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	<title>Archives des Royaume-Uni - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des Royaume-Uni - La Page Sensible</title>
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		<title>36. Miss Marple &#038; Cie : les enquêtrices méconnues d’Agatha Christie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 22 Nov 2024 13:57:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Connaissez-vous Miss Marple, Ariadne Oliver et Prudence Beresford ? Aujourd&#8217;hui, côté lecture, je vous parle des enquêtrices moins connues d&#8217;Agatha Christie, dont je suis une très grande fan. Car Hercule Poirot est loin d&#8217;être son seul détective fictif ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte mon enthousiasme pour la campagne de crowdfunding que je prépare [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/miss-marple-beresford-agatha-christie/">36. Miss Marple &amp; Cie : les enquêtrices méconnues d’Agatha Christie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Connaissez-vous Miss Marple, Ariadne Oliver et Prudence Beresford ? Aujourd&rsquo;hui, côté lecture, je vous parle des enquêtrices moins connues d&rsquo;Agatha Christie, dont je suis une très grande fan. Car Hercule Poirot est loin d&rsquo;être son seul détective fictif ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte mon enthousiasme pour la campagne de crowdfunding que je prépare pour le mois d&rsquo;avril&#8230; Avec, bien sûr, une légère pointe de terreur</strong> <strong>(sinon c&rsquo;est pas drôle).</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mais qui sont Miss Marple, Prudence Beresford et Aridane Oliver ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Au-delà d&rsquo;Hercule Poirot : trois personnages moins connus d&rsquo;Agatha Christie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Aujourd’hui, je ne vous parle pas d’un seul livre mais carrément de tout un pan de l’œuvre d’une de mes autrices préférées. Voyez-vous, d’après un récent recensement de l’Institut de Marion-qui-s’ennuie-le-dimanche soir, <strong>j’aurais lu à ce jour une cinquantaine de romans d’Agatha Christie. </strong>Et forcément, j’ai exploré au passage<strong> d’autres livres que les trente-trois romans qui suivent le très fameux Hercule Poirot</strong> (dont je vous ai d&rsquo;ailleurs parlé dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-vallon-agatha-christie/">l&rsquo;épisode de podcast sur <em>Le Vallon</em></a>).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Peut-être avez-vous déjà entendu dire que <strong>la reine du crime détestait le petit détective belge, </strong>et qu’elle en avait par-dessus la tête de ce dandy ? Si ça se trouve, ça explique que ses autres héros et surtout héroïnes soient aussi attachants, et c’est de ces personnages-là qu’on va parler aujourd’hui : notamment <strong>de l’adorable Miss Marple, de Tommy et Prudence Beresford, et d’Ariadne Oliver !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Miss Marple : ma chouchoute !</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Miss Jane Marple est LA figure du détective amateur que tout le monde sous-estime : </strong>une petite mamie « vieille fille », qui vit seule dans son cottage à St. Mary Mead, village paumé de la campagne anglaise&#8230; Et qui, pourtant, connaît tout de l&rsquo;âme humaine et a toujours une oreille qui traîne au bon endroit ! Vous le savez, les mamies sont souvent mes personnages préférés (comme par exemple dans <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/roman-la-papeterie-tsubaki/">La Papeterie Tsubaki</a></em>), et je trouve Miss Marple terriblement attachante.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Les douze livres ayant Miss Marple pour héroïne incarnent le versant plus «cosy» de la bibliographie d&rsquo;Agatha Christie.</strong> Je pense qu&rsquo;ils ont sans doute influencé l’émergence du<strong> <em>cosy mystery</em>, </strong>sous-genre très populaire dans les pays anglophones et qui fait son entrée en France depuis quelques années (avec, par exemple, la série des <em><a href="https://booknode.com/serie/agatha-raisin">Agatha Raisin enquête</a></em>).</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mes romans préférés avec Miss Marple sont <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Christie-Un-meurtre-sera-commis-le/42808">Un Meurtre sera commis le…</a></em> et <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Christie--lhotel-Bertram/30353">À l&rsquo;Hôtel Bertram</a></em>, </strong>un véritable ode à l&rsquo;Angleterre édouardienne des années 1900 (c&rsquo;est-à-dire la jeunesse de Miss Marple) ! Et si vous aimez les pièces radiophoniques en anglais avec un accent <em>soooo British, </em>je vous recommande très fortement <a href="https://www.bbc.co.uk/programmes/b03p87br/episodes/guide">les adaptations que la BBC a faites dans les années 1990</a>, avec la délicieuse June Whitfield dans le rôle de Miss Marple.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Prudence (et Tommy) Beresford : une épouse un peu fofolle s&rsquo;essaye à l&rsquo;espionnage</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit ici d&rsquo;un couple, <strong>Prudence et Tommy Beresford, que l&rsquo;on retrouve dans quatre romans et quinze nouvelles d&rsquo;Agatha Christie. </strong>Ces livres, même s&rsquo;ils restent des polars,<strong> flirtent parfois avec le récit d’espionnage</strong> (auquel Agatha Christie s’est d&rsquo;ailleurs essayée dans d&rsquo;autres romans).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je trouve ce <strong>tandem de personnages très attachant et rigolo, </strong>surtout Prudence, qui a un caractère bien trempé et refuse de rester sur la touche pendant que son mari prend des risques. <strong>On les suit de leur jeunesse à un âge plus avancé, </strong>ce qui occasionne un commentaire assez tendre sur la vie conjugale, leurs petites chamailleries, la vie qui passe&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Avec Tommy et Prudence Beresford, je vous recommande particulièrement<strong> le recueil de nouvelles <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Christie-Associes-contre-le-crime/25780">Associés contre le crime</a></em>,</strong> ainsi que <strong>le dernier roman de la série, intitulé <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Christie-Le-cheval-a-bascule/130437">Le Cheval à bascule</a></em>. </strong>Et puis aussi <strong>trois adaptations cinématographiques avec les excellents Catherine Frot et André Dussolier dans les rôles de Prudence et Tommy :</strong> <em><a href="https://www.dailymotion.com/video/x2lby45">Mon petit doigt m&rsquo;a dit</a></em> (2005), puis <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=DWReANHiY5M">Le crime est notre affaire</a></em> (2008) et <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=ydwq1GRaeio">Associés contre le crime</a></em> (2012), tous réalisés par Pascal Thomas.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Ariadne Oliver : l&rsquo;alter ego d&rsquo;Agatha Christie ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ariadne Oliver apparaît plus souvent en tant que personnage secondaire, </strong>notamment comme amie d&rsquo;Hercule Poirot. J&rsquo;aime beaucoup cette romancière un peu fofolle, <strong>autrice de romans policiers à succès, </strong>assez barrée, qui ne peut plus voir en peinture son détective finlandais ! On imagine facilement<strong> qu&rsquo;Agatha Christie l&rsquo;écrit avec une bonne dose d&rsquo;auto-dérision.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Personnellement, je l&rsquo;ai découverte dans<strong> <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Christie-Poirot-joue-le-jeu/25778">Poirot joue le jeu</a></em>, roman dans lequel elle invite Hercule Poirot à une <em>murder party</em></strong> qui, évidemment, tourne au drame. Le roman se déroule dans une belle maison anglaise qui était, paraît-il, largement inspirée de celle d’Agatha Christie. Avait-elle des petites envies d&rsquo;autofiction à l&rsquo;époque où elle l&rsquo;a écrit ?</p>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : à fond dans l&rsquo;autoédition de mon 1er roman !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie de l&rsquo;épisode, je vous donne des nouvelles du côté de<strong> l&rsquo;autoédition de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/"><em>Tant pis pour le thé</em>, mon premier roman</a> :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai trouvé <strong>une géniale illustratrice pour la couverture,</strong> mais je ne peux pas encore vous donner officiellement son nom, car rien n&rsquo;est signé ;</li>



<li>J&rsquo;ai intégré toutes les <strong>corrections </strong>à la maquette papier, qui ne bougera plus d&rsquo;une virgule ;</li>



<li>Je me réjouis de faire <strong>un partenariat avec <a href="https://jardin-du-the.com/">Le Jardin du Thé</a>, boutique et salon de thé grenoblois</strong> chez qui je me fournis depuis des années, pour la campagne de préventes à venir sur Ulule : c&rsquo;est vraiment un rêve qui se réalise !</li>



<li>En attendant les préventes en avril, j&rsquo;essaye de<strong> passer la seconde niveau com, </strong>et notamment <a href="https://www.instagram.com/lapagesensible/">sur Instagram</a>&#8230; Venez m&rsquo;y faire un coucou <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous connaissiez les Beresford, Ariadne Oliver ou Miss Marple avant d’écouter ce podcast ? Est-ce que je vous ai donné envie de lire ou relire du Agatha Christie ? Dites-moi tout ça en commentaire !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>35. Intermezzo : le sensuel 4e roman de l’Irlandaise Sally Rooney</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 18:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui j&#8217;accueille la pétaradante Tess Kinski, autrice de BD et amie, pour vous parler d&#8217;Intermezzo, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour Normal People, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de mon premier roman, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;accueille la pétaradante <a href="https://www.tesskinski.com/">Tess Kinski</a>, autrice de BD et amie, pour vous parler d&rsquo;<em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour <em><a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823615241-normal-people">Normal People</a></em>, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman</a>, qui avance grand train, et de la retraite d&rsquo;écriture que j&rsquo;ai faite la semaine dernière.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">De grandes attentes pour <em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/">grandes fans de Sally Rooney</a>, Tess et moi n&rsquo;avons pas attendu avant de <strong>nous jeter sur <em>Intermezzo </em>à sa sortie le mois dernier. </strong>Et, évidemment, nous avions de hautes espérances&#8230; Pour rappel, je suis tellement admirative de l’œuvre de cette Irlandaise de mon âge que je lui avais consacré<strong> le tout premier épisode de mon podcast !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">A propos du roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Intermezzo </em>raconte l&rsquo;histoire de deux frères qui viennent tout juste de perdre leur père</strong> et qui naviguent entre cet immense deuil, leur propre relation conflictuelle et des <strong>relations amoureuses tumultueuses.</strong> Peter a trente ans passés, c&rsquo;est <strong>un brillant avocat dublinois </strong>et il vit à cent à l&rsquo;heure pour fuir ses propres fragilités. Quant à Ivan, il n&rsquo;a que 23 ans, c&rsquo;est <strong>un petit prodige des échecs sur le déclin </strong>et il est plutôt associable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des frères va<strong> tomber amoureux d&rsquo;une femme soit bien plus jeune, soit plus âgée que lui, </strong>ce qui va soulever tout un tas de questionnements qui viennent complexifier cette situation endeuillée. Comme toujours <strong>chez Sally Rooney, les histoires d&rsquo;amour nuancées se mélangent à des problématiques de vie plus larges.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a adoré dans <em>Intermezzo</em></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La très grande sensualité :</strong> à notre avis, c&rsquo;est pour l&rsquo;instant le plus torride des romans de Sally Rooney ! Et surtout, toujours <strong>en interrogeant les clichés qu&rsquo;on a sur le sexe</strong> entre femmes et hommes. Un régal pour les deux féministes amatrices de sensualité que nous sommes !</li>



<li><strong>Les dynamiques et relations complexes entre les personnages, </strong>une grande spécialité de Sally Rooney qu&rsquo;on n&rsquo;a pas manqué de retrouver dans <em>Intermezzo</em>.</li>



<li><strong>Les descriptions de Dublin à l&rsquo;automne, </strong>très immersives et encore une fois loin des clichés sur cette saison.</li>



<li><strong>Le personnage d&rsquo;Ivan, </strong>très attachant et touchant.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a moins aimé&#8230;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Peter </strong>est très tête à claque ! Et en même temps, on se dit : si c&rsquo;est fait exprès, c&rsquo;est bien fait.</li>



<li>Selon Tess, assez souvent l&rsquo;autrice nous « explique » ce qu&rsquo;il se passe dans la tête des personnages au lieu de nous le faire vivre directement, <strong>ce qui l&rsquo;a fait « sortir » du récit. </strong>Je n&rsquo;ai pas trop eu cette sensation de mon côté, mais je vois de quoi elle parle.</li>



<li>Il y a <strong>quelques longueurs</strong> dans le roman (qui est un sacré pavé !). Pour Tess, il y en a surtout à la fin, qui l&rsquo;a beaucoup moins accrochée que le début. Pour moi, c&rsquo;était plutôt le milieu&#8230; Dans tous les cas, on s&rsquo;est accordées à dire qu&rsquo;on lui pardonne, parce que <strong>ça reste un excellent roman.</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour résumer, <em>Intermezzo </em>n&rsquo;est <strong>pas notre livre préféré de Sally Rooney, </strong>mais personnellement c&rsquo;est quand même<strong> un des meilleurs bouquins que j&rsquo;aie lus cette année !</strong> Il faut dire que <em>Normal People</em> avait mis la barre très haute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : un automne qui avance bien !</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Fabrication de « l&rsquo;objet-livre » pour mon 1er roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie de l&rsquo;épisode, je raconte à Tess que j&rsquo;ai bien avancé sur la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a>, qui sortira en préventes sur Ulule en avril 2025. J&rsquo;ai :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Terminé la <strong>maquette </strong>pour impression ;</li>



<li>Fait relire le texte par une <strong>correctrice professionnelle</strong> pour retirer les dernières coquilles ;</li>



<li>Commencé à contacter des <strong>illustratrices pour la couverture ;</strong></li>



<li>Choisi un <strong>imprimeur </strong>et demandé un devis ;</li>



<li>Préparé un <strong>plan de communication</strong> en anticipation de la campagne Ulule d&rsquo;avril 2025.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Retraite d&rsquo;écriture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et la semaine dernière, pour me remettre de tout ça, je suis allée cocooner chez mon père pour <strong>dormir beaucoup, manger bien sûr, écrire tous les jours, me promener un peu</strong> et&#8230; c&rsquo;est tout. Meilleures vacances d&rsquo;automne !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Si vous venez de découvrir Sally Rooney avec cet épisode, est-ce qu&rsquo;avec Tess on vous a donné envie de lire ses livres ? Et si vous avez déjà dévoré <em>Intermezzo</em>, qu&rsquo;est-ce que vous en avez pensé ?</strong></p>
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		<title>30. Une lettre de refus et Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 15 Feb 2024 15:58:49 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 30e épisode de La Page Sensible, je vous parle du roman ado Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit, de l’auteur britannique Mark Haddon. Entre parodie de polar et roman d’apprentissage, c’est l’histoire de Christopher, un jeune de 15 ans aux traits autistiques bien marqués, qui décide de mener l’enquête sur l’assassinat [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-bizarre-incident-du-chien-pendant-la-nuit/">30. Une lettre de refus et Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 30e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle du roman ado <em>Le Bizarre Incident du chien pendant la nuit</em>, de l’auteur britannique Mark Haddon. Entre parodie de polar et roman d’apprentissage, c’est l’histoire de Christopher, un jeune de 15 ans aux traits autistiques bien marqués, qui décide de mener l’enquête sur l’assassinat du chien de sa voisine ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte comment une lettre de refus reçue juste après l’enregistrement du dernier épisode a un petit peu brisé mon cœur tendre de jeune autrice&#8230; Et ce que j’ai mis en place pour rebondir.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">J&rsquo;ai enfin lu <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em> !</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Ce roman pour ados de Mark Haddon n&rsquo;est pas tout jeune,</strong> puisqu&rsquo;il est sorti 2003, avec <a href="https://www.babelio.com/livres/Haddon-Le-bizarre-incident-du-chien-pendant-la-nuit/3211">une traduction d&rsquo;Odile Demange chez Nil Editions</a>. J&rsquo;avais plusieurs fois entendu le titre, et j&rsquo;ai fini par le lire tout récemment car une amie m&rsquo;a dit : « tu verras, ça va te rappeler le narrateur dans <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/age-tendre-clementine-beauvais/">Âge Tendre</a></em>. » Et elle avait parfaitement raison !</p>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi parle le livre ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit </em>raconte l&rsquo;histoire de Christopher, 15 ans, autiste Asperger</strong> et grand fan de Sherlock Holmes, qui décide de mener l’enquête pour découvrir <strong>qui a assassiné le chien de sa voisine. </strong>Christopher nous raconte lui-même son histoire, avec ses mots à lui et sa perception si particulière du monde qui l’entoure, entrecoupant le tout de ses problèmes de maths préférés, parce que… <em>why not ? </em>J’ai eu un<strong> coup de cœur immédiat pour ce livre drôle, étrange et touchant.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Un roman sur l&rsquo;autisme convaincant, et pourtant très peu documenté&#8230;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quand on lit ce livre, on a l&rsquo;impression que Mark Haddon s&rsquo;est énormément documenté sur l&rsquo;autisme, car la sensation de lecture est très « vraisemblable ». Cependant,<strong> l&rsquo;auteur avoue avoir fait très peu de recherches sur le spectre autistique, </strong>et conseille de lire des livres réellement écrits par des auteurs et autrices Asperger. Je ne l’ai découvert qu’en faisant des recherches pour le podcast, et j’aurais bien aimé un petit mot à la fin du livre pour préciser ça. Même si j&rsquo;ai adoré lire ce livre, j&rsquo;ai bien peur qu&rsquo;il ne renforce un peu certains clichés liés au spectre autistique. <strong>Si vous l&rsquo;avez lu, je serais curieuse d&rsquo;avoir votre avis sur cette question !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai adoré <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré cette réserve déontologique que je me devais de préciser, j&rsquo;ai passé <strong>un excellent moment de lecture </strong>avec <em>Le Bizarre incident du chien pendant la nuit</em>. J&rsquo;ai particulièrement apprécié :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le narrateur autiste : très décalé, attachant et touchant,</strong> il m&rsquo;a rappelé les narrateurs d&rsquo;<em>Âge tendre</em> (qui a le mérite de casser ces clichés « matheux » avec un personnage féru de livres) et de <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/la-vie-devant-soi-romain-gary-emile-ajar/">La Vie devant soi</a></em>. Mark Haddon s&rsquo;est vraiment attaché à nous décrire les choses telles que Christopher les verrait, ce qui génère paradoxalement <strong>une forte empathie</strong> pour ce personnage qui en est totalement dépourvu. Même si le héros commet parfois des actes moralement répréhensibles, on ne lui en veut pas parce qu’on comprend très bien en quoi, dans sa tête, c’était parfaitement logique d’agir comme ça !</li>



<li><strong>L&rsquo;aspect « méta » : </strong>Christopher commente régulièrement le fait qu’il est en train d’écrire un livre policier, ce qui renforce l&rsquo;attachement à ce narrateur un peu perché et crée des<strong> situations comiques, </strong>comme quand il insère un problème de maths dans le livre juste parce que ça lui fait plaisir ;</li>



<li><strong>Les parents de Christopher : </strong>dépassés, touchants, très imparfaits dans leur gestion du handicap, mais pas diabolisés par l&rsquo;auteur ;</li>



<li><strong>L&rsquo;intrigue : </strong>comme dans un vrai polar, il y a <strong>du suspense, du mystère et de sacrés retournements !</strong></li>



<li><strong>Les émotions diverses </strong>que le roman suscite : ça fait <strong>rire,</strong> parfois un peu jaune, mais par moments on a aussi <strong>le cœur serré </strong>pour ce petit gars qui se débat si fort dans un monde qui n&rsquo;est pas taillé pour lui ;</li>



<li><strong>Les réflexions existentielles de Christopher, </strong>qui m&rsquo;ont poussée malgré moi à réfléchir à la théorie de la relativité, la place de notre galaxie dans l’univers, le sens ou non-sens de certaines conventions sociales, l’évolution… J’ai appris PLEIN de choses en lisant ce livre, et je ne m&rsquo;y attendais pas !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la première lettre de refus qui m&rsquo;ait fait pleurer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la 2e partie du podcast, je vous explique pourquoi <strong>la dernière lettre de refus pour <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon 1er manuscrit</a></strong> a été beaucoup plus difficile à recevoir que toutes les précédentes. Une sombre histoire d&rsquo;espoirs trop gonflés, de covid, de solitude et d&rsquo;hiver&#8230; L&rsquo;avantage de ce passage douloureux, c&rsquo;est que<strong> je sais maintenant que je peux traverser ce genre d’inconfort intense </strong>et ressortir indemne de l’autre côté !</p>



<p class="wp-block-paragraph">À présent, <strong>je regarde vers le futur avec mes objectifs pour 2024. </strong>Si au moins de juin on ne m&rsquo;a pas proposé de contrat, j&rsquo;ai décidé que je me lancerais officiellement dans l&rsquo;autoédition pour ce 1er manuscrit (et j’ai déjà plein d’idées de comment on pourrait faire ça de façon très très fun !).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d&rsquo;écriture imminente pour retravailler mon 2e manuscrit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le dernier épisode de podcast, je vous racontais que depuis quelques mois <strong>je rame sur la toute fin de mon 2e roman. </strong>Grâce à un <strong>groupe d’entraide </strong>avec deux copines qui écrivent (dont <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/">Mathilde Gal</a>, que vous avez déjà entendue sur le podcast), j&rsquo;ai pu faire un <strong>brainstorming </strong>très utile qui m&rsquo;a permis de débloquer les nœuds principaux. J’arrive enfin à trancher certaines décisions sur l&rsquo;intrigue, ce qui me permet de me diriger vers <strong>une réécriture plus sereine de ce 2e manuscrit.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs à cette fin que je pars dès demain pour <strong>une semaine de retraite d&rsquo;écriture dans l&rsquo;Héraut</strong> avec la fabuleuse <a href="https://www.instagram.com/zoevuaillat_/">Zoé Vuaillat</a> ! J&rsquo;ai hâte d&rsquo;avancer dans cette réécriture et de vous en dire plus au prochain épisode.</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221">Et vous, qu&rsquo;avez-vous pensé de ce livre ? Peut-être avez-vous d&rsquo;autres romans pour ados à me recommander, notamment autour du thème de l’autisme ? Laissez-moi votre avis ou vos recommandations en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>
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		<title>28. Tout ce que je sais sur l’amour, de Dolly Alderton</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 19 Oct 2023 15:41:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[autobiographie]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jeune auteur(e)]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 28e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’un essai autobiographique que j’ai lu cet été, un petit livre souvent très drôle et parfois très triste, toujours british, déluré et délirant : Tout ce que je sais sur l’amour, de Dolly Alderton. L&#8217;ambiance ? Imaginez le personnage Georgia Nicolson qui aurait écrit [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 28e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle d’un essai autobiographique que j’ai lu cet été, un petit livre souvent très drôle et parfois très triste, toujours british, déluré et délirant : <em>Tout ce que je sais sur l’amour</em>, de Dolly Alderton. L&rsquo;ambiance ? Imaginez le personnage <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-journal-de-georgia-nicolson/">Georgia Nicolson</a> qui aurait écrit ses mémoires à 28 ans pour nous raconter toutes les conneries qu’elle a faites depuis l’adolescence et toutes les leçons <em>sehr sehr </em>philosophiques qu’elle en a tirées. Ensuite, côté écriture, j’ai des tonnes de choses à vous raconter car trois mois se sont écoulés depuis le dernier épisode, et quels trois mois… Petit teaser : mon premier manuscrit commence à mordre du côté des maisons d’édition !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Tout ce que je sais sur l&rsquo;autrice, Dolly Alderton</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pas grand-chose, en fait, car je l&rsquo;ai découverte en lisant <em>Tout ce que je sais sur l&rsquo;amour ! </em>Depuis, j&rsquo;ai appris que <strong>Dolly Alderton est une journaliste et chroniqueuse anglaise de ma génération,</strong> bien connue au Royaume-Uni pour son humour décalé, sa franchise et son sens de l&rsquo;autodérision. Bref, tout ce qu&rsquo;on aime dans l&rsquo;humour anglais, et qu&rsquo;on retrouve dès les premières pages de ce drôle de livre.</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais depuis longtemps repéré sa belle couverture, <a href="https://www.babelio.com/livres/Alderton-Tout-ce-que-je-sais-sur-lamour/1113977">originale car le titre y est abondamment raturé,</a> et j&rsquo;ai fini par le lire quand Éléonore, du podcast <em><a href="https://redcircle.com/shows/la-croqueuse-de-livres">La Croqueuse de Livres,</a></em> me l&rsquo;a aimablement refilé.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un récit autobiographique dans la tradition anglophone du <em>« memoir »</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Tout ce que je sais sur l&rsquo;amour</em> n&rsquo;est pas un roman mais <strong>un livre à mi-chemin entre essai et récit autobiographique, </strong>dans le plus pur style des fameux <em>« memoirs »</em> dont j’entends toujours parler dans les podcasts anglophones. Plutôt que des autobiographies complètes, il s&rsquo;agit <strong>d&rsquo;essais basés à la fois sur la vie de l&rsquo;auteur·trice et sur une thématique spécifique, </strong>un peu dans le genre des <a href="https://www.marionjoceran.fr/les-annees-annie-ernaux-badass-et-feministe/">livres d&rsquo;Annie Ernaux</a> ou de <a href="https://www.babelio.com/livres/Levy-Ce-que-je-ne-veux-pas-savoir/1239779">Deborah Levy</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En l&rsquo;occurrence, ce récit est basé sur l&rsquo;adolescence et la vie de jeune adulte de Dolly Alderton, ainsi que <strong>son rapport à l&rsquo;amour sous toutes ses formes (et en particulier l&rsquo;amitié).</strong> De 12 à 28 ans, on suit la jeune Anglaise à travers <strong>un journal d&rsquo;une forme étonnante,</strong> puisque les chapitres alternent entre des listes de courses, les <em>« bad date diaries »</em>, des e-mails et même des recettes comme le <em>« got kicked out of the club sandwich »</em> ou « la sole meunière de la séductrice »… Autant vous dire que <strong>je rigolais déjà en lisant le sommaire !</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai aimé <em>Tout ce que je sais sur l&rsquo;amour</em></h2>



<ul class="wp-block-list">
<li>Déjà, <strong>parce que je l&rsquo;ai lu pendant mes GÉNIALES vacances au Royaume-Uni cet été,</strong> et que j&rsquo;y ai retrouvé plein de références à des endroits que j’ai visités. <strong>A commencer par Londres,</strong> dont le quartier d&rsquo;Islington avec ses appartements en sous-sol, Camden et ses maisons déglinguées, Hackney et ses artistes snobs&#8230; Puis la ville d&rsquo;Oxford et ses <em>colleges</em> qui ressemblent à Poudlard, Cheltenham et sa population de vieux, ou encore les gares routières de la compagnie National Express. <strong>Bref, plus anglais, tu meurs !</strong></li>



<li>Pour les thématiques traitées avec une immense honnêteté :<strong> la santé mentale </strong>(et notamment sa relation avec sa thérapeute, ses mécanismes de déni…),<strong> l&rsquo;alcoolisme</strong> (et pas qu’un peu), <strong>devenir adulte, les amitiés féminines au long cours, la vie amoureuse, les troubles du comportement alimentaire…</strong></li>



<li>Le tout avec cet humour anglais dont je ne me lasse, et surtout <strong>avec BEAUCOUP d’autodérision.</strong> Dans ce livre, j&rsquo;ai retrouvé une <em>vibe</em> à la <em><a href="https://www.youtube.com/watch?v=Nd3Qlo0qspU">Fleabag</a> </em>en plus alcoolique, <em>Bridget Jones</em> en plus féministe… et aussi quelque chose de l&rsquo;excellent roman d&rsquo;humour noir <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/evidemment-martha-roman-de-meg-mason/">Évidemment Martha</a>.</em></li>



<li>Pour son ode à l’amitié féminine, très touchante et assez inhabituelle dans son approche, qui nous rappelle que <strong>l&rsquo;amour romantique n&rsquo;est pas le seul qui vaille la peine d&rsquo;être vécu !</strong></li>



<li>Enfin, parce que <strong>ça fait toujours plaisir de lire un livre écrit par une meuf de mon âge</strong> qui se pose trop de questions sur les relations, l&rsquo;amour et le sens de la vie – un plaisir que j&rsquo;ai d&rsquo;abord découvert <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/">avec les romans de Sally Rooney.</a></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la longue route vers la publication</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une pause dans la réécriture de mon 2e manuscrit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En ce moment, <strong>j&rsquo;ai deux manuscrits sur le feu, </strong>et j&rsquo;ai décidé de mettre le plus récent en stand-by. En effet, ma rentrée s&rsquo;est faite sur les chapeaux de roues, notamment car depuis septembre <a href="https://www.marionjoceran.fr/ateliers-ecriture-grenoble/">j&rsquo;anime des ateliers d&rsquo;écriture à Grenoble</a>. J&rsquo;ai donc repoussé la réécriture de ce deuxième manuscrit jusqu&rsquo;à <strong>ma prochaine retraite d’écriture, qui commence&#8230;  dans quatre jours, youpi !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Le 1e manuscrit en soumission auprès de 35 maisons d&rsquo;édition</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Quant à <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier manuscrit</a>, dont le titre de travail est <em>J&rsquo;ai dû me planter dans la saison</em>, j&rsquo;ai décidé de l&rsquo;envoyer à 35 maisons d&rsquo;édition sélectionnées avec soin. Comme j&rsquo;avais déjà envoyé 17 manuscrits au printemps, <strong>ces dernières semaines je me suis attelée à en envoyer 18 de plus, dont sept exemplaires par courrier. </strong>A mon grand soulagement, j&rsquo;ai constaté que je commence enfin à m&rsquo;habituer au vertige de ces envois et que je n&rsquo;ai presque plus le trac !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sans doute est-ce lié au fait que <strong>deux maisons d&rsquo;édition que j&rsquo;admire m&rsquo;ont recontactée au sujet du manuscrit ? </strong>La première a d&rsquo;abord hésité, l&rsquo;a fait lire en comité de lecture, puis a décidé de <strong>ne pas le retenir car il n&rsquo;entre pas tout-à-fait dans leur ligne éditoriale.</strong> En revanche, j&rsquo;ai pu avoir l&rsquo;éditrice au téléphone fin août, et elle m&rsquo;a fait <strong>de très beaux compliments </strong>qui m&rsquo;ont réchauffé le cœur et m&rsquo;ont vraiment encouragée à continuer ! Puis <strong>une autre éditrice m&rsquo;a contactée fin septembre, </strong>pour me demander si le manuscrit était toujours disponible et en me disant qu&rsquo;elle était <strong>« enthousiasmée » par le manuscrit.</strong> J&rsquo;attends maintenant sa prochaine décision, car elle doit le faire lire à son équipe pour qu&rsquo;elles décident ensemble si elles souhaitent me proposer un contrat d&rsquo;édition&#8230; Je ne vous cache pas que <strong>le suspense est (délicieusement) insoutenable !!!</strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, est-ce que vous aviez déjà entendu parler de Dolly Alderton ? Est-ce que je vous ai donné envie de lire <em>Tout ce que je sais sur l&rsquo;amour</em> ? Racontez-moi ça en commentaire !</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/tout-ce-que-je-sais-sur-lamour-dolly-alderton/">28. Tout ce que je sais sur l’amour, de Dolly Alderton</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
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		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 25e épisode, j&#8217;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian Americanah. C&#8217;est Louise qui m&#8217;a fait découvrir ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 25e épisode, j&rsquo;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian <em>Americanah</em>. C&rsquo;est Louise qui <strong>m&rsquo;a fait découvri</strong>r ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, d’expatriation et de retour aux origines, sur fond de réflexion autour des questions de race, de féminisme, de genre et d’identité en général. Ensuite, côté écriture, Louise Hourcade nous raconte le cheminement professionnel et artistique qui l’a amenée à écrire des newsletters. Un sujet sur lequel j’avais plein de questions, car j’apprécie beaucoup ce format, que ce soit en tant qu’autrice ou en tant que lectrice !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mon invitée : Louise Hourcade, autrice de newsletters</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Louise Hourcade a 26 ans, elle vit à Paris</strong> et, à sa sortie d’école de commerce, elle s’est rapidement éloignée des parcours classiques pour chercher sa voie, notamment dans les domaines artistiques. Aujourd’hui, elle se consacre à <strong>l’écriture d’une <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">newsletter à la fois culturelle, sociologique et personnelle</a></strong> qui compte déjà plusieurs milliers d’abonné·es&#8230; dont moi ! En la lisant, <strong>j’ai vite remarqué que nous avions des goûts de lecture similaires,</strong> et c’est pourquoi je suis ravie qu’elle soit venue nous en parler dans le podcast.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sa recommandation : le roman <em>Americanah</em>, de Chimamanda Ngozi Adichie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai découvert <em>Americanah </em>grâce à Louise et je lui en suis très reconnaissante, car j&rsquo;ai adoré ce <strong>roman nigérian sorti en 2013</strong> et <a href="https://www.babelio.com/livres/Adichie-Americanah/670178" target="_blank" rel="noreferrer noopener">traduit par Anne Damour pour Gallimard</a>. Il s&rsquo;agit du troisième roman de <strong>l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie, </strong>qui a également écrit de nombreux essais et nouvelles. J&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;occasion de la découvrir dans un <a href="https://www.ted.com/talks/chimamanda_ngozi_adichie_the_danger_of_a_single_story/c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ted Talk</em> sur l&rsquo;importance d&rsquo;une représentation diversifiée dans la fiction,</a> et <strong>sa plume romanesque et <em>badass</em> </strong>a achevé de me séduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur plus d&rsquo;une décennie, Americanah raconte l&rsquo;histoire d’amour d’Ifemelu et Obinze, entre Nigeria, États-Unis<strong> et Royaume-Uni.</strong> Les deux jeunes Nigérians se quittent à 19 ans, alors que l&rsquo;héroïne Ifemelu part étudier aux États-Unis, et se retrouvent à 32 ans quand celle-ci décide de retourner au Nigeria.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi Louise Hourcade et moi avons adoré <em>Americanah</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les principaux points que nous abordons en détail dans le podcast :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour Louise, c&rsquo;est d&rsquo;abord <strong>un souvenir d’expatriation : </strong>cette lecture l&rsquo;a marquée alors qu&rsquo;elle vivait seule en Espagne dans le cadre d&rsquo;un échange Erasmus ;</li>



<li><strong>Le personnage <em>badass </em>d&rsquo;Ifemelu, à l&rsquo;image de l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie elle-même :</strong> forte, intelligente, marquante, inspirante pour les jeunes femmes que nous sommes, écrivant avec sincérité sur les sujets qui lui tiennent à cœur et n&rsquo;ayant pas peur de s’exprimer ;</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« [Ifemelu, c&rsquo;est] une femme qui ne s’excuse pas de penser, (&#8230;) qui n’a pas peur de faire peur aux hommes. (&#8230;) C’est quelqu’un à qui j’ai concrètement hyper envie de ressembler. »</p>
<cite>Louise Hourcade à propos d&rsquo;Ifemelu, l&rsquo;héroïne nigériane d&rsquo;<em>Americanah</em></cite></blockquote>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un roman « intelligent », qui aborde subtilement les questions de race, de classe sociale, de migration et de féminisme, <strong>sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de se transformer en essai</strong> ou en démonstration sociologique ;</li>



<li><strong>Un dépaysement double, </strong>entre la découverte intime de la classe moyenne nigériane et celle des États-Unis vus à travers les yeux d&rsquo;Ifemelu ;</li>



<li>Un excellent style d&rsquo;écriture, marqué par un <strong>sens aigu de l’observation, </strong>où toutes les idées sont incarnées par des détails concrets plutôt qu&rsquo;énoncées (ce que les anglophones appellent le <em>« show, don&rsquo;t tell »</em>) ;</li>



<li><strong>Une très belle histoire d’amour</strong> qui se développe sur le long terme et qui célèbre, selon Louise Hourcade, <strong>« l’amour qui donne une dignité »,</strong> avec l&rsquo;importance du respect mutuel et le prérequis de s’aimer soi-même, savoir ce qu&rsquo;on veut, savoir ce qu&rsquo;on vaut ;</li>



<li>Enfin, à travers la décision d&rsquo;Ifemelu de tout abandonner pour rentrer au Nigeria, <strong>Chimamanda Ngozi Adichie nuance la notion de réussite :</strong> qu’est-ce qui la définit ? Notamment, faut-il souhaiter à tous les jeunes Nigérians de faire carrière aux États-Unis, comme semblent le penser les proches des personnages ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la newsletter de Louise Hourcade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle l&rsquo;expliquait il y a trois mois <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/19-quest-ce-que-je-vais-faire-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans sa newsletter <em>Qu&rsquo;est-ce que je vais faire de ma vie ?</em></a>, qui m&rsquo;a beaucoup parlé sur un plan personnel, <strong>Louise Hourcade a suivi un long cheminement avant de s&rsquo;autoriser à écrire professionnellement. </strong>Dans la deuxième partie du podcast, elle nous raconte ses tâtonnements pour trouver « un moyen d&rsquo;expression, un moyen d&rsquo;être écoutée », puis l&rsquo;importance que les mots ont fini par prendre dans sa démarche artistique et professionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans cette discussion sur l&rsquo;écriture de newsletters, nous avons notamment évoqué :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La relative « facilité » de l&rsquo;écriture,</strong> non pas que ça ne demande pas d&rsquo;efforts, mais au sens de <strong>se sentir « à sa place »</strong> (ça m&rsquo;a beaucoup parlé !). Louise m&rsquo;a ainsi expliqué que, longtemps, elle ne pensait pas qu&rsquo;écrire soit un art valable, car c&rsquo;était ce qui lui venait le plus naturellement, et que donc ça ne devait pas avoir de valeur. C&rsquo;est drôle comme <strong>on cherche souvent la difficulté, sans s&rsquo;autoriser à aller vers ce qui nous convient spontanément..</strong>. Qu&rsquo;est-ce que ça dit de notre rapport au travail et à la création ?</li>



<li><strong>Son choix de la newsletter comme format</strong> et les avantages qu&rsquo;elle y trouve par rapport au blog (notamment la visibilité en arrivant directement dans la boîte mail des abonné·es) ou aux réseaux sociaux <strong>(une plus grande facilité à s&rsquo;exprimer avec authenticité) ;</strong></li>



<li>Son plaisir à lire elle-même des newsletters, par opposition au tintamarre conformiste des réseaux sociaux, qu&rsquo;elle évoquait dans sa newsletter<em> <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/16-ecoeuree-dinstagram" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Impasse de l&rsquo;authenticité sur les réseaux</a></em> : se poser pour lire, choisir ce qu’on reçoit, <strong>vivre un moment « apaisé », loin des notifications,</strong> sans sauter d’un contenu à l’autre et sans être constamment influencée par l&rsquo;avis des autres ;</li>



<li><strong>Sa tentation d&rsquo;écrire un jour de la fiction,</strong> sans savoir si elle osera s&rsquo;y plonger, ni par où commencer. Quand elle m&rsquo;a demandé comment je m&rsquo;étais lancée, je lui ai brièvement raconté <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la genèse de mon premier manuscrit</a>, qui a donné le roman <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai adoré enregistrer cette interview et j&rsquo;espère que ça s&rsquo;entend dans le podcast ! Pour aller plus loin, vous pouvez bien sûr retrouver <strong>les contenus de Louise Hourcade <a href="https://www.instagram.com/louise.hourcade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Instagram</a> et <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Substack</a>.</strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cet échange avec Louise Hourcade vous a intéressé·es et qu’il vous a donné envie de lire <em>Americanah</em>, ainsi que les autres romans de Chimamanda Ngozie Adichie. Connaissiez-vous déjà cette formidable écrivaine ? Avez-vous d&rsquo;autres livres d&rsquo;elle à me recommander, romans ou essais ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>22. Le Journal de Georgia Nicolson : grosse marrade adolescente</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Feb 2023 18:27:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[humour]]></category>
		<category><![CDATA[jeunesse]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 22e épisode, côté lecture, on se fait plaisir ! C’est l&#8217;hiver, il fait froid et gris, donc je m’autorise un quart d’heure de pure nostalgie avec ma série de livres pour ados préférée. Et non, je ne parle pas de Harry Potter (même si j’aurais pu). Aujourd’hui, on se paye une bonne tranche [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-journal-de-georgia-nicolson/">22. Le Journal de Georgia Nicolson : grosse marrade adolescente</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 22e épisode, côté lecture, on se fait plaisir ! C’est l&rsquo;hiver, il fait froid et gris, donc je m’autorise un quart d’heure de pure nostalgie avec ma série de livres pour ados préférée. Et non, je ne parle pas de Harry Potter (même si j’aurais pu). Aujourd’hui, on se paye une bonne tranche de poilade <em>mit </em>supplément de<em> le rigolade, </em>celles qui savent savent, on va parler… du « Journal intime de Georgia Nicolson » ! Et côté écriture, j’aurai le bonheur de vous dire que, pour une fois, tout roule à dos de roulettes tel la roue libre. J’avance à grands pas dans l’ultime relecture de mon manuscrit et, vous savez quoi ? Je me fais PLAISIR. Il était temps.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mais qui est donc cette Georgia Nicolson ?</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le journal hilarant d&rsquo;une ado insupportable, par l&rsquo;autrice anglaise Louise Rennison</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Le Journal de Georgia Nicolson » est une série de romans jeunesse, </strong>qui a accompagné toute mon adolescence et qui a littéralement influencé ma façon de parler au quotidien. Il va sans dire qu’elle a aussi eu des effets sur mon écriture !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Elle compte dix tomes, dont le dernier est sorti quand j’étais au lycée. S&rsquo;ils ont été écrits <strong>par l&rsquo;autrice anglaise Louise Rennison,</strong> ils sont parus chez Gallimard entre 1999 et 2010 dans une <strong>EXCELLENTE traduction de Catherine Gibert. </strong>La série a connu un gros succès littéraire, notamment grâce à son <strong>humour décapant,</strong> et les deux premiers tomes ont même été adaptés en film (pas ouf, cependant).</p>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est donc <strong>le journal de Georgia, 14 ans, une ado anglaise insupportable </strong>qui ne pense qu&rsquo;à embrasser des garçons ou à se payer la tête de ses profs. Elle est inconstante, susceptible, insolente, de la pire mauvaise foi&#8230; et on l&rsquo;adore, parce qu&rsquo;elle nous fait TELLEMENT RIRE. Décidément, je crois que j&rsquo;ai toujours été une proie facile pour l’humour britannique.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi « Le Journal de Georgia Nicolson » fait partie de mes livres préférés</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’humour, l’humour, l’humour et encore l’humour.</strong> Irrésistible, inimitable. Et anglais, <em>of course.</em></li>



<li><strong>La créativité de la langue,</strong> notamment avec l’argot et les emprunts au français, à l’allemand, à l’italien… Le tout sublimé par la traduction absolument dingue de Catherine Gibert. Que ce soit l&rsquo;autrice ou la traductrice, on sent qu&rsquo;elles se font plaisir avec les mots !</li>



<li><strong>Le format de journal intime,</strong> découpé en mois, jours et mêmes minutes : hyper rythmé et si efficace. C&rsquo;est aussi un très bon instrument d’humour, ce qui n&rsquo;est pas étonnant, car le rire est souvent une question de rythme&#8230;</li>



<li>Les romans offrent<strong> une double-lecture pour les adultes : </strong>on rit de l&rsquo;ado insupportable qu&rsquo;est Georgia et on grimace de tous les choix stupides qu&rsquo;elle fait.</li>



<li>L’intrigue est bien menée, avec <strong>une tension narrative renforcée par le format de journal :</strong> c’est juste des amourettes d’ado, mais qu&rsquo;est-ce que c&rsquo;est addictif !</li>



<li>La série est <strong>réconfortante et joyeuse :</strong> livre après livre, on a l’impression de retrouver sa bande de copines.</li>



<li>Et surtout (oui, je sais que je l’ai déjà dit vingt fois) : <strong>QU’EST-CE QU’ON SE MARRE.</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : hourra, j&rsquo;ai fini la V4 de mon premier manuscrit !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Oui, j&rsquo;ai enfin terminé la <strong>troisième grosse réécriture de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman</a>,</strong> dont je vous parlais <a href="https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans le dernier épisode</a>. Joie, joie, joie ! Je m&rsquo;étais donné la deadline du 31 décembre et ça a très bien marché. Mais à présent, il me reste encore du pain sur la planche pour <strong>préparer mon manuscrit afin de l&rsquo;envoyer à des maisons d&rsquo;édition.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Dernière ligne droite avant la soumission du manuscrit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je commence par <strong>une dernière relecture « rapide » de correction,</strong> qui vise exclusivement à enlever les coquilles restantes et à harmoniser le style d&rsquo;écriture. Depuis trois semaines, je ne fais plus que soigner la « voix » du roman et J&rsquo;ADORE FAIRE ÇA. C&rsquo;est une vraie récompense pour moi, <strong>je suis dans le <em>flow </em>et je ne vois pas le temps passer.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ensuite, j&rsquo;aimerais encore passer le manuscrit dans un<strong> logiciel de correction</strong> appelé <a href="https://www.antidote.info/fr/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Antidote</a>. Puis il faudra préparer les pièces jointes utiles à une bonne soumission de manuscrit : <strong>un mail d’accompagnement, une note d’intention et un synopsis complet.</strong> J&rsquo;espère sincèrement avoir tout ces éléments prêts à la mi-mars, afin de pouvoir fêter mes 30 ans en effectuant mes premiers envois aux maisons d&rsquo;édition.</p>



<h3 class="wp-block-heading">« Marion, à qui est-ce que tu vas envoyer ton roman ? »</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est une question qu&rsquo;on me pose souvent, et la réponse me fait généralement passer pour une dingo&#8230; Figurez-vous que, depuis bientôt un an, je tiens à jour <strong>un tableau Excel où je répertorie toutes les maisons d&rsquo;édition qui me paraissent intéressantes. </strong>J&rsquo;en ai déjà analysé plus de 130, et je compte envoyer mon manuscrit <strong>aux trente qui me paraissent les plus pertinentes </strong>pour ce projet de publication. Croisons les doigts pour que mon futur éditeur se cache dans ce top 30 constitué avec stupeur et tremblements !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Maintenant, à vous de passer à table : est-ce qu’il vous arrive de lire des romans ados, notamment quand l’hiver s&rsquo;éternise ? Balancez vos reco inavouables en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 10:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/evidemment-martha-roman-de-meg-mason/">20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence de page blanche », avec la réécriture de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier manuscrit</a> qui s’éternise. Et surtout, la question à 1000 sesterces : quand est-ce que je lâche le bébé pour l’envoyer aux maisons d’édition que j’ai repérées ?</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Comment « Évidemment Martha » a croisé ma route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé par un coup de cœur pour<strong> le magnifique titre original du roman, « Sorrow &amp; Bliss », </strong>qu&rsquo;on pourrait traduire par « chagrin et joie ». L&rsquo;image sur la couverture anglaise, une femme qui se masque les yeux d&rsquo;un bras, m&rsquo;a aussitôt évoqué des thématiques qui me sont chères <strong>(qui n&rsquo;a pas envie d&rsquo;un bon roman sur la souffrance psychique ??).</strong> Le 4e de couverture m&rsquo;a aussi rappelé l&rsquo;univers <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-nos-esperances-anna-hope/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d&rsquo;une autre autrice anglaise, Anna Hope,</a> à qui j&rsquo;ai consacré un épisode de ce podcast. Mais c&rsquo;est certainement la citation élogieuse de l&rsquo;autrice Elizabeth Day, toujours sur cette même couverture, qui m&rsquo;a convaincue. Je suis archi-fan de <a href="https://howtofail.podbean.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son podcast « How To Fail »</a> (« comment échouer ») et je suis prête à suivre toute recommandation qu&rsquo;elle me fera de son bel accent britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, bien que j&rsquo;aie une pile à lire plus haute que moi, j&rsquo;ai acheté « Évidemment Martha » sans hésiter (mais la version anglaise, vous l&rsquo;aurez compris). Je l&rsquo;ai fait passer sans scrupules avant tous ses petits copains dans la file d&rsquo;attente de mes lectures, et je ne l&rsquo;ai pas regretté. Si vous êtes tenté·es de faire de même, je précise que<strong> « Évidemment Martha » est <a href="https://www.babelio.com/livres/Mason-videmment-Martha/1402892" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bien sorti en français</a>, </strong>et même très récemment puisqu&rsquo;il a été publié en mai 2022 aux éditions Le Cherche-Midi, avec une traduction d&rsquo;Anne Le Bot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi parle ce roman de Meg Mason ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : Martha, Londonienne issue d’une famille bohème et un peu déjantée, souffre depuis ses 17 ans d’un mal psychique mystérieux. Elle raconte que, le premier jour de ses examens de Terminale, « une petite bombe a explosé dans son cerveau ». Depuis, elle lutte contre des épisodes de dépression intense, tout en portant sur sa vie rocambolesque un regard plein d’humour. Quand le roman démarre, Martha vient de divorcer de son grand amour et elle remonte le temps jusqu’à leur rencontre, pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, à la fois dans son couple et dans sa propre tête. Cela donne un roman poignant, mais plein de lumière et de pointes d’humour délicieusement British.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai aimé « Évidemment Martha »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Évidemment Martha » m&rsquo;a marquée par sa modernité et sa justesse dans la façon d&rsquo;aborder la souffrance psychique, mais pas seulement. J&rsquo;ai aussi apprécié :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;histoire d’amour inhabituelle</strong> au centre du livre, racontée à rebours, en commençant par le divorce ;</li>



<li><strong>La chronologie déstructurée</strong> qui en résulte, ce qui crée un effet de suspense (car seulement des bribes de la fin nous sont révélées au début) et m&rsquo;a intéressée car j&rsquo;essaye de faire quelque chose de similaire dans mon deuxième manuscrit ;</li>



<li><strong>L&rsquo;économie de moyens et les ellipses narratives </strong>que Meg Mason utilise pour donner plus de puissance à certaines scènes-clés de l&rsquo;intrigue (par exemple, en se contentant d&rsquo;un très court paragraphe pour décrire un évènement majeur, ce qui m&rsquo;a fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe à la lecture) ;</li>



<li>Sur le thème de la santé mentale, le fait que l&rsquo;écrivaine parvient à <strong>décrire la souffrance psychique</strong> avec une impressionnante véracité. Par exemple, les crises de panique sont très convaincantes, tout comme les questions que se pose la narratrice : « Pourquoi suis-je comme ça alors que ma situation est si privilégiée ? <strong>Pourquoi la vie est-elle plus douloureuse pour moi que pour les autres ?</strong> Comment pourrais-je donner la vie alors que le simple fait de vivre m&rsquo;est une souffrance insupportable ? »</li>



<li><strong>Les relations familiales, également au cœur du livre, </strong>qui sont décrites avec subtilité et vraisemblance : la relation tumultueuse avec sa mère, touchante avec son père, fusionnelle et explosive avec sa sœur… Et la lassitude des proches, parfois, face à <strong>un mal non-diagnostiqué qu&rsquo;ils ne comprennent pas.</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : une V4 qui s&rsquo;éternise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la 2e partie de cet épisode, je vous raconte que, une fois passée la grosse fatigue de mon récent déménagement, <strong>j&rsquo;ai pu reprendre doucement la 3e réécriture de mon manuscrit.</strong> Ainsi, j&rsquo;ai commencé par retravailler les deux derniers chapitres, qui avaient besoin d&rsquo;être étoffés pour bien refermer toutes les portes ouvertes par le récit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans les semaines à venir, j&rsquo;aimerais encore apporter quelques modifications de fond à ce manuscrit :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Raccourcir les cinq premiers chapitres,</strong> car l&rsquo;intrigue démarre un peu trop lentement (mais mon Dieu que c’est dur de couper ! Que ce soit émotionnellement ou techniquement, ça me demande beaucoup plus de travail de retirer des scènes que d&rsquo;en ajouter) ;</li>



<li><strong>Retravailler les intrigues et personnages secondaires, </strong>pour mieux les relier à l’intrigue principale et surtout donner plus de  vraisemblance à certains personnages, qui risquent de tomber dans la caricature ;</li>



<li>Et surtout, <strong>décider quand je m’arrête. </strong>C&rsquo;est-à-dire, quand est-ce que j&rsquo;accepte que je ne serai jamais 100 % satisfaite de mon manuscrit et qu&rsquo;il faudra que je l’envoie quand même aux maisons d&rsquo;édition avec lesquelles j&rsquo;aimerais travailler.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Et le NaNoWriMo dans tout ça ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est vrai, on est en novembre et c&rsquo;est le mois de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Novel_Writing_Month" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce défi d&rsquo;écriture international</a>&#8230; Mais, <strong>pour la première fois en trois ans, je n&rsquo;essaye pas d&rsquo;écrire 50 000 mots en trente jours. </strong>Je suis beaucoup trop fatiguée, et surtout j&rsquo;ai bien plus intérêt à avancer dans ma réécriture en cours. En revanche, je prends beaucoup de plaisir à faire <strong>de l&rsquo;écriture automatique dans mon carnet intime</strong>. J&rsquo;ai aussi suivi des ateliers d&rsquo;écriture et <strong>de courts exercices d&rsquo;écriture créative,</strong> <a href="https://podcast.ausha.co/assez-parle-par-l-ecole-d-ecriture-les-mots/episode-23-la-litterature-de-l-ecouteavec-ryoko-sekiguchi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme celui de l&rsquo;écrivaine japonaise Ryôko Sekiguchi</a> (que j&rsquo;ai mentionné à la fin du podcast).</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi, vous aimez les romans qui traitent de santé mentale ? Balancez vos titres préférés en commentaire pour alimenter ma pile à lire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>9. Lire Nos Espérances comme une écrivaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 16:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
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		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&#8217;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&#8217;analyse avec vous ce qui m&#8217;a [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&rsquo;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&rsquo;analyse avec vous ce qui m&rsquo;a plu et déplu dans ce roman, et en quoi cette lecture m&rsquo;a <strong>donné plein de grain à moudre pour le manuscrit que j’écris en ce moment</strong> !</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ils avaient dû jouer des coudes avec vingt autres couples, puis envoyer leur offre par pli recommandé le jour suivant. Avant qu’elle décide de déménager à Canterbury, Cate lui rendait visite. Tout en caressant son gros ventre, elle admirait la vue et s’exclamait qu’Hannah avait bien de la chance.<br>Ce n’est pas de la chance, aurait voulu lui répondre Hannah. C’est comme ça que ça marche, la vie. Tu travailles dur pendant toute ta vingtaine et, quand tu arrives à la trentaine, tu as assez pour verser un apport. Il n’y a pas de magie, c’est juste mathématique.</p><cite>Extrait de « Nos Espérances », d&rsquo;Anna Hope, paru en 2019 chez Penguin Books. Traduction de l&rsquo;extrait depuis l&rsquo;anglais par Marion Joceran.</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">« Nos Espérances » : attentes, espoirs et déceptions de trois amies trentenaires</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le roman en quelques mots</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nos Espérances », troisième roman de l&rsquo;actrice et autrice britannique Anna Hope,</strong> raconte l&rsquo;amitié de trois Londoniennes de 35 ans : Cate, Hannah et Lissa. Toutes trois ont leurs espoirs secrets, leurs questionnements existentiels, leurs jalousies cachées et, notamment, <strong>un rapport très différent à la maternité.</strong> À travers les quatre saisons de cette année de leurs trente-cinq ans, entrecoupées de flashbacks du passé, <strong>elles se frottent à des choix de vie cruciaux qui vont mettre à mal leur amitié.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;attendais de <em>« Expectation » </em>(titre anglais de « Nos Espérances »)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je l&rsquo;avoue, j&rsquo;attendais beaucoup de ce roman, dont <strong>le titre anglais <em>« Expectation »</em> fait justement référence au fait d&rsquo;avoir des attentes – et, bien entendu, au fait d&rsquo;être enceinte</strong> (<em>« to expect »</em>). Dans la plume britannique d&rsquo;Anna Hope, je croyais retrouver <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la modernité de ma chère Sally Rooney</a>, qui exprime les préoccupations de notre génération comme personne. Mais voilà, la fin de « Nos Espérances » m&rsquo;a laissée sur ma faim (sans vilain jeu de mots)&#8230; Aujourd’hui, exceptionnellement, je vous présente donc<strong> un avis mitigé.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi « Nos Espérances » m&rsquo;a à la fois beaucoup plu et beaucoup déçue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est très visuelle. Quand je lis un roman qui m&rsquo;enthousiasme, je le crible de petits marque-pages pour retrouver les passages qui m&rsquo;ont intéressée. Or, quand j&rsquo;en avais fini avec « Nos Espérances », toutes mes notes étaient concentrées au milieu du livre. En gros,<strong> j&rsquo;ai trouvé le début un peu long et la fin décevante — mais j’ai ADORÉ le milieu !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les éléments du roman qui m&rsquo;ont d&rsquo;abord intéressée, puis déçue :</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>Le roman est globalement bien écrit, dans un <strong>style moderne et épuré,</strong> mais j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;il y avait <strong>vraiment trop de voix passive ;</strong></li><li>Le récit était <strong>par moments très réaliste,</strong> et je comprends pourquoi certaines femmes s&rsquo;y sont immédiatement reconnues, mais <strong>certaines scènes manquaient pour moi de vraisemblance ;</strong></li><li>Anna Hope installe une <strong>tension sexuelle subtile et plaisante</strong> entre certains personnages, mais je trouve que les <strong>scènes de passage à l&rsquo;acte se révèlent peu sensuelles,</strong> donc assez gênantes ;</li><li>Je pensais que le roman proposerait <strong>différent points de vue sur la maternité et l’envie d’enfant,</strong> et peut-être même qu&rsquo;il explorerait le malaise propre à une génération qui a de moins en moins le réflexe de procréer. Cependant, j&rsquo;ai trouvé que la fin nous faisait retomber dans le <strong>vieux cliché : « une femme sans enfants, c’est triste ».</strong> Ça n&rsquo;est que mon interprétation du roman, mais ça m&rsquo;a bien agacée !</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer sur une note positive, je dois dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;éléments qui m&rsquo;ont plu dans ce roman, et notamment<strong> la description du quotidien d’actrice « médiocre » de Lissa, une des trois héroïnes.</strong> D’ailleurs, Anna Hope écrit en connaissance de cause, puisqu’elle-même est aussi actrice !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la lecture de « Nos Espérances » m&rsquo;a enseigné sur l&rsquo;écriture de romans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que je consacre une bonne partie de mon temps à l&rsquo;écriture, j&rsquo;essaye de lire « comme une écrivaine », c&rsquo;est-à-dire <strong>d&rsquo;analyser les romans qui me passent entre les mains.</strong> Et si j&rsquo;ai choisi de consacrer un épisode de podcast à « Nos Espérances », c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;il m&rsquo;a permis de <strong>tirer des enseignements utiles à mon manuscrit actuel.</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>En cas de<strong> narrateurs multiples </strong>(« Nos Espérances » en a trois, mon manuscrit en a cinq), il faut faire attention à <strong>bien les différencier dès le début. </strong>Sinon, ça crée de la confusion pour le lecteur ou la lectrice. Je sais de première main que c’est très désagréable, car j’avais beaucoup de mal à me faire une image mentale des personnages de ce roman et, du coup; je confondais tout le temps Cate et Hannah.</li><li>Notamment, <strong>j&rsquo;ai trouvé gênant que les trois personnages principaux aient toutes un « A » dans leur prénom,</strong> ce qui n&rsquo;aide pas à les différencier au premier coup d’œil. Et là, gros fou rire, car mes cinq narrateurs s&rsquo;appellent pour l&rsquo;instant Sam, Nath, Camille, Hadrien et Anna (LOL).</li><li>La <strong>chronologie bousculée,</strong> que j&rsquo;utilise aussi dans mon manuscrit actuel, peut perdre les lecteurs. Je me suis aussi fait la remarque que <strong>les flashbacks doivent vraiment enrichir l’intrigue, </strong>car sinon ça la ralentit trop et on s’ennuie.</li><li>Comme mentionné plus haut, j&rsquo;ai vraiment noté qu&rsquo;il faut <strong>se méfier de la voix passive et des verbes d&rsquo;état, surtout au présent</strong> (le temps que, comme Anna Hope, j&rsquo;ai choisi pour mon récit).</li><li>Enfin, ça paraît évident, mais&#8230; J&rsquo;ai intérêt à <strong>soigner le début, car c&rsquo;est lui qui accroche les lecteurs, et la fin, car au final c’est ça que j&rsquo;ai retenu du roman !</strong></li></ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous aviez de grandes espérances pour ce roman d&rsquo;Anna Hope ? À votre avis, est-ce qu’on peut pardonner une fin bancale à un roman dont le milieu est excellent ?</strong></p>
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		<title>7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 19:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 7e épisode de La Page Sensible, je vous parle des Hauts de Hurlevent, l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 7e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle des <em>Hauts de Hurlevent, </em>l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, le tout sur fond de lande anglaise battue par les vents&#8230; Côté écriture, je vous raconte ma difficulté chronique à replacer ladite écriture au centre de ma vie, et surtout à assumer d’en faire une priorité absolue.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Les Hauts de Hurlevent</em> : bien plus qu&rsquo;un roman classique qu&rsquo;on étudie à l&rsquo;école</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si vous avez entendu parler de ce roman gothique de 1847 pour la première fois dans un cours d&rsquo;anglais, alors vous êtes dans le même cas que moi. </strong>Peut-être que votre prof a tenté de retenir votre attention en vous racontant <a href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/117285/soeurs-bronte-charlotte-anne-emily-jane-eyre-dame-manoir-wildfell-hall-hauts-hurlevents" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;histoire des trois sœurs Brontë</a>, poétesses et romancières malgré l&rsquo;isolement du presbytère où elles ont grandi, ou bien que<strong> la pauvre Emily est décédée à 29 ans, un an seulement après la parution des <em>Hauts de Hurlevent</em>, son unique roman. </strong>Peut-être même que vous vous souviendrez que le roman <em>Jane Eyre</em>, écrit par sa sœur Charlotte, est sorti la même année et qu&rsquo;il a rencontré un tel succès que tout le monde a oublié le roman d&rsquo;Emily ! Décidément, cette autrice a eu <strong>un destin plus ou moins aussi tragique que celui de ses personnages.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais si vous croyez que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> est un récit classique à dormir debout, alors c&rsquo;est là que nos chemins se séparent. </strong>D&rsquo;accord, j&rsquo;avoue que quand ce roman m&rsquo;est tombé sous la main <a href="https://areyouradis.fr/voyager-pas-cher-au-japon-grace-au-wwoofing/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alors que je faisais du volontariat au Japon</a>, je l&rsquo;ai ouvert seulement parce que je n&rsquo;avais rien d&rsquo;autre à me mettre sous la dent. Je me suis dit : « les soirées sont longues, je ne peux pas sortir de l&rsquo;auberge à cause des ours qui rôdent dans cette région montagneuse, autant essayer de lire ce livre dont nous avait parlé la prof d&rsquo;anglais au collège ». <strong>Résultat : je n&rsquo;ai presque pas dormi la nuit suivante parce que je n&rsquo;arrivais plus à lâcher le bouquin !</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j’adore cet unique roman d&rsquo;Emily Brontë</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si je trouve que <strong><em>Les Hauts de Hurlevent</em> n’a rien d&rsquo;un classique poussiéreux, </strong>c&rsquo;est parce que&#8230;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai été emportée par cette<strong> <strong>saga familiale</strong> autour de la violente histoire d&rsquo;amour de deux personnages qui défient la morale étroite où a grandi Emily Brontë : </strong>l&rsquo;impétueuse Catherine et le sombre Heathcliff, un couple à la fois attachant et diabolique ;</li>



<li>Même si le récit est tragique, la fin apporte <strong>une forme de rédemption qui me donne envie de relire le roman, encore et encore ;</strong></li>



<li><strong>La lande désolée et déchirée par les vents,</strong> sur laquelle Emily Brontë vivait et aimait faire de longues promenades solitaires, constitue un personnage du roman à part entière (une chose que j&rsquo;ai également essayé de faire dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, qui se déroule dans un intrigant musée du thé</a>) ;</li>



<li>L&rsquo;autrice, <strong>poétesse avant de devenir romancière, </strong>décrit très bien les états d&rsquo;âme de ses personnages, et j’ai ressenti des émotions très fortes en lisant ce livre ;</li>



<li>Emily Brontë fait aussi preuve d&rsquo;une <strong>maîtrise étonnante des codes de la narration, </strong>notamment dans l&rsquo;imbrication originale des différents narrateurs, et la gestion d&rsquo;une chronologie bousculée sur plusieurs générations ;</li>



<li>Il faut <strong>rendre hommage à cette autrice isolée par la société ultra-sexiste du XIXe siècle, </strong>dépassée par le succès de sa sœur Charlotte et dont le talent littéraire n&rsquo;a été reconnu qu&rsquo;à titre posthume par ces messieurs de Londres !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Petite anecdote : « Heathcliff », ça vous dit quelque chose ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des héros du roman Les Hauts de Hurlevent se prénomme Heathcliff, un nom totalement inventé par l&rsquo;autrice. Celui-ci évoque à merveille le paysage sauvage et accidenté des landes du Yorkshire, puisqu&rsquo;il est composé de « heath » (« bruyère ») et « cliff » (« falaise »).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins une personne réelle a également porté ce nom ! Il s&rsquo;agit du talentueux acteur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Heath_Ledger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Heath Ledger</a>, dont le prénom complet est en réalité « Heathcliff », et que ses parents auraient appelé ainsi en l&rsquo;honneur du roman d&rsquo;Emily Brontë. Malheureusement pour le pauvre Heath, décédé à seulement 29 ans (comme Emily Brontë !), sa destinée s&rsquo;est révélée à peu près aussi tragique que celle du personnage d&rsquo;origine&#8230;</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Écrire, même quand la vie souffle d&rsquo;un autre côté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Peut-être que je devrais prendre exemple sur la détermination des sœurs Brontë à écrire et à se faire publier,</strong> au mépris d&rsquo;une société qui leur disait de rester sagement à leur place de femme. Dans cet épisode de podcast, je vous raconte que<strong> ces dernières semaines j&rsquo;ai eu du mal à maintenir l&rsquo;écriture au centre de ma vie.</strong> Nouveau boulot, rendez-vous médicaux, visites amicales et familiales, rythme de vie bousculé : au premier coup de vent, c&rsquo;est l&rsquo;écriture qui a pris le large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi elle et pas autre chose ? <strong>Peut-être parce que je ne m&rsquo;autorise pas encore pleinement à dégager du temps et de l&rsquo;énergie pour écrire mes romans ! </strong>Maintenant, à moi de tout faire pour retrouver une routine d&rsquo;écriture qui me permette de terminer celui sur lequel je planche en ce moment, car j&rsquo;ai tellement hâte de partager cette histoire avec vous.</p>



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<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon roman qui entremêle paysages et émotions fortes</a></div>
</div>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J&rsquo;espère vous avoir convaincu que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> n&rsquo;a rien d&rsquo;une lecture scolaire, au contraire ! Et vous, vous connaissiez les fameuses sœurs Brontë ? Vous êtes plutôt « team Charlotte » ou « team Emily » ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/">7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>4. Le Vallon, quand Agatha Christie nous parle d’amour</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 26 Jan 2022 18:35:45 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[policier]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, je vous parle du roman « Le Vallon », un livre plutôt méconnu d’Agatha Christie, paru en 1946. Il appartient à la série des Hercule Poirot, mais se détache très fortement des autres par ses thèmes et par sa forme. En effet, il nous parle de création artistique, de questions existentielles et de triangles [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/le-vallon-agatha-christie/">4. Le Vallon, quand Agatha Christie nous parle d’amour</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, je vous parle du roman « Le Vallon », un livre plutôt méconnu d’Agatha Christie, paru en 1946. Il appartient à la série des Hercule Poirot, mais se détache très fortement des autres par ses thèmes et par sa forme. En effet, il nous parle de création artistique, de questions existentielles et de triangles amoureux, avec une finesse qui dépasse largement les codes du roman policier de l’époque ! En deuxième partie du podcast, je vous raconte ma méthode d’écriture pour le premier jet du roman que j’écris en ce moment, et en quoi elle diffère de celle que j’ai appliquée pour mon premier roman.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>À Larry et Danae,</p><p>Avec toutes mes excuses pour avoir utilisé leur piscine dans la scène du meurtre.</p><cite>Dédicace d&rsquo;Agatha Christie au début du roman « Le Vallon »</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;adore « Le Vallon », et en quoi est-il différent des autres romans d&rsquo;Agatha Christie ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis une très grande fan d&rsquo;Agatha Christie depuis l&rsquo;enfance, <strong>quand mon Papy collectionnait tous les romans de la grande dame qu&rsquo;il trouvait sur les brocantes et me les prêtait tour à tour. </strong>J&rsquo;en ai littéralement lu des dizaines, mais « Le Vallon » se détache parce que&#8230;</p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>C&rsquo;est un roman polyphonique, </strong>c&rsquo;est-à-dire qu&rsquo;il contient le point de vue de plusieurs narrateurs, ce qui permet à Agatha Christie d&rsquo;explorer la psyché de chaque personnage avec profondeur ;</li><li><strong>Ces personnages sont colorés, complexes, non-manichéens,</strong> et ils nous révèlent leurs émotions tout en restant mystérieux jusqu&rsquo;au bout ;</li><li>L&rsquo;histoire se déroule dans <strong>une belle maison de la campagne anglaise, joliment surnommée « Le Vallon »</strong> (en anglais « The Hollow », c&rsquo;est-à-dire « le creux », ce que je trouve aussi très poétique et évocateur) ;</li><li>Agatha Christie nous plonge dans les relations complexes entre les différents personnages présents lors de ce weekend à la campagne, où il est avant tout question&#8230; d&rsquo;amour ! Il n&rsquo;y a pas un, ni deux, mais <strong>trois triangles amoureux </strong>dans ce roman policier qui cache presque son jeu ;</li><li>J&rsquo;adore le personnage de Henrietta, la sculptrice passionnée, dont l&rsquo;autrice décrit le <strong>processus de création</strong> avec une précision qui me laisse penser qu&rsquo;elle y a versé de son propre rapport à l&rsquo;écriture ;</li><li>Jusqu&rsquo;au dernier moment, je ne savais pas qui était le meurtrier et, comme <strong>je m&rsquo;étais attachée aux différents personnages dont je suivais les pensées,</strong> j&rsquo;avais même peur de le découvrir !</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">A découvrir absolument : le livre audio lu par Hugh Fraser</h2>



<p class="wp-block-paragraph">A vrai dire, je n&rsquo;ai jamais lu « Le Vallon ». Je l&rsquo;ai écouté ! Car j&rsquo;ai découvert ce roman méconnu directement en format audio, lu en anglais par l&rsquo;excellent Hugh Fraser, l&rsquo;acteur qui joue Hastings dans la série télévisée consacrée à Hercule Poirot. <strong>Même si vous ne comprenez pas l&rsquo;anglais, je vous conjure d&rsquo;écouter l&rsquo;extrait ci-dessous : c&rsquo;est un bonheur ! </strong><em>So British.</em></p>



<iframe width="100%" height="300" scrolling="no" frameborder="no" allow="autoplay" src="https://w.soundcloud.com/player/?url=https%3A//api.soundcloud.com/tracks/74360646&#038;color=%23ff5500&#038;auto_play=false&#038;hide_related=false&#038;show_comments=true&#038;show_user=true&#038;show_reposts=false&#038;show_teaser=true&#038;visual=true"></iframe><div style="font-size: 10px; color: #cccccc;line-break: anywhere;word-break: normal;overflow: hidden;white-space: nowrap;text-overflow: ellipsis; font-family: Interstate,Lucida Grande,Lucida Sans Unicode,Lucida Sans,Garuda,Verdana,Tahoma,sans-serif;font-weight: 100;"><a href="https://soundcloud.com/harpercollinspublishers" title="HarperCollins Publishers" target="_blank" style="color: #cccccc; text-decoration: none;" rel="noopener">HarperCollins Publishers</a> · <a href="https://soundcloud.com/harpercollinspublishers/the-hollow-by-agatha-christie" title="The Hollow by Agatha Christie, Read by Hugh Fraser" target="_blank" style="color: #cccccc; text-decoration: none;" rel="noopener">The Hollow by Agatha Christie, Read by Hugh Fraser</a></div>



<h2 class="wp-block-heading">Mes autres romans préférés d&rsquo;Agatha Christie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je suis trop fan, je ne pouvais pas vous parler de cette écrivaine et vous laisser avec une seule recommandation de lecture <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>« Le Meurtre de Roger Ackroyd » : </strong>un grand classique qui se lit en une nuit et qui vous retournera comme une chaussette ;</li><li><strong>« Mort sur le Nil » :</strong> pour l&rsquo;ambiance, les personnages travaillés et les paysages qu&rsquo;on n&rsquo;imagine que trop bien ;</li><li><strong>« Le Meurtre de l’Orient Express » : </strong>pour les retournements inattendus et l&rsquo;atmosphère du train à couchettes (je ne suis pas<a href="https://areyouradis.fr/tag/transsiberien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> fan du Transsibérien</a> par hasard) ;</li><li><strong>« Un Meurtre Sera Commis le… » : </strong>pour l&rsquo;esprit espiègle de Miss Marple, la plus maligne des petites mamies anglaises, qui résout des crimes dans son village sans éveiller les moindres soupçons !</li></ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, quels sont vos romans préférés de la grande Agatha ? En avez-vous d&rsquo;autres à nous recommander, ou encore des adaptations à l&rsquo;écran qui vous ont particulièrement plu ? Racontez-nous tout ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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