complexe de l&rsquo;imposteur refait surface : <strong>j&rsquo;ai peur de ne pas être « légitime » pour l&rsquo;écrire,</strong> ou de « mal » aborder certaines thématiques délicates&#8230;</li>
</ul>



<p>Pour me débloquer,<strong> j&rsquo;ai essayé de me rappeler qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un premier jet, </strong>qui ne doit en aucun cas être parfait. Je vais donc tenter de « bâcler » cette fin, même si la perfectionniste en moi frissonne d&rsquo;écrire ce mot&#8230; Pour m&rsquo;y aider, j&rsquo;ai pris la décision ferme de <strong>terminer ce premier jet d&rsquo;ici la fin de la semaine, quoi qu&rsquo;il arrive.</strong> Comme ça, je pourrai enfin me consacrer à la troisième réécriture de mon premier roman, qui m’appelle avec insistance depuis des mois ! Je le sens, plus que jamais, j’ai besoin de terminer ce premier manuscrit et de clôturer un projet avant d&rsquo;avancer sur les (nombreux) autres.</p>



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<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon<br>1er roman où le héros cherche sa voie</a></div>
</div>



<div style="height:38px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">À très bientôt pour un nouveau journal de lecture et d&rsquo;écriture !</h2>



<p class="has-background" style="background-color:#ffe221"><strong><em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em> est un grand classique aux États-Unis, mais je me demande si vous l’avez déjà lu ? Si oui, quelle lecture en avez-vous faite, si longtemps après sa parution ? Et si ça n’est pas le cas, j’espère que je vous ai donné envie de découvrir cette œuvre magnifique.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/">13. Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, un livre pour plonger dans le Sud des États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 19:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 8e épisode, je vous parle de Call Me By Your Name, d&#8217;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p><strong>Dans ce 8e épisode, je vous parle de<em> Call Me By Your Name</em>, d&rsquo;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il est pris d’un désir ardent pour le jeune doctorant américain que son père a invité pour les vacances. Soleil implacable, sensualité intello et amour interdit, que demander de plus ? Côté écriture, je vous raconte comment s’est passée ma « reprise » après une interruption de quinze jours dans l’écriture de mon premier jet. Enfin, je vous parle d’une émotion difficile à écrire, mais qui revient souvent dans mon manuscrit actuel : la colère.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Call Me By Your Name</em> : un de mes romans préférés ET un de mes films préférés !</h2>



<p>En 2007, l&rsquo;auteur américain André Aciman sort <strong>un livre traduit en français sous le titre obscur <em>Plus tard ou jamais</em>, </strong>avec une couverture kitsch digne des pires romans à l&rsquo;eau de rose. <strong>Pourtant, ce récit n&rsquo;a rien de cucul et c&rsquo;est même un magnifique roman d&rsquo;amour et d&rsquo;apprentissage. </strong>Elio, 17 ans, petit intello de bonne famille et passionné d’art, passe les vacances d&rsquo;été dans la maison familiale en Italie. Oliver, jeune doctorant de 24 ans, vient aider le père d&rsquo;Elio dans ses recherches universitaires. <strong>Pour Elio, c&rsquo;est la découverte d&rsquo;un désir qui va consumer son été, lui faire connaître son premier grand amour et son premier grand chagrin.</strong></p>



<p>Jusque-là, peu de lectrices et de lecteurs français ont entendu parler du roman d&rsquo;André Aciman. <strong>Puis, en 2017, le réalisateur italien Luca Guadagnino l&rsquo;adapte au cinéma sous le titre original <em>Call Me By Your Name</em>, </strong>avec Timothée Chalamet et Armie Hammer. Un triomphe ! <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253100676-call-me-by-your-name-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le livre ressort en France sous le titre original</a> et, enfin, il rencontre le succès qu&rsquo;il mérite. Je suis comme tout le monde : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-pkhSA1YF40" target="_blank" rel="noreferrer noopener">j&rsquo;ai vu le film au cinéma, puis je l&rsquo;ai revu sur Netflix</a> et, comme j&rsquo;étais amoureuse des deux personnages principaux, j&rsquo;ai acheté le roman&#8230; Que j&rsquo;ai DÉVORÉ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;aime dans le roman <em>Call Me By Your Name</em></h2>



<ul class="wp-block-list"><li>Bon, déjà, je ne suis pas très objective parce que J&rsquo;ADORE les histoires d’amour tristes ! Blague à part, <strong>ce livre m&rsquo;a émue par sa description sensible de l&rsquo;amour violent qu&rsquo;on peut éprouver à 17 ans</strong> – et aussi plus tard, bien entendu.</li><li>J&rsquo;ai aussi un faible pour les <strong>romans d’apprentissage,</strong> où les évènements poussent un·e jeune protagoniste à entrer dans l&rsquo;âge adulte et à découvrir sa propre personnalité. C&rsquo;est un thème que j&rsquo;aime autant lire qu&rsquo;écrire !</li><li>André Aciman décrit avec brio la sensualité d&rsquo;Oliver et le désir d&rsquo;Elio. <strong>Une tension sexuelle subtile et déchirante sous-tend tout le roman, le rendant impossible à reposer. </strong>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le procédé que l&rsquo;autrice <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sally Rooney</a>, selon ses propres dires <a href="https://open.spotify.com/episode/148f5op53PMcZoKKV2xJIj" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un podcast que j&rsquo;écoutais la semaine dernière</a>, utilise pour rendre ses propres romans si addictifs !</li><li>Le livre, à l&rsquo;instar du film, s&rsquo;enrichit d&rsquo;une atmosphère assez artistique, avec <strong>de nombreuses références aux beaux-arts,</strong> sans pour autant basculer dans le snobisme.</li><li>Le roman m&rsquo;a plongée toute entière dans <strong>le décor, cette villa ancienne au bord de la mer, les vacances d&rsquo;été en Italie, Rome dans les années 80&#8230; </strong>Il faut emporter <em>Call Me By Your Name</em> à la plage ou, au contraire, le lire en plein hiver pour retrouver la lumière, les sons et les odeurs de l&rsquo;été.</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="569" src="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg" alt="À gauche : une apparition en guest star d'André Aciman, l'auteur du roman, dans l'adaptation au cinéma de Call Me By Your Name." class="wp-image-317" srcset="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg 1024w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-600x333.jpg 600w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-300x167.jpg 300w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-768x427.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>À gauche : une apparition en <em>guest star</em> d&rsquo;André Aciman, l&rsquo;auteur du roman, dans l&rsquo;adaptation au cinéma de <em>Call Me By Your Name</em>.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques anecdotes sur l&rsquo;adaptation du roman en film</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En 2018, le film <em>Call Me By Your Name</em> remporte l&rsquo;Oscar du meilleur scénario adapté. D&rsquo;après moi, c&rsquo;est une récompense amplement méritée <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p><p>Le film ne raconte que l&rsquo;été où Elio et Oliver font connaissance. Cependant, le livre se poursuit sur vingt ans, en racontant l&rsquo;impact que cet amour de jeunesse aura sur leurs vies respectives !</p><p>L&rsquo;acteur Armie Hammer, qui joue Oliver dans le film, a l&rsquo;air nettement plus vieux que le personnage d&rsquo;Elio. Pourtant, dans le roman, Oliver est encore très jeune puisqu&rsquo;il n&rsquo;a que vingt-quatre ans, tandis qu&rsquo;Elio en a dix-sept.</p><p>L&rsquo;auteur du roman, André Aciman, fait une courte apparition dans le film ! Il joue le rôle de Mounir, un ami de passage, que vous reconnaîtrez à son élégant costume de lin (assorti à celui de son chéri, qui porte le même, mais en rose). </p><p>Il paraît que Luca Guadagnino, le réalisateur, souhaite faire des suites (oui, « des suites » au pluriel). Moi, tant qu&rsquo;on y retrouve les acteurs Timothée Chalamet et Armie Hammer, je suis cliente !! Par contre, j&rsquo;espère que ça me plaira mieux que <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253079545-trouve-moi-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la suite du roman, parue en 2019 sous le titre « Trouve-moi »</a>, que je n&rsquo;ai pas du tout aimée.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture, je me frotte à la description de la colère</h2>



<p>Ces deux dernières semaines, j&rsquo;ai pu reprendre un meilleur rythme d&rsquo;écriture et <strong>j&rsquo;aborde avec enthousiasme le dernier quart de mon manuscrit actuel, </strong>qui d&rsquo;ailleurs est lui aussi un roman d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;amours LGBTQ+ ! Ce faisant, je me rends compte que <strong>mon personnage principal ressent très souvent de la colère. </strong>Or, ce n&rsquo;est ni une émotion facile à écrire, ni une atmosphère qu&rsquo;on a envie de ressentir à longueur de livre. Je me suis donc interrogée sur les options qui s&rsquo;offrent à moi, et aussi sur la façon dont la colère est perçue dans notre société.</p>



<p><a href="https://podcasts.apple.com/be/podcast/allowing-anger-to-fuel-your-writing-featuring-namina-forna/id1411527439?i=1000540371738&amp;l=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cet excellent épisode du podcast américain « Write-Minded »</a>, publié par l&rsquo;équipe du fameux NaNoWriMo, m&rsquo;a bien aidée. L&rsquo;invitée y parle notamment du fait que, <strong>pour les femmes, il est beaucoup moins toléré d&rsquo;exprimer sa colère, que ce soit à l&rsquo;écrit ou en société. </strong>Ça m&rsquo;a beaucoup fait réfléchir à mon propre rapport à cette émotion si naturelle, et à ce que je m&rsquo;autorise à inclure dans mes manuscrits – ou pas, justement. <em>Food for thought&#8230;</em></p>



<p class="has-background" style="background-color:#ffe221"><strong>Je suis sûre qu&rsquo;il y en a plein parmi vous qui ont vu le film <em>Call Me By Your Name</em> ! J&rsquo;espère que je vous ai convaincu·e·s  de lire aussi le livre <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Et vous, est-ce que ça vous arrive souvent de découvrir des romans à travers leur adaptation en film ou en série ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/">8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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