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	<title>Archives des questions existentielles - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des questions existentielles - La Page Sensible</title>
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		<title>35. Intermezzo : le sensuel 4e roman de l’Irlandaise Sally Rooney</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 18:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui j&#8217;accueille la pétaradante Tess Kinski, autrice de BD et amie, pour vous parler d&#8217;Intermezzo, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour Normal People, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de mon premier roman, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;accueille la pétaradante <a href="https://www.tesskinski.com/">Tess Kinski</a>, autrice de BD et amie, pour vous parler d&rsquo;<em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour <em><a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823615241-normal-people">Normal People</a></em>, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman</a>, qui avance grand train, et de la retraite d&rsquo;écriture que j&rsquo;ai faite la semaine dernière.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">De grandes attentes pour <em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/">grandes fans de Sally Rooney</a>, Tess et moi n&rsquo;avons pas attendu avant de <strong>nous jeter sur <em>Intermezzo </em>à sa sortie le mois dernier. </strong>Et, évidemment, nous avions de hautes espérances&#8230; Pour rappel, je suis tellement admirative de l’œuvre de cette Irlandaise de mon âge que je lui avais consacré<strong> le tout premier épisode de mon podcast !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">A propos du roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Intermezzo </em>raconte l&rsquo;histoire de deux frères qui viennent tout juste de perdre leur père</strong> et qui naviguent entre cet immense deuil, leur propre relation conflictuelle et des <strong>relations amoureuses tumultueuses.</strong> Peter a trente ans passés, c&rsquo;est <strong>un brillant avocat dublinois </strong>et il vit à cent à l&rsquo;heure pour fuir ses propres fragilités. Quant à Ivan, il n&rsquo;a que 23 ans, c&rsquo;est <strong>un petit prodige des échecs sur le déclin </strong>et il est plutôt associable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des frères va<strong> tomber amoureux d&rsquo;une femme soit bien plus jeune, soit plus âgée que lui, </strong>ce qui va soulever tout un tas de questionnements qui viennent complexifier cette situation endeuillée. Comme toujours <strong>chez Sally Rooney, les histoires d&rsquo;amour nuancées se mélangent à des problématiques de vie plus larges.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a adoré dans <em>Intermezzo</em></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La très grande sensualité :</strong> à notre avis, c&rsquo;est pour l&rsquo;instant le plus torride des romans de Sally Rooney ! Et surtout, toujours <strong>en interrogeant les clichés qu&rsquo;on a sur le sexe</strong> entre femmes et hommes. Un régal pour les deux féministes amatrices de sensualité que nous sommes !</li>



<li><strong>Les dynamiques et relations complexes entre les personnages, </strong>une grande spécialité de Sally Rooney qu&rsquo;on n&rsquo;a pas manqué de retrouver dans <em>Intermezzo</em>.</li>



<li><strong>Les descriptions de Dublin à l&rsquo;automne, </strong>très immersives et encore une fois loin des clichés sur cette saison.</li>



<li><strong>Le personnage d&rsquo;Ivan, </strong>très attachant et touchant.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a moins aimé&#8230;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Peter </strong>est très tête à claque ! Et en même temps, on se dit : si c&rsquo;est fait exprès, c&rsquo;est bien fait.</li>



<li>Selon Tess, assez souvent l&rsquo;autrice nous « explique » ce qu&rsquo;il se passe dans la tête des personnages au lieu de nous le faire vivre directement, <strong>ce qui l&rsquo;a fait « sortir » du récit. </strong>Je n&rsquo;ai pas trop eu cette sensation de mon côté, mais je vois de quoi elle parle.</li>



<li>Il y a <strong>quelques longueurs</strong> dans le roman (qui est un sacré pavé !). Pour Tess, il y en a surtout à la fin, qui l&rsquo;a beaucoup moins accrochée que le début. Pour moi, c&rsquo;était plutôt le milieu&#8230; Dans tous les cas, on s&rsquo;est accordées à dire qu&rsquo;on lui pardonne, parce que <strong>ça reste un excellent roman.</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour résumer, <em>Intermezzo </em>n&rsquo;est <strong>pas notre livre préféré de Sally Rooney, </strong>mais personnellement c&rsquo;est quand même<strong> un des meilleurs bouquins que j&rsquo;aie lus cette année !</strong> Il faut dire que <em>Normal People</em> avait mis la barre très haute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : un automne qui avance bien !</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Fabrication de « l&rsquo;objet-livre » pour mon 1er roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie de l&rsquo;épisode, je raconte à Tess que j&rsquo;ai bien avancé sur la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a>, qui sortira en préventes sur Ulule en avril 2025. J&rsquo;ai :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Terminé la <strong>maquette </strong>pour impression ;</li>



<li>Fait relire le texte par une <strong>correctrice professionnelle</strong> pour retirer les dernières coquilles ;</li>



<li>Commencé à contacter des <strong>illustratrices pour la couverture ;</strong></li>



<li>Choisi un <strong>imprimeur </strong>et demandé un devis ;</li>



<li>Préparé un <strong>plan de communication</strong> en anticipation de la campagne Ulule d&rsquo;avril 2025.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Retraite d&rsquo;écriture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et la semaine dernière, pour me remettre de tout ça, je suis allée cocooner chez mon père pour <strong>dormir beaucoup, manger bien sûr, écrire tous les jours, me promener un peu</strong> et&#8230; c&rsquo;est tout. Meilleures vacances d&rsquo;automne !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Si vous venez de découvrir Sally Rooney avec cet épisode, est-ce qu&rsquo;avec Tess on vous a donné envie de lire ses livres ? Et si vous avez déjà dévoré <em>Intermezzo</em>, qu&rsquo;est-ce que vous en avez pensé ?</strong></p>
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		<title>30. Une lettre de refus et Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 15:58:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
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		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 30e épisode de La Page Sensible, je vous parle du roman ado Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit, de l’auteur britannique Mark Haddon. Entre parodie de polar et roman d’apprentissage, c’est l’histoire de Christopher, un jeune de 15 ans aux traits autistiques bien marqués, qui décide de mener l’enquête sur l’assassinat [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 30e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle du roman ado <em>Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit</em>, de l’auteur britannique Mark Haddon. Entre parodie de polar et roman d’apprentissage, c’est l’histoire de Christopher, un jeune de 15 ans aux traits autistiques bien marqués, qui décide de mener l’enquête sur l’assassinat du chien de sa voisine ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte comment une lettre de refus reçue juste après l’enregistrement du dernier épisode a un petit peu brisé mon cœur tendre de jeune autrice&#8230; Et ce que j’ai mis en place pour rebondir.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">J&rsquo;ai enfin lu <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em> !</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce roman pour ados de Mark Haddon n&rsquo;est pas tout jeune,</strong> puisqu&rsquo;il est sorti 2003, avec <a href="https://www.babelio.com/livres/Haddon-Le-bizarre-incident-du-chien-pendant-la-nuit/3211">une traduction d&rsquo;Odile Demange chez Nil Editions</a>. J&rsquo;avais plusieurs fois entendu le titre, et j&rsquo;ai fini par le lire tout récemment car une amie m&rsquo;a dit : « tu verras, ça va te rappeler le narrateur dans <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/age-tendre-clementine-beauvais/">Âge Tendre</a></em>. » Et elle avait parfaitement raison !</p>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi parle le livre ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit </em>raconte l&rsquo;histoire de Christopher, 15 ans, autiste Asperger</strong> et grand fan de Sherlock Holmes, qui décide de mener l’enquête pour découvrir <strong>qui a assassiné le chien de sa voisine. </strong>Christopher nous raconte lui-même son histoire, avec ses mots à lui et sa perception si particulière du monde qui l’entoure, entrecoupant le tout de ses problèmes de maths préférés, parce que… <em>why not ? </em>J’ai eu un<strong> coup de cœur immédiat pour ce livre drôle, étrange et touchant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un roman sur l&rsquo;autisme convaincant, et pourtant très peu documenté&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on lit ce livre, on a l&rsquo;impression que Mark Haddon s&rsquo;est énormément documenté sur l&rsquo;autisme, car la sensation de lecture est très « vraisemblable ». Cependant,<strong> l&rsquo;auteur avoue avoir fait très peu de recherches sur le spectre autistique, </strong>et conseille de lire des livres réellement écrits par des auteurs et autrices Asperger. Je ne l’ai découvert qu’en faisant des recherches pour le podcast, et j’aurais bien aimé un petit mot à la fin du livre pour préciser ça. Même si j&rsquo;ai adoré lire ce livre, j&rsquo;ai bien peur qu&rsquo;il ne renforce un peu certains clichés liés au spectre autistique. <strong>Si vous l&rsquo;avez lu, je serais curieuse d&rsquo;avoir votre avis sur cette question !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai adoré <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette réserve déontologique que je me devais de préciser, j&rsquo;ai passé <strong>un excellent moment de lecture </strong>avec <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em>. J&rsquo;ai particulièrement apprécié :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le narrateur autiste : très décalé, attachant et touchant,</strong> il m&rsquo;a rappelé les narrateurs d&rsquo;<em>Âge tendre</em> (qui a le mérite de casser ces clichés « matheux » avec un personnage féru de livres) et de <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/la-vie-devant-soi-romain-gary-emile-ajar/">La Vie devant soi</a></em>. Mark Haddon s&rsquo;est vraiment attaché à nous décrire les choses telles que Christopher les verrait, ce qui génère paradoxalement <strong>une forte empathie</strong> pour ce personnage qui en est totalement dépourvu. Même si le héros commet parfois des actes moralement répréhensibles, on ne lui en veut pas parce qu’on comprend très bien en quoi, dans sa tête, c’était parfaitement logique d’agir comme ça !</li>



<li><strong>L&rsquo;aspect « méta » : </strong>Christopher commente régulièrement le fait qu’il est en train d’écrire un livre policier, ce qui renforce l&rsquo;attachement à ce narrateur un peu perché et crée des<strong> situations comiques, </strong>comme quand il insère un problème de maths dans le livre juste parce que ça lui fait plaisir ;</li>



<li><strong>Les parents de Christopher : </strong>dépassés, touchants, très imparfaits dans leur gestion du handicap, mais pas diabolisés par l&rsquo;auteur ;</li>



<li><strong>L&rsquo;intrigue : </strong>comme dans un vrai polar, il y a <strong>du suspense, du mystère et de sacrés retournements !</strong></li>



<li><strong>Les émotions diverses </strong>que le roman suscite : ça fait <strong>rire,</strong> parfois un peu jaune, mais par moments on a aussi <strong>le cœur serré </strong>pour ce petit gars qui se débat si fort dans un monde qui n&rsquo;est pas taillé pour lui ;</li>



<li><strong>Les réflexions existentielles de Christopher, </strong>qui m&rsquo;ont poussée malgré moi à réfléchir à la théorie de la relativité, la place de notre galaxie dans l’univers, le sens ou non-sens de certaines conventions sociales, l’évolution… J’ai appris PLEIN de choses en lisant ce livre, et je ne m&rsquo;y attendais pas !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la première lettre de refus qui m&rsquo;ait fait pleurer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la 2e partie du podcast, je vous explique pourquoi <strong>la dernière lettre de refus pour <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon 1er manuscrit</a></strong> a été beaucoup plus difficile à recevoir que toutes les précédentes. Une sombre histoire d&rsquo;espoirs trop gonflés, de covid, de solitude et d&rsquo;hiver&#8230; L&rsquo;avantage de ce passage douloureux, c&rsquo;est que<strong> je sais maintenant que je peux traverser ce genre d’inconfort intense </strong>et ressortir indemne de l’autre côté !</p>



<p class="wp-block-paragraph">À présent, <strong>je regarde vers le futur avec mes objectifs pour 2024. </strong>Si au moins de juin on ne m&rsquo;a pas proposé de contrat, j&rsquo;ai décidé que je me lancerais officiellement dans l&rsquo;autoédition pour ce 1er manuscrit (et j’ai déjà plein d’idées de comment on pourrait faire ça de façon très très fun !).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d&rsquo;écriture imminente pour retravailler mon 2e manuscrit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le dernier épisode de podcast, je vous racontais que depuis quelques mois <strong>je rame sur la toute fin de mon 2e roman. </strong>Grâce à un <strong>groupe d’entraide </strong>avec deux copines qui écrivent (dont <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/">Mathilde Gal</a>, que vous avez déjà entendue sur le podcast), j&rsquo;ai pu faire un <strong>brainstorming </strong>très utile qui m&rsquo;a permis de débloquer les nœuds principaux. J’arrive enfin à trancher certaines décisions sur l&rsquo;intrigue, ce qui me permet de me diriger vers <strong>une réécriture plus sereine de ce 2e manuscrit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à cette fin que je pars dès demain pour <strong>une semaine de retraite d&rsquo;écriture dans l&rsquo;Héraut</strong> avec la fabuleuse <a href="https://www.instagram.com/zoevuaillat_/">Zoé Vuaillat</a> ! J&rsquo;ai hâte d&rsquo;avancer dans cette réécriture et de vous en dire plus au prochain épisode.</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221">Et vous, qu&rsquo;avez-vous pensé de ce livre ? Peut-être avez-vous d&rsquo;autres romans pour ados à me recommander, notamment autour du thème de l’autisme ? Laissez-moi votre avis ou vos recommandations en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 10:38:55 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/evidemment-martha-roman-de-meg-mason/">20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence de page blanche », avec la réécriture de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier manuscrit</a> qui s’éternise. Et surtout, la question à 1000 sesterces : quand est-ce que je lâche le bébé pour l’envoyer aux maisons d’édition que j’ai repérées ?</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Comment « Évidemment Martha » a croisé ma route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé par un coup de cœur pour<strong> le magnifique titre original du roman, « Sorrow &amp; Bliss », </strong>qu&rsquo;on pourrait traduire par « chagrin et joie ». L&rsquo;image sur la couverture anglaise, une femme qui se masque les yeux d&rsquo;un bras, m&rsquo;a aussitôt évoqué des thématiques qui me sont chères <strong>(qui n&rsquo;a pas envie d&rsquo;un bon roman sur la souffrance psychique ??).</strong> Le 4e de couverture m&rsquo;a aussi rappelé l&rsquo;univers <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-nos-esperances-anna-hope/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d&rsquo;une autre autrice anglaise, Anna Hope,</a> à qui j&rsquo;ai consacré un épisode de ce podcast. Mais c&rsquo;est certainement la citation élogieuse de l&rsquo;autrice Elizabeth Day, toujours sur cette même couverture, qui m&rsquo;a convaincue. Je suis archi-fan de <a href="https://howtofail.podbean.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son podcast « How To Fail »</a> (« comment échouer ») et je suis prête à suivre toute recommandation qu&rsquo;elle me fera de son bel accent britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, bien que j&rsquo;aie une pile à lire plus haute que moi, j&rsquo;ai acheté « Évidemment Martha » sans hésiter (mais la version anglaise, vous l&rsquo;aurez compris). Je l&rsquo;ai fait passer sans scrupules avant tous ses petits copains dans la file d&rsquo;attente de mes lectures, et je ne l&rsquo;ai pas regretté. Si vous êtes tenté·es de faire de même, je précise que<strong> « Évidemment Martha » est <a href="https://www.babelio.com/livres/Mason-videmment-Martha/1402892" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bien sorti en français</a>, </strong>et même très récemment puisqu&rsquo;il a été publié en mai 2022 aux éditions Le Cherche-Midi, avec une traduction d&rsquo;Anne Le Bot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi parle ce roman de Meg Mason ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : Martha, Londonienne issue d’une famille bohème et un peu déjantée, souffre depuis ses 17 ans d’un mal psychique mystérieux. Elle raconte que, le premier jour de ses examens de Terminale, « une petite bombe a explosé dans son cerveau ». Depuis, elle lutte contre des épisodes de dépression intense, tout en portant sur sa vie rocambolesque un regard plein d’humour. Quand le roman démarre, Martha vient de divorcer de son grand amour et elle remonte le temps jusqu’à leur rencontre, pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, à la fois dans son couple et dans sa propre tête. Cela donne un roman poignant, mais plein de lumière et de pointes d’humour délicieusement British.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai aimé « Évidemment Martha »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Évidemment Martha » m&rsquo;a marquée par sa modernité et sa justesse dans la façon d&rsquo;aborder la souffrance psychique, mais pas seulement. J&rsquo;ai aussi apprécié :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;histoire d’amour inhabituelle</strong> au centre du livre, racontée à rebours, en commençant par le divorce ;</li>



<li><strong>La chronologie déstructurée</strong> qui en résulte, ce qui crée un effet de suspense (car seulement des bribes de la fin nous sont révélées au début) et m&rsquo;a intéressée car j&rsquo;essaye de faire quelque chose de similaire dans mon deuxième manuscrit ;</li>



<li><strong>L&rsquo;économie de moyens et les ellipses narratives </strong>que Meg Mason utilise pour donner plus de puissance à certaines scènes-clés de l&rsquo;intrigue (par exemple, en se contentant d&rsquo;un très court paragraphe pour décrire un évènement majeur, ce qui m&rsquo;a fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe à la lecture) ;</li>



<li>Sur le thème de la santé mentale, le fait que l&rsquo;écrivaine parvient à <strong>décrire la souffrance psychique</strong> avec une impressionnante véracité. Par exemple, les crises de panique sont très convaincantes, tout comme les questions que se pose la narratrice : « Pourquoi suis-je comme ça alors que ma situation est si privilégiée ? <strong>Pourquoi la vie est-elle plus douloureuse pour moi que pour les autres ?</strong> Comment pourrais-je donner la vie alors que le simple fait de vivre m&rsquo;est une souffrance insupportable ? »</li>



<li><strong>Les relations familiales, également au cœur du livre, </strong>qui sont décrites avec subtilité et vraisemblance : la relation tumultueuse avec sa mère, touchante avec son père, fusionnelle et explosive avec sa sœur… Et la lassitude des proches, parfois, face à <strong>un mal non-diagnostiqué qu&rsquo;ils ne comprennent pas.</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : une V4 qui s&rsquo;éternise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la 2e partie de cet épisode, je vous raconte que, une fois passée la grosse fatigue de mon récent déménagement, <strong>j&rsquo;ai pu reprendre doucement la 3e réécriture de mon manuscrit.</strong> Ainsi, j&rsquo;ai commencé par retravailler les deux derniers chapitres, qui avaient besoin d&rsquo;être étoffés pour bien refermer toutes les portes ouvertes par le récit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans les semaines à venir, j&rsquo;aimerais encore apporter quelques modifications de fond à ce manuscrit :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Raccourcir les cinq premiers chapitres,</strong> car l&rsquo;intrigue démarre un peu trop lentement (mais mon Dieu que c’est dur de couper ! Que ce soit émotionnellement ou techniquement, ça me demande beaucoup plus de travail de retirer des scènes que d&rsquo;en ajouter) ;</li>



<li><strong>Retravailler les intrigues et personnages secondaires, </strong>pour mieux les relier à l’intrigue principale et surtout donner plus de  vraisemblance à certains personnages, qui risquent de tomber dans la caricature ;</li>



<li>Et surtout, <strong>décider quand je m’arrête. </strong>C&rsquo;est-à-dire, quand est-ce que j&rsquo;accepte que je ne serai jamais 100 % satisfaite de mon manuscrit et qu&rsquo;il faudra que je l’envoie quand même aux maisons d&rsquo;édition avec lesquelles j&rsquo;aimerais travailler.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Et le NaNoWriMo dans tout ça ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est vrai, on est en novembre et c&rsquo;est le mois de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Novel_Writing_Month" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce défi d&rsquo;écriture international</a>&#8230; Mais, <strong>pour la première fois en trois ans, je n&rsquo;essaye pas d&rsquo;écrire 50 000 mots en trente jours. </strong>Je suis beaucoup trop fatiguée, et surtout j&rsquo;ai bien plus intérêt à avancer dans ma réécriture en cours. En revanche, je prends beaucoup de plaisir à faire <strong>de l&rsquo;écriture automatique dans mon carnet intime</strong>. J&rsquo;ai aussi suivi des ateliers d&rsquo;écriture et <strong>de courts exercices d&rsquo;écriture créative,</strong> <a href="https://podcast.ausha.co/assez-parle-par-l-ecole-d-ecriture-les-mots/episode-23-la-litterature-de-l-ecouteavec-ryoko-sekiguchi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme celui de l&rsquo;écrivaine japonaise Ryôko Sekiguchi</a> (que j&rsquo;ai mentionné à la fin du podcast).</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi, vous aimez les romans qui traitent de santé mentale ? Balancez vos titres préférés en commentaire pour alimenter ma pile à lire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/evidemment-martha-roman-de-meg-mason/">20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 18:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman La Vie devant soi, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman <em>La Vie devant soi</em>, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, le petit Momo nous raconte son enfance à Belleville chez Madame Rosa, une ancienne prostituée juive qui fait pension pour les enfants de ses collègues plus jeunes. Un récit qui fait sans cesse rire et pleurer, porté par un style inimitable&#8230; qui donne envie de se jeter sur une feuille de papier pour essayer quand même de l’imiter ! Ensuite, côté écriture, je vous confie la période de découragement que j’ai connue cet été, qui met à l’épreuve ma motivation à publier des romans, et de ce que j’essaye de mettre en place pour y remédier.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Moi je trouve qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas plus dégueulasse que d&rsquo;enfoncer la vie de force dans la gorge des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus servir. »</p>
<cite>Le jeune narrateur de <em>La Vie devant soi</em>, qui grandit dans des conditions très difficiles, ne considère pas que la vie soit toujours un cadeau. Ainsi, il aimerait bien qu&rsquo;on cesse de lui rappeler à tout bout de champ qu&rsquo;il a « toute la vie devant lui ». Un des nombreux exemples de l&rsquo;humour noir, à la fois tordant et déchirant, qui imbibe ce magnifique roman de Romain Gary (alias Émile Ajar).</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pour <em>La Vie devant soi</em>, Romain Gary (alias Émile Ajar) reçoit son DEUXIÈME prix Goncourt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;écrivain Romain Gary, né Roman Kacew, a utilisé de nombreux pseudonymes</strong> au cours de sa longue carrière littéraire. <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-La-Vie-devant-soi/2978" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand <em>La Vie devant soi</em> paraît en 1975</a>, il a 61 ans, une carrière d’aviateur, une autre de diplomate et déjà plus de vingt ouvrages publiés derrière lui. Et, accessoirement,<strong> il a déjà reçu un prix Goncourt,</strong> qui lui a été attribué en 1956 pour <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-Les-racines-du-ciel/1616" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Racines du ciel</em></a> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque un peu houleuse de sa vie, et pour mieux s&rsquo;affranchir de la critique, il a décidé d&rsquo;adopter un énième pseudonyme dans le plus grand secret. <strong>Personne ne sait que Romain Gary se cache derrière le jeune Émile Ajar, </strong>dont il fait même jouer le rôle auprès de la presse par son petit-cousin. L&rsquo;auteur publiera <strong>quatre livres</strong> sous ce nom et, même quand il sera forcé de refuser le prix Goncourt en 1975 parce que le règlement stipule qu&rsquo;aucun·e auteur·ice ne peut le recevoir deux fois, <strong>personne ne saura qu&rsquo;il a écrit <em>La Vie devant soi.</em> </strong>Ce n&rsquo;est qu’après son suicide, en 1980, qu&rsquo;on apprendra la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman qui questionne : avoir « la vie devant soi » est-il une bonne nouvelle ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Vie devant soi </em>relate l&rsquo;enfance houleuse d&rsquo;un petit garçon, Momo, qui nous raconte lui-même ses mésaventures. </strong>Depuis aussi longtemps qu’il se souvient, le petit Momo habite chez la vieille Madame Rosa, en pension avec six ou sept autres enfants de prostituées. Cela fait si longtemps que la mère de Momo n’est pas venue le réclamer qu’il n’a aucun souvenir d’elle. Il ne sait même pas vraiment quel âge il a car, je cite, il n’a « pas été daté ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie n’est pas toute rose chez Madame Rosa, qui est hantée par ses souvenirs d’Auschwitz et soupire qu&rsquo;un jour elle n&rsquo;arrivera plus à monter les six étages jusqu&rsquo;à son taudis plein de mômes esseulés. <strong>De sa voix candide et drôle, truffée de fautes de français et imbibée d’une douceur qui parfois fait mal, Momo nous raconte sa quête désespérée d’amour.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce livre a été ma plus grande claque littéraire jusqu&rsquo;à présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Franchement, si ça n&rsquo;est pas déjà fait, lisez-le. Et s&rsquo;il vous faut  encore quelques arguments pour vous en convaincre, voici ce qui me touche tout particulièrement dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Momo, </strong>tellement touchant de candeur et pourtant résigné à la laideur de la vie qu’il mène. Il est trèèèès attachant.</li>



<li><strong>La voix de ce jeune narrateur : </strong>Momo s’adresse directement à nous, s’excuse de mal raconter, fait des fautes vraiment drôles en utilisant à tort des expressions et des mots compliqués. <strong>Le style est très oral, presque sans ponctuation, et pourtant fluide : </strong>techniquement, c’est hyper balèze de la part de Romain Gary !</li>



<li>Comme dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em></a>, <strong>le point de vue de l’enfance permet d’aborder des thématiques graves</strong> avec une naïveté qui dénonce bien mieux qu&rsquo;un pamphlet, mais aussi avec une douceur qui amortit les chocs. <strong>Sans en avoir l&rsquo;air,</strong> Romain Gary nous parle d&rsquo;immigration, de misère sociale, de prostitution, de la Shoah, de la vieillesse, de la mort, de la dépression, de l&rsquo;abandon…</li>



<li><strong>Et pourtant, c’est DRÔLE !</strong> Le livre déborde d&rsquo;un humour très noir, mais irrésistible. Tout le roman est un numéro d’équilibriste maîtrisé, <strong>entre la candeur et le glauque, l’espoir et le désespoir, le tragique et l’hilarant.</strong></li>



<li><strong>Le Belleville des années 1970,</strong> que Momo décrit presque tendrement et où se mélangent « les Noirs, les Juifs et les Arabes », m’a rappelé <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-roman-daniel-pennac-journal-d-un-corps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les romans de mon cher Daniel Pennac</a>. Là aussi, on retrouve <strong>toute une galerie de personnages hauts en couleur : </strong>le vieux Monsieur Hamil qui attend la mort en djellaba au café du coin, la prostituée trans de l’immeuble qui était champion de boxe au Sénégal, et bien sûr Madame Rosa, avec ses pleurs et son drôle d&rsquo;amour plein de maladresses.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, est-ce que vous avez déjà lu des livres de Romain Gary ? Ces lectures vous ont-elles autant marqué que moi ? Dites-moi tout ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>11. La Course au mouton sauvage, un mystérieux roman japonais</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2022 18:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 11e épisode de La Page Sensible, je vous parle de La Course au mouton sauvage : un roman mystique, loufoque et grandiose du fameux écrivain japonais Haruki Murakami. Ce dernier a fait quelques bestsellers en France, comme Kafka sur le rivage et 1Q84. Mais, aujourd’hui, j’ai fait exprès de vous parler d’un de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 11e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de <em>La Course au mouton sauvage</em> : un roman mystique, loufoque et grandiose du fameux écrivain japonais Haruki Murakami. Ce dernier a fait quelques bestsellers en France, comme <em>Kafka sur le rivage</em> et <em>1Q84</em>. Mais, aujourd’hui, j’ai fait exprès de vous parler d’un de ses romans moins connus qui, personnellement, m’a profondément remuée. Côté écriture, je vous raconte ma retraite d’écriture ratée à Barcelone, ou comment je n’ai pas écrit une seule ligne en dix jours de vacances&#8230; Et pourquoi c’est peut-être une excellente nouvelle.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Haruki Murakami et son roman <em>La Course au mouton sauvage</em> constituent, selon moi, la meilleure des introductions aux romans japonais contemporains !</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Haruki Murakami : l&rsquo;écrivain japonais qui m&rsquo;a le plus marquée</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Déjà, parce que je suis une fada du Japon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup de Français·es de ma génération, <strong>je suis fascinée par le Japon depuis le collège, </strong>où je piquais les mangas de ma grande sœur. Au lycée, j&rsquo;ai commencé à apprendre le japonais en autodidacte, puis j&rsquo;ai pris des cours du soir à la fac. Enfin, à l&rsquo;âge de 20 ans, j&rsquo;ai fait mon tout premier voyage hors d&rsquo;Europe pour rendre visite à mon chéri de l&rsquo;époque, qui séjournait en échange à Kyôto ! Depuis, le virus du Japon m&rsquo;a saisie, si bien que <a href="https://areyouradis.fr/tag/japon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">j&rsquo;y ai même vécu un an entre 2019 et 2020.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette soif de Japon me vient aussi du cinéma japonais, et notamment <a href="https://www.telerama.fr/cinema/cinq-films-qui-font-dhirokazu-kore-eda-le-grand-cineaste-de-la-famille,n5928274.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des films de Kore-Eda</a>, mais aussi <a href="https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/ecritures/le-gourmet-solitaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des BD de Jirô Taniguchi</a> et, enfin, des romans de Haruki Murakami. <strong>J&rsquo;ai découvert cet auteur japonais au lycée,</strong> quand ma meilleure amie m&rsquo;a prêté son grand bestseller, <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-Kafka-sur-le-rivage/4410" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Kafka sur le rivage</em></a>. Un roman d&rsquo;apprentissage envoûtant, qui m&rsquo;a beaucoup marquée et qui m&rsquo;a poussée à lire les autres livres de Murakami quand ils se plaçaient sur mon chemin, comme celui que je présente dans le podcast d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : <strong><em>La course au mouton sauvage</em>.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>La course au mouton sauvage</em>, premier roman d&rsquo;Haruki Murakami traduit en français</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par hasard, au cours d&rsquo;un vide-grenier dans les rues de Grenoble, que je suis tombée sur ce <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-La-course-au-mouton-sauvage/3006" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman plutôt méconnu de Haruki Murakami.</a> Il s&rsquo;agit pourtant du<strong> premier livre de l&rsquo;écrivain traduit en français, </strong>en 1990, et il marque le début d&rsquo;une longue série de succès internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La course au mouton sauvage</em> est <strong>un roman initiatique</strong> qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un trentenaire tokyoïte, cadre dans la pub à la vie insipide, qui a publié <strong>la photo d&rsquo;un mouton magique</strong> sans le faire exprès. Menacé par une mystérieuse organisation d’extrême-droite, il doit se rendre dans <a href="https://areyouradis.fr/visiter-furano-hokkaido-fleurs-et-volcans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les îles septentrionales d&rsquo;Hokkaïdo</a> pour partir à la recherche de ce fameux mouton.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Pour ce Tokyoïte à la vie terne, la « course au mouton » jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême-Nord du Japon représente, en réalité, une quête de lui-même.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi je vous recommande de lire <em>La course au mouton sauvage</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce roman, j&rsquo;ai retrouvé l’essence de<strong> tout ce que j’aime chez Haruki Murakami :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’impression de toucher à une vérité profonde, intangible, grâce au fameux « réalisme magique » qui constitue la signature de Murakami et qui nous guide subtilement <strong>entre réalité, messages subliminaux et symboles inspirés du bouddhisme ésotérique. </strong>Ça me rappelle <a href="https://areyouradis.fr/visiter-le-mont-koya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon séjour chez les moines japonais du mont Koya,</a> il y a deux ans ;</li>



<li>La <strong>sensualité étrange</strong> qui baigne ce roman, comme tous les autres de Murakami, où la sexualité et ses fantasmes les plus loufoques ont souvent la part belle ;</li>



<li>La rencontre de l’hyper-modernité et des <strong>mythes inspirés du folklore japonais ;</strong></li>



<li>Le fait que<strong> l&rsquo;auteur n’explique pas tout, </strong>laissant place à la rêverie et à l’interprétation de la lectrice ou du lecteur ;</li>



<li>Le thème des <strong>sectes religieuses japonaises,</strong> un véritable phénomène au Japon mais peu connu du public. C&rsquo;est un sujet récurrent chez Haruki Murakami, comme par exemple dans <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-1Q84-Livre-1--Avril-Juin/268009" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa fameuse saga <em>1Q84</em></a> (que, par ailleurs, je n&rsquo;ai pas aimée car je l&rsquo;ai trouvée trop glauque).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Ma « retraite d&rsquo;écriture ratée » à Barcelone</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Mon 1er jet de 2e roman&#8230; n&rsquo;est toujours pas terminé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.marionjoceran.fr/bernard-clavel-podcast-lecture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier épisode, consacré à Bernard Clavel,</a> je vous annonçais que je m&rsquo;offrais une semaine de vacances en solo à Barcelone, <strong>dans l&rsquo;espoir d&rsquo;y finir enfin mon premier jet en cours.</strong> Au final, je n&rsquo;ai rien écrit du tout, car en réalité j&rsquo;avais surtout besoin de REPOS ! Mais je suis rentrée de mon voyage requinquée et, surtout, j&rsquo;ai fini par comprendre <strong>ce qui me bloquait sur la fin de ce manuscrit. </strong>Je n&rsquo;ai pas du tout l&rsquo;angoisse de la page blanche&#8230; En réalité, j&rsquo;ai juste très peur de le terminer, à cause de tout ce que ça suppose pour la suite (notamment, le faire lire à des gens, ohmondieuohmondieuohmondieu).</p>



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<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em> : une autre quête d&rsquo;identité<br>qui mêle mystère et sensualité avec une pointe d&rsquo;humour</a></div>
</div>



<div style="height:36px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">BONUS : les notes de mon séjour en solo à Barcelone (gare aux fautes de catalan) !</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Barcelona &#8211; Abril 2022</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la ruelle devant l&rsquo;hostel, des orangers dont les fleurs exhalent leur parfum à la nuit tombante, et dont les oranges insipides tentent les touristes ignorants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La foule sur les Ramblas : du catalan, du français, de l&rsquo;allemand, une odeur de paella et de crustacés, des bocks de sangria, des leggings et des valises à roulettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la horchateria de la Rambla del Poblenou, du granissat au citron avec une paille en plastique anachronique et de la glace goût crème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Jardin de les Tres Chimeneas, un skateur avec une grosse tâche de sueur au cul. Je viens juste de comprendre pourquoi ils portent tous des jeans aussi baggy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riz au calamar al dente, croquettes panées à la puissante saveur de poulet, tortilla fade sur pan con tomate croustillant, « salade de l&rsquo;électricité » au surimi, verre géant de vin negre de la casa à 2,50 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Platja de la Mar Bella, à gauche juste après le skatepark, une plage nudiste, pleine de jeunes gays debout et de familles allongées, des grosses vagues, de l&rsquo;eau très froide et la queue pour les toilettes des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les ruelles du quartier gothique, les touristes du weekend de Pâques, des espadrilles, de la pisse, une cathédrale au toit ouvert où poussent des palmiers et où dorment des oies blanches, des balcons dégoulinants de plantes vertes, et l&rsquo;envie de tourner un James Bond.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">À très bientôt pour de nouvelles lectures</h2>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous aimez lire des autrices et auteurs japonais ? Si oui, recommandez-moi vos romans japonais préférés en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>9. Lire Nos Espérances comme une écrivaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 16:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[triangle amoureux]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&#8217;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&#8217;analyse avec vous ce qui m&#8217;a [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&rsquo;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&rsquo;analyse avec vous ce qui m&rsquo;a plu et déplu dans ce roman, et en quoi cette lecture m&rsquo;a <strong>donné plein de grain à moudre pour le manuscrit que j’écris en ce moment</strong> !</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ils avaient dû jouer des coudes avec vingt autres couples, puis envoyer leur offre par pli recommandé le jour suivant. Avant qu’elle décide de déménager à Canterbury, Cate lui rendait visite. Tout en caressant son gros ventre, elle admirait la vue et s’exclamait qu’Hannah avait bien de la chance.<br>Ce n’est pas de la chance, aurait voulu lui répondre Hannah. C’est comme ça que ça marche, la vie. Tu travailles dur pendant toute ta vingtaine et, quand tu arrives à la trentaine, tu as assez pour verser un apport. Il n’y a pas de magie, c’est juste mathématique.</p><cite>Extrait de « Nos Espérances », d&rsquo;Anna Hope, paru en 2019 chez Penguin Books. Traduction de l&rsquo;extrait depuis l&rsquo;anglais par Marion Joceran.</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">« Nos Espérances » : attentes, espoirs et déceptions de trois amies trentenaires</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le roman en quelques mots</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nos Espérances », troisième roman de l&rsquo;actrice et autrice britannique Anna Hope,</strong> raconte l&rsquo;amitié de trois Londoniennes de 35 ans : Cate, Hannah et Lissa. Toutes trois ont leurs espoirs secrets, leurs questionnements existentiels, leurs jalousies cachées et, notamment, <strong>un rapport très différent à la maternité.</strong> À travers les quatre saisons de cette année de leurs trente-cinq ans, entrecoupées de flashbacks du passé, <strong>elles se frottent à des choix de vie cruciaux qui vont mettre à mal leur amitié.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;attendais de <em>« Expectation » </em>(titre anglais de « Nos Espérances »)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je l&rsquo;avoue, j&rsquo;attendais beaucoup de ce roman, dont <strong>le titre anglais <em>« Expectation »</em> fait justement référence au fait d&rsquo;avoir des attentes – et, bien entendu, au fait d&rsquo;être enceinte</strong> (<em>« to expect »</em>). Dans la plume britannique d&rsquo;Anna Hope, je croyais retrouver <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la modernité de ma chère Sally Rooney</a>, qui exprime les préoccupations de notre génération comme personne. Mais voilà, la fin de « Nos Espérances » m&rsquo;a laissée sur ma faim (sans vilain jeu de mots)&#8230; Aujourd’hui, exceptionnellement, je vous présente donc<strong> un avis mitigé.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi « Nos Espérances » m&rsquo;a à la fois beaucoup plu et beaucoup déçue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est très visuelle. Quand je lis un roman qui m&rsquo;enthousiasme, je le crible de petits marque-pages pour retrouver les passages qui m&rsquo;ont intéressée. Or, quand j&rsquo;en avais fini avec « Nos Espérances », toutes mes notes étaient concentrées au milieu du livre. En gros,<strong> j&rsquo;ai trouvé le début un peu long et la fin décevante — mais j’ai ADORÉ le milieu !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les éléments du roman qui m&rsquo;ont d&rsquo;abord intéressée, puis déçue :</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>Le roman est globalement bien écrit, dans un <strong>style moderne et épuré,</strong> mais j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;il y avait <strong>vraiment trop de voix passive ;</strong></li><li>Le récit était <strong>par moments très réaliste,</strong> et je comprends pourquoi certaines femmes s&rsquo;y sont immédiatement reconnues, mais <strong>certaines scènes manquaient pour moi de vraisemblance ;</strong></li><li>Anna Hope installe une <strong>tension sexuelle subtile et plaisante</strong> entre certains personnages, mais je trouve que les <strong>scènes de passage à l&rsquo;acte se révèlent peu sensuelles,</strong> donc assez gênantes ;</li><li>Je pensais que le roman proposerait <strong>différent points de vue sur la maternité et l’envie d’enfant,</strong> et peut-être même qu&rsquo;il explorerait le malaise propre à une génération qui a de moins en moins le réflexe de procréer. Cependant, j&rsquo;ai trouvé que la fin nous faisait retomber dans le <strong>vieux cliché : « une femme sans enfants, c’est triste ».</strong> Ça n&rsquo;est que mon interprétation du roman, mais ça m&rsquo;a bien agacée !</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer sur une note positive, je dois dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;éléments qui m&rsquo;ont plu dans ce roman, et notamment<strong> la description du quotidien d’actrice « médiocre » de Lissa, une des trois héroïnes.</strong> D’ailleurs, Anna Hope écrit en connaissance de cause, puisqu’elle-même est aussi actrice !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la lecture de « Nos Espérances » m&rsquo;a enseigné sur l&rsquo;écriture de romans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que je consacre une bonne partie de mon temps à l&rsquo;écriture, j&rsquo;essaye de lire « comme une écrivaine », c&rsquo;est-à-dire <strong>d&rsquo;analyser les romans qui me passent entre les mains.</strong> Et si j&rsquo;ai choisi de consacrer un épisode de podcast à « Nos Espérances », c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;il m&rsquo;a permis de <strong>tirer des enseignements utiles à mon manuscrit actuel.</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>En cas de<strong> narrateurs multiples </strong>(« Nos Espérances » en a trois, mon manuscrit en a cinq), il faut faire attention à <strong>bien les différencier dès le début. </strong>Sinon, ça crée de la confusion pour le lecteur ou la lectrice. Je sais de première main que c’est très désagréable, car j’avais beaucoup de mal à me faire une image mentale des personnages de ce roman et, du coup; je confondais tout le temps Cate et Hannah.</li><li>Notamment, <strong>j&rsquo;ai trouvé gênant que les trois personnages principaux aient toutes un « A » dans leur prénom,</strong> ce qui n&rsquo;aide pas à les différencier au premier coup d’œil. Et là, gros fou rire, car mes cinq narrateurs s&rsquo;appellent pour l&rsquo;instant Sam, Nath, Camille, Hadrien et Anna (LOL).</li><li>La <strong>chronologie bousculée,</strong> que j&rsquo;utilise aussi dans mon manuscrit actuel, peut perdre les lecteurs. Je me suis aussi fait la remarque que <strong>les flashbacks doivent vraiment enrichir l’intrigue, </strong>car sinon ça la ralentit trop et on s’ennuie.</li><li>Comme mentionné plus haut, j&rsquo;ai vraiment noté qu&rsquo;il faut <strong>se méfier de la voix passive et des verbes d&rsquo;état, surtout au présent</strong> (le temps que, comme Anna Hope, j&rsquo;ai choisi pour mon récit).</li><li>Enfin, ça paraît évident, mais&#8230; J&rsquo;ai intérêt à <strong>soigner le début, car c&rsquo;est lui qui accroche les lecteurs, et la fin, car au final c’est ça que j&rsquo;ai retenu du roman !</strong></li></ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous aviez de grandes espérances pour ce roman d&rsquo;Anna Hope ? À votre avis, est-ce qu’on peut pardonner une fin bancale à un roman dont le milieu est excellent ?</strong></p>
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		<title>4. Le Vallon, quand Agatha Christie nous parle d’amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 18:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, je vous parle du roman « Le Vallon », un livre plutôt méconnu d’Agatha Christie, paru en 1946. Il appartient à la série des Hercule Poirot, mais se détache très fortement des autres par ses thèmes et par sa forme. En effet, il nous parle de création artistique, de questions existentielles et de triangles [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, je vous parle du roman « Le Vallon », un livre plutôt méconnu d’Agatha Christie, paru en 1946. Il appartient à la série des Hercule Poirot, mais se détache très fortement des autres par ses thèmes et par sa forme. En effet, il nous parle de création artistique, de questions existentielles et de triangles amoureux, avec une finesse qui dépasse largement les codes du roman policier de l’époque ! En deuxième partie du podcast, je vous raconte ma méthode d’écriture pour le premier jet du roman que j’écris en ce moment, et en quoi elle diffère de celle que j’ai appliquée pour mon premier roman.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>À Larry et Danae,</p><p>Avec toutes mes excuses pour avoir utilisé leur piscine dans la scène du meurtre.</p><cite>Dédicace d&rsquo;Agatha Christie au début du roman « Le Vallon »</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;adore « Le Vallon », et en quoi est-il différent des autres romans d&rsquo;Agatha Christie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis une très grande fan d&rsquo;Agatha Christie depuis l&rsquo;enfance, <strong>quand mon Papy collectionnait tous les romans de la grande dame qu&rsquo;il trouvait sur les brocantes et me les prêtait tour à tour. </strong>J&rsquo;en ai littéralement lu des dizaines, mais « Le Vallon » se détache parce que&#8230;</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>C&rsquo;est un roman polyphonique, </strong>c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il contient le point de vue de plusieurs narrateurs, ce qui permet à Agatha Christie d&rsquo;explorer la psyché de chaque personnage avec profondeur ;</li><li><strong>Ces personnages sont colorés, complexes, non-manichéens,</strong> et ils nous révèlent leurs émotions tout en restant mystérieux jusqu&rsquo;au bout ;</li><li>L&rsquo;histoire se déroule dans <strong>une belle maison de la campagne anglaise, joliment surnommée « Le Vallon »</strong> (en anglais « The Hollow », c&rsquo;est-à-dire « le creux », ce que je trouve aussi très poétique et évocateur) ;</li><li>Agatha Christie nous plonge dans les relations complexes entre les différents personnages présents lors de ce weekend à la campagne, où il est avant tout question&#8230; d&rsquo;amour ! Il n&rsquo;y a pas un, ni deux, mais <strong>trois triangles amoureux </strong>dans ce roman policier qui cache presque son jeu ;</li><li>J&rsquo;adore le personnage de Henrietta, la sculptrice passionnée, dont l&rsquo;autrice décrit le <strong>processus de création</strong> avec une précision qui me laisse penser qu&rsquo;elle y a versé de son propre rapport à l&rsquo;écriture ;</li><li>Jusqu&rsquo;au dernier moment, je ne savais pas qui était le meurtrier et, comme <strong>je m&rsquo;étais attachée aux différents personnages dont je suivais les pensées,</strong> j&rsquo;avais même peur de le découvrir !</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">A découvrir absolument : le livre audio lu par Hugh Fraser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A vrai dire, je n&rsquo;ai jamais lu « Le Vallon ». Je l&rsquo;ai écouté ! Car j&rsquo;ai découvert ce roman méconnu directement en format audio, lu en anglais par l&rsquo;excellent Hugh Fraser, l&rsquo;acteur qui joue Hastings dans la série télévisée consacrée à Hercule Poirot. <strong>Même si vous ne comprenez pas l&rsquo;anglais, je vous conjure d&rsquo;écouter l&rsquo;extrait ci-dessous : c&rsquo;est un bonheur ! </strong><em>So British.</em></p>



<iframe width="100%" height="300" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/74360646&#038;color=%23ff5500&#038;auto_play=false&#038;hide_related=false&#038;show_comments=true&#038;show_user=true&#038;show_reposts=false&#038;show_teaser=true&#038;visual=true"></iframe><div style="font-size: 10px; color: #cccccc;line-break: anywhere;word-break: normal;overflow: hidden;white-space: nowrap;text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif;font-weight: 100;"><a href="https://soundcloud.com/harpercollinspublishers" title="HarperCollins Publishers" target="_blank" style="color: #cccccc; text-decoration: none;" rel="noopener">HarperCollins Publishers</a> · <a href="https://soundcloud.com/harpercollinspublishers/the-hollow-by-agatha-christie" title="The Hollow by Agatha Christie, Read by Hugh Fraser" target="_blank" style="color: #cccccc; text-decoration: none;" rel="noopener">The Hollow by Agatha Christie, Read by Hugh Fraser</a></div>



<h2 class="wp-block-heading">Mes autres romans préférés d&rsquo;Agatha Christie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis trop fan, je ne pouvais pas vous parler de cette écrivaine et vous laisser avec une seule recommandation de lecture <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>« Le Meurtre de Roger Ackroyd » : </strong>un grand classique qui se lit en une nuit et qui vous retournera comme une chaussette ;</li><li><strong>« Mort sur le Nil » :</strong> pour l&rsquo;ambiance, les personnages travaillés et les paysages qu&rsquo;on n&rsquo;imagine que trop bien ;</li><li><strong>« Le Meurtre de l’Orient Express » : </strong>pour les retournements inattendus et l&rsquo;atmosphère du train à couchettes (je ne suis pas<a href="https://areyouradis.fr/tag/transsiberien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> fan du Transsibérien</a> par hasard) ;</li><li><strong>« Un Meurtre Sera Commis le… » : </strong>pour l&rsquo;esprit espiègle de Miss Marple, la plus maligne des petites mamies anglaises, qui résout des crimes dans son village sans éveiller les moindres soupçons !</li></ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, quels sont vos romans préférés de la grande Agatha ? En avez-vous d&rsquo;autres à nous recommander, ou encore des adaptations à l&rsquo;écran qui vous ont particulièrement plu ? Racontez-nous tout ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-vallon-agatha-christie/">4. Le Vallon, quand Agatha Christie nous parle d’amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>1. Où es-tu, monde admirable ? – Le 3e roman de Sally Rooney</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Dec 2021 14:28:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[Irlande]]></category>
		<category><![CDATA[jeune auteur(e)]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce premier « vrai » épisode de La Page Sensible, je vous parle de ma chouchoute du moment, l&#8217;autrice contemporaine Sally Rooney. Cette jeune Irlandaise, très connue pour Normal People, vient de publier son troisième roman : Où es-tu, monde admirable ? Elle nous y parle d&#8217;amitié à distance, d&#8217;amours susceptibles, d&#8217;écriture, d&#8217;angoisse existentielle et, bien [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce premier « vrai » épisode de La Page Sensible, je vous parle de ma chouchoute du moment, l&rsquo;autrice contemporaine Sally Rooney. Cette jeune Irlandaise, très connue pour <em>Normal People,</em> vient de publier son troisième roman : <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Rooney-Ou-es-tu-monde-admirable-/1418450" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Où es-tu, monde admirable ?</a></em> Elle nous y parle d&rsquo;amitié à distance, d&rsquo;amours susceptibles, d&rsquo;écriture, d&rsquo;angoisse existentielle et, bien sûr, de l&rsquo;Irlande.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Livre du jour : « Où es-tu, monde admirable ? »</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Note : quand cet épisode de podcast est sorti, ce roman n&rsquo;était pas encore paru en français. C&rsquo;est pourquoi, si vous l&rsquo;écoutez, vous m&rsquo;entendrez faire référence au titre irlandais : « Beautiful World, Where Are You? »</p>
</blockquote>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A 30 ans à peine, Sally Rooney rencontre un succès flamboyant </strong>qui est, à mon avis, amplement mérité. Vous la connaissez peut-être pour <strong><a href="https://www.leslibraires.fr/livre/18431293-normal-people-sally-rooney-editions-de-l-olivier" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son deuxième roman, <em>Normal People</em>,</a> qui a été adapté en <a href="https://www.canalplus.com/articles/series/normal-people-la-plus-belle-serie-de-l-annee-2020" target="_blank" rel="noreferrer noopener">une fabuleuse série</a> en 2020 </strong>(d&rsquo;ailleurs, je vous la recommande chaudement, ç&rsquo;a été ma série préférée de l&rsquo;année). Mais aujourd&rsquo;hui, je vous raconte en avant-première pourquoi j&rsquo;ai adoré son dernier roman, en attendant qu&rsquo;il sorte en français !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Synopsis : une histoire d&rsquo;amitié et deux histoires d&rsquo;amour</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Alice, jeune autrice à succès traumatisée par les médias, </strong>se réfugie dans un petit village au bord de la mer. Elle y rencontre un gars du cru, Felix, avec qui elle noue une relation complexe car ils sont tous deux très différents. Pendant ce temps, <strong>sa meilleure amie Eileen est restée à Dublin, </strong>où elle se remet d’une rupture, se demande si elle aime sa vie de jeune salariée et renoue avec son amour de jeunesse, Simon. Le roman se compose ainsi d&rsquo;une alternance de scènes dans le petit village irlandais, de scènes à Dublin et de mails que s’échangent les deux jeunes femmes.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Extrait : à travers le personnage d&rsquo;Alice, Sally Rooney semble révéler ses propres difficultés avec la notoriété</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Extrait d&rsquo;un mail d&rsquo;Alice à Eileen :</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">« Chaque jour, je me demande pourquoi ma vie est devenue ce qu’elle est. Je n’arrive pas à croire qu’il me faille tolérer tout ça — qu’on écrive des articles à mon sujet, de voir ma photo sur internet, de lire des commentaires sur moi. (&#8230;) Les personnes qui deviennent célèbres intentionnellement, j’entends celles qui, suite à un avant-goût de gloire, en réclament de plus en plus, ces personnes-là souffrent, et je le pense sincèrement, de graves problèmes psychologiques. Le fait qu’elles soient omniprésentes dans notre culture, comme si elles étaient non-seulement normales, mais attirantes et enviables, trahit la maladie qui défigure notre société. Quelque chose ne tourne pas rond chez ces gens-là, et quand nous les observons et suivons leurs enseignements, nous aussi nous tournons mal. »</p>
<cite>Extrait de <em>Où es-tu, monde admirable ?</em> de Sally Rooney, paru en 2021 aux éditions Faber &amp; Faber (Royaume-Uni) sous le titre <em>Beautiful World, Where Are You?</em> &#8211; Traduction de l&rsquo;extrait par Marion Joceran.</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le podcast, je vous explique <strong>pourquoi j&rsquo;ai aimé les modes de narration, les thèmes et le style choisis par Sally Rooney </strong>pour ce troisième roman. Si vous le lisez, je serai curieuse de savoir ce que vous en avez pensé <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : je suis en plein NaNoWriMo !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie du podcast, je vous raconte comment s’est déroulé <strong>mon défi d’écriture du mois de novembre, le fameux <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Novel_Writing_Month" target="_blank" rel="noreferrer noopener">NaNoWriMo</a>, pendant lequel j’ai essayé d’écrire 50 000 mots en trente jours</strong> &#8211; c’est-à-dire l’équivalent d’un roman de 200 pages en format poche&#8230; C&rsquo;est aussi l’occasion de vous dire de quoi parle ce deuxième roman sur lequel je travaille, et qui touche à des thématiques pas si éloignées de celles de Sally Rooney.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--2"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon roman<br>sur l&rsquo;amour, la quête d&rsquo;identité et&#8230; le thé !</a></div>
</div>



<div style="height:36px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, est-ce que vous connaissiez déjà cette jeune autrice en pleine ascension ? Allez-vous attendre la sortie de <em>Beautiful World, Where Are You?</em> en français ou, comme moi, vous jetterez-vous sur la version anglaise ?</strong></p>
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