<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>Archives des style poétique - La Page Sensible</title>
	<atom:link href="https://www.marionjoceran.fr/tag/style-poetique/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://www.marionjoceran.fr/tag/style-poetique/</link>
	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
	<lastBuildDate>Fri, 21 Mar 2025 13:31:26 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.2</generator>

<image>
	<url>https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2021/11/cropped-podcast-la-page-sensible_rond-1-32x32.png</url>
	<title>Archives des style poétique - La Page Sensible</title>
	<link>https://www.marionjoceran.fr/tag/style-poetique/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">246900722</site>	<item>
		<title>39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 13:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[nature]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=1000</guid>

					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/">39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : <em>Là où chantent les écrevisses</em>, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte ma dernière retraite d’écriture à Avignon, avec une petite lecture spéciale si vous écoutez la version en podcast ci-dessous. Enfin, je vous dis quelques mots des nombreux préparatifs pour le lancement imminent de la campagne Ulule que j’organise pour les préventes de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a> !</strong></p>



<script async defer onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/a7caee0c-ca47-4366-8e21-4e73d22d4a1a"></script>
    <div class="redcirclePlayer-a7caee0c-ca47-4366-8e21-4e73d22d4a1a"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&#038;utm_medium=web&#038;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Là où chantent les écrevisses</em>, un livre à mi-chemin entre un roman d&rsquo;apprentissage et une enquête policière</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Comment j&rsquo;ai découvert ce premier roman de Delia Owens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre <em>Là où chantent les écrevisses</em> est sorti en 2018 aux États-Unis. Il s&rsquo;agit du <strong><a href="https://www.babelio.com/livres/Owens-La-ou-chantent-les-ecrevisses/1184153">premier roman de Delia Owens</a>, une zoologue américaine </strong>qui avait déjà publié des essais naturalistes récompensés par la critique. On a beaucoup entendu parler en 2022, quand est sortie <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Jtus_J-ocyk">l&rsquo;adaptation au cinéma</a>. Je suis malheureusement passée à côté du film, mais j&rsquo;ai très envie de le voir, surtout que le rôle principal est joué par Daisy Edgar-Jones, l’actrice de ma série chérie <em>Normal People</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais donc vu le livre en librairie il y a quelques années, mais <strong>je l&rsquo;avais reposé à cause du 4e de couverture qui me faisait penser que l&rsquo;histoire était trop sombre. </strong>Mais comme il m&rsquo;a été recommandé à nouveau par deux amies, je l&rsquo;ai quand même lu et je n&rsquo;ai aucun regret ! Certes, il y a des passages tristes dans le livre, mais il n&rsquo;a absolument rien de sordide. Au contraire, <strong>c&rsquo;est un roman très lumineux.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi parle le livre ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Là où chantent les écrevisses</em> est <strong>un mélange d’enquête policière et de roman d’apprentissage, centré sur les paysages sauvages de Caroline du Nord.</strong> Le roman se déroule dans les années 1950-60 et raconte l’histoire de <strong>Kya, une petite fille un peu sauvage qui grandit seule dans les marais au bord de l’océan, sur la côte de Caroline du Nord. </strong>Amie des mouettes et des coquillages, la petite Kya a beau être extrêmement attachante pour la lectrice que je suis, elle n’est pas populaire auprès des habitants du village tout proche. Alors, <strong>quand un jeune homme du village est retrouvé mort, les soupçons se tournent immédiatement vers la « Fille des Marais »&#8230;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quatre bonnes raisons de lire <em>Là où chantent les écrevisses</em> :</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La poésie du texte, notamment dans les descriptions de la nature :</strong> c&rsquo;est un roman très immersif, où tous les sens sont sollicités, et où la beauté sauvage des marais est à l&rsquo;honneur. D&rsquo;ailleurs, le titre signifie « à Perpète-les-Oies » ;</li>



<li><strong>Kya, le personnage principal : </strong>une petite fille (puis une jeune femme) super attachante et complexe en même temps, poignante mais insondable, à la fois très vulnérable et très forte ;</li>



<li><strong>La plongée dans la culture traditionnelle du sud des États-Unis,</strong> et notamment les nombreuses descriptions de nourriture régionale (gruau de maïs, sandwich po’boy aux crevettes frites, <em>butter beans</em>, etc.) : ça donne sacrément faim !</li>



<li><strong>L’intrigue bien construite, avec l&rsquo;alternance des chapitres entre deux chronologies</strong> (l&rsquo;enfance de Kya dans les années 1950 et le « temps présent » du récit, en 1969, quand toute la petite ville est secouée par un soupçon de meurtre) : il y a du suspense jusqu’au bout, avec un énorme retournement à la fin !</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : mes aventures de ce début d&rsquo;année</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d’écriture en solo à Avignon</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mi-février, je suis partie cinq jours toute seule à Avignon pour retravailler mon 2e manuscrit, </strong>le fameux « roman du nouvel an » que je réécris depuis quelques années. J’en suis à peu près aux 2/3, voire 3/4 du 2e jet, et je me programme régulièrement ce genre de temps dédié à la réécriture, car sinon je n&rsquo;arrive pas à avancer dessus !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce séjour <strong>au calme, au mistral et au soleil </strong>m’a fait un bien FOU : j&rsquo;ai découvert qu&rsquo;Avignon était une très belle ville, et que ça me ressource toujours de me replonger dans l’écriture sans avoir rien d&rsquo;autre à faire. Écoutez la version en podcast ci-dessus pour m&rsquo;écouter vous lire <strong>des extraits de mon journal de bord sur place ! </strong>J&rsquo;y parle des aléas de la réécriture, mais aussi des petits plaisirs de ce séjour avignonnais qui sentait bon la fin de l&rsquo;hiver&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Préparation de la campagne Ulule pour les préventes de <em>Tant pis pour le thé</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de cette campagne m&rsquo;a beaucoup occupée ces deux derniers mois, avec <strong>de nombreuses tâches nouvelles pour moi :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Décider des différentes contreparties, des partenaires et des prix (box lecture, ateliers d’écriture…) ;</li>



<li>Créer tous les visuels nécessaires (y compris un marque-page et une carte postale) ;</li>



<li>Construire la page Ulule en elle-même, ce qui revient à créer un mini site web ;</li>



<li>Inventer des bonus pour les différents paliers de collecte que nous atteindrons (j&rsquo;espère !) ;</li>



<li>Créer et imprimer un flyer ;</li>



<li>Et surtout, écrire, tourner et monter une vidéo en face caméra pour présenter le projet !</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai officiellement fini la page Ulule et je suis TROP contente que cette étape soit passée, car <strong>ça me me libère de l’espace mental et ça me donne vraiment hâte que ça commence.</strong> Dans les deux semaines qu&rsquo;il me reste avant le lancement, je dois encore organiser la communication autour de la campagne. <strong>Rendez-vous le 6 avril, et en attendant, vous pouvez voir <a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/">la vidéo de présentation déjà en ligne sur Ulule</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aviez entendu parler de <em>Là où chantent les écrevisses</em> ou de son adaptation en film ? Peut-être l&rsquo;avez-vous vu au ciné ? Racontez-moi ça en commentaire !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/">39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">1000</post-id>	</item>
		<item>
		<title>21. Réparer les vivants, l&#8217;écriture comme un bistouri de Maylis de Kerangal</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Jan 2023 16:06:01 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=500</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce 21e épisode de La Page Sensible, je vous parle de Réparer les vivants, le roman de Maylis de Kerangal qui navigue entre la vie et la mort, l’océan et l’hôpital, la pureté du style et les phrases de douze lignes. Un roman court, hyper marquant, au style merveilleux, bref un de ces livres [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/">21. Réparer les vivants, l&rsquo;écriture comme un bistouri de Maylis de Kerangal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 21e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de <em>Réparer les vivants</em>, le roman de Maylis de Kerangal qui navigue entre la vie et la mort, l’océan et l’hôpital, la pureté du style et les phrases de douze lignes. Un roman court, hyper marquant, au style merveilleux, bref un de ces livres qui me donnent envie d’en écrire, comme par contagion ! Ensuite, côté écriture, je vous explique la grande décision que j’ai prise quant à la réécriture de mon premier manuscrit, qui a eu deux ans ce 31 décembre. Il y sera question de la joie du renoncement&#8230;</strong></p>



<script async="" defer="" onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/ebb5302e-27fa-4204-90d2-c165d1c5498c"></script>
    <div class="redcirclePlayer-ebb5302e-27fa-4204-90d2-c165d1c5498c"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Avec <em>Réparer les vivants</em>, j&rsquo;ai découvert la plume de Maylis de Kerangal</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il s&rsquo;agit du premier <strong>roman de Maylis de Kerangal </strong>que je lis, bien que ça ne soit ni son premier, ni son dernier livre. <em>Réparer les vivants</em> est d’abord paru aux éditions Verticales, puis a été <a href="https://www.babelio.com/livres/Kerangal-Reparer-les-vivants/554621" target="_blank" rel="noreferrer noopener">repris par Gallimard en 2014</a>. C&rsquo;est <strong>un vrai bestseller,</strong> qui a été adapté en film et que je connaissais de nom, et j&rsquo;ai fini par le lire parce que <a href="https://aliceraconte.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon amie Alice</a> me l’a prêté. Aussitôt, j&rsquo;ai été emportée par le style unique de l&rsquo;écrivaine, comme par une vague. <strong><em>Réparer les vivants</em> est un de ces romans qui me donnent envie d’écrire :</strong> l&rsquo;ampleur de cette plume me donne un élan irrésistible.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Résumé du roman</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">C’est l’histoire d’un cœur : celui de Simon, 19 ans, un ado fou de surf qui vit au bord de l’océan. Dès le début du roman, Simon a un grave accident de voiture et se retrouve en état de mort cérébrale. Commence alors une course contre la montre, totalement à contre-temps de la temporalité du deuil : si ses parents le veulent bien, le cœur de Simon pourra continuer de battre tout en sauvant une vie. Le souffle court, on suit pendant 24h les deux parents de Simon, mais aussi Cordelia, la nouvelle infirmière du service, Révol le médecin-chef, Thomas Rémige le coordinateur de don d’organes et même Claire, 51 ans, dont la vie est suspendue depuis des années à une potentielle greffe du cœur.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi <em>Réparer les vivants</em> est un de mes coups de cœur</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Coup de cœur, c&rsquo;est le cas de le dire ! <strong>Voilà ce qui m&rsquo;a séduite dans ce roman :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La beauté absolue de la langue</strong> déployée par Maylis de Kerangal, et notamment la poésie qui contraste avec les images laides de la mort et de l&rsquo;hôpital ;</li>



<li><strong>Un équilibre stylistique étonnant</strong> entre des phrases très longues (qui m&rsquo;ont rappelé <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce que j&rsquo;aime chez Zola</a>) et une efficacité de l’écriture, avec par exemple des personnages brossés en quelques traits ;</li>



<li><strong>L&rsquo;unité de temps </strong>(l&rsquo;histoire se déroule sur 24h) <strong>et de lieu</strong> (une ville, et surtout son hôpital) ;</li>



<li><strong>Le traitement de l&rsquo;ambiguïté,</strong> que ce soit dans le style ou dans l&rsquo;histoire : c’est à la fois beau et laid, triste et plein d’espoir, une bonne nouvelle pour une famille et une mauvaise pour l’autre ;</li>



<li><strong>La vraisemblance, presque documentaire,</strong> qui a dû demander à l&rsquo;autrice un important travail de recherche : la précision des détails médicaux, l’univers de l’hôpital et ses différents métiers, les circonstances d&rsquo;une greffe de cœur ;</li>



<li><strong>Les différents personnages</strong> qu&rsquo;on suit : réalistes, ambigus, contrastés.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la joie du renoncement, pour mieux avancer</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma part, j&rsquo;ai changé mon fusil d’épaule au moment de terminer l&rsquo;année 2022. <strong>Je voulais encore faire subir de nombreuses modifications à <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon manuscrit</a></strong> avant de l&rsquo;envoyer à des maisons d&rsquo;édition. Mais, quand j&rsquo;ai réalisé que je le retravaillais déjà depuis deux ans, <strong>j&rsquo;ai décidé qu&rsquo;il était temps d&rsquo;arrêter.</strong> Je me suis donc donné une deadline très claire : <strong>je devais terminer ma V4 avant le 31 décembre à minuit !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette date-limite m&rsquo;a vraiment<strong> motivée pour terminer cette étape de réécriture. </strong>Et surtout, elle m&rsquo;a aidée à faire le tri entre les changements indispensables et ceux qui relevaient du coupage de cheveux en quatre&#8230; Finalement, c&rsquo;était <strong>une série de petits renoncements, </strong>dont chacun me soulageait d&rsquo;un poids et m&rsquo;apportait une joie inattendue. <strong>La joie d&rsquo;avancer, la joie de lâcher,</strong> et surtout la joie d&rsquo;accepter que c&rsquo;est seulement un manuscrit et que<strong> j’enverrai forcément une version imparfaite.</strong> Quelle libération !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous donne donc RDV à la prochaine étape, prévue pour ce mois de janvier : <strong>relire tout le manuscrit de bout en bout</strong> pour vérifier qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas d&rsquo;erreurs et que le style « coule » bien. Ensuite, viendra l&rsquo;étape ultime : <strong>rédiger un synopsis et une lettre d&rsquo;accompagnement</strong> pour l&rsquo;envoyer à des maisons d&rsquo;édition. J&rsquo;ai hâte d&rsquo;en arriver à cette concrétisation de tant d&rsquo;efforts <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong><em>Réparer les vivants </em>est, à ce jour, le seul roman de Maylis de Kerangal que j’ai lu. Est-ce que vous en avez lu d’autres ? Si oui, lesquels me recommandez-vous ? Faites-moi vos recommandations en commentaire ! Pour ma part, je viens d&rsquo;acheter <a href="https://www.babelio.com/livres/Kerangal-Tangente-vers-lest/334302" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Tangente vers l’Est</em></a>, qui se passe <a href="https://areyouradis.fr/tag/transsiberien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">à bord du Transsibérien</a> (un argument de taille pour me séduire&#8230;).</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/">21. Réparer les vivants, l&rsquo;écriture comme un bistouri de Maylis de Kerangal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/reparer-les-vivants-maylis-de-kerangal/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>5</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">500</post-id>	</item>
		<item>
		<title>16. Autoédition et crowdfunding avec Amélie Charcosset (interview 1/2)</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 27 Jul 2022 13:10:27 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=420</guid>

					<description><![CDATA[<p>Pour l&#8217;épisode d&#8217;aujourd&#8217;hui, je reçois Amélie Charcosset, autrice, animatrice d’ateliers d’écriture et professeure de français langue étrangère. Dans cette première moitié d&#8217;interview, nous parlons écriture et autoédition, autour de son premier roman paru il y a pile un an : Je ne suis pas née ce matin. Powered by RedCircle Publier un roman grâce au [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/">16. Autoédition et crowdfunding avec Amélie Charcosset (interview 1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour l&rsquo;épisode d&rsquo;aujourd&rsquo;hui, je reçois Amélie Charcosset, autrice, animatrice d’ateliers d’écriture et professeure de français langue étrangère. Dans cette première moitié d&rsquo;interview, nous parlons écriture et autoédition, autour de son premier roman paru il y a pile un an : <a href="https://www.ameliecharcosset.com/jenesuispasneecematin/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Je ne suis pas née ce matin</em></a></strong>.</p>



<script async defer onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/b1a394f1-5f77-478f-beba-8763b8bb3365"></script>
    <div class="redcirclePlayer-b1a394f1-5f77-478f-beba-8763b8bb3365"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&#038;utm_medium=web&#038;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">Publier un roman grâce au financement participatif</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Pour l&rsquo;autoédition, je me suis bien entourée. »</p>
<cite>Amélie Charcosset, sur le fait que l&rsquo;autoédition est un acte professionnel qui consiste à devenir la cheffe de projet de son propre roman, en faisant appel à une correctrice, une illustratrice, une graphiste, etc.</cite></blockquote>



<p class="wp-block-paragraph">Amélie nous raconte comment elle a <strong>écrit, puis maintes fois corrigé, et enfin publié son premier roman, </strong>au cours d&rsquo;un long cheminement qui a duré pas moins de neuf ans ! Un travail de persévérance et de patience, récompensé par <strong>une très belle campagne de financement participatif <a href="https://fr.ulule.com/jenesuispasneecematin/news/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Ulule</a>, </strong>qui lui a permis d&rsquo;imprimer un roman de grande qualité.</p>


<div class="wp-block-image">
<figure class="aligncenter size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="472" height="708" src="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/07/Couverture-roman_Je-ne-suis-pas-nee-ce-matin_Amelie-Charcosset.webp" alt="Couverture du roman autoédité d'Amélie Charcosset, &quot;Je ne suis pas née ce matin&quot;, publié suite à une campagne de crowdfunding Ulule." class="wp-image-424" srcset="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/07/Couverture-roman_Je-ne-suis-pas-nee-ce-matin_Amelie-Charcosset.webp 472w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/07/Couverture-roman_Je-ne-suis-pas-nee-ce-matin_Amelie-Charcosset-200x300.webp 200w" sizes="(max-width: 472px) 100vw, 472px" /><figcaption class="wp-element-caption">La MAGNIFIQUE couverture du premier roman d&rsquo;Amélie Charcosset a été réalisée par l&rsquo;illustratrice et graphiste Anaëlle Clot.</figcaption></figure>
</div>


<h2 class="wp-block-heading">Échanger et se questionner autour de l&rsquo;écriture de romans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En discutant, Amélie et moi nous sommes rendu compte que <strong>nous partagions de nombreux questionnements autour de l&rsquo;écriture. </strong>Ainsi, la longue aventure que constitue la publication d&rsquo;un roman est jonchée de petites et grandes problématiques, comme :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le choix entre écrire à l’ordinateur ou à la main ;</li>



<li>L’autoédition ou la voie traditionnelle via une maison d’édition ;</li>



<li>La résistance qu’on peut rencontrer quand on essaye d’écrire sur des sujets sensibles ou difficiles ;</li>



<li>L&rsquo;envie de partager les coulisses d&rsquo;écriture du roman, <a href="https://fr.tipeee.com/ameliecharcosset" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme Amélie Charcosset le fait sur Tipee ;</a></li>



<li>Le fait que, parfois, l&rsquo;écriture prend tellement de temps qu&rsquo;on n&rsquo;est plus vraiment la même personne au début et à la fin du projet, ce qui peut nous obliger à modifier le texte pour qu&rsquo;il s&rsquo;accorde mieux à nos valeurs ;</li>



<li>Le bon moment pour s&rsquo;arrêter dans les salves de réécriture successives, surtout quand ça fait des années qu&rsquo;on travaille sur un manuscrit ;</li>



<li>Etc.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Un premier échange très riche qui, je l’espère, vous passionnera autant que moi. Rendez-vous dans un mois pour la seconde moitié de l&rsquo;interview, où nous parlerons encore un peu d&rsquo;écriture, mais surtout de lecture !</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/">16. Autoédition et crowdfunding avec Amélie Charcosset (interview 1/2)</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">420</post-id>	</item>
		<item>
		<title>12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 17:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=362</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce 12e épisode de La Page Sensible, je vous parle de l’excellentissime Au Bonheur des Dames. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/">12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 12e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de l’excellentissime <em>Au Bonheur des Dames</em>. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles que je mets moi-même en travers de mon propre chemin quand il s’agit d’écrire la fin de mon premier jet ! Ensuite, j’analyse avec vous ce qui m’a interpellée dans la construction du roman <em>Hamnet</em>, de l&rsquo;autrice écossaise Maggie O’Farrell.</strong></p>



<script async="" defer="" onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/dfe66e73-b855-4f61-a96b-390f7466972e"></script>
    <div class="redcirclePlayer-dfe66e73-b855-4f61-a96b-390f7466972e"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading">« Le seul roman de Zola qui finit bien » (dixit ma grande sœur quand j&rsquo;avais 14 ans)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j&rsquo;étais adolescente, je trouvais la plupart des classiques ennuyeux à mourir, <strong>jusqu&rsquo;à ce que ma grande sœur mette du Zola entre mes mains. </strong>Mon préféré était et sera toujours <em>Au Bonheur des Dames</em>, au point que je le relis régulièrement, comme <strong>un livre doudou.</strong> Ma sœur n&rsquo;avait pas menti : <a href="https://www.babelio.com/livres/Zola-Les-Rougon-Macquart-tome-11--Au-bonheur-des-dames/1224003" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce onzième tome de la saga des Rougon-Macquart</a>, dont chaque roman peut se lire séparément, porte un très beau souffle d&rsquo;espoir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Au décès de leurs parents, Denise et ses deux petits frères débarquent à Paris avec un maigre bagage sous le bras pour aller habiter chez leur oncle, qui est vendeur de vêtements pour dames. Mais le petit commerce dépérit, car juste de l’autre côté de la rue est apparu un des premiers grands magasins de Paris, dirigé par le génial Octave Mouret, dont les idées novatrices et fantasques soulèvent les foules. Ce temple démesuré de la mode et du capitalisme se nomme « Au Bonheur des Dames ». Au grand dam de son oncle, Denise s’y fait embaucher comme vendeuse et pénètre au cœur de cette ruche chatoyante de soieries, de belles dames, d’ouvriers surexploités et de guéguerres entre rayons.</p>
<cite>Mon synopsis subjectif du roman <em>Au Bonheur des Dames</em>, d&rsquo;Emile Zola</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi <em>Au Bonheur des Dames</em> est mon roman de Zola préféré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, c&rsquo;est <strong>un de mes romans préférés tout court ! </strong>Et voici ce que j&rsquo;aime tant dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La belle <strong>histoire d’amour </strong>qu&rsquo;il cache, loin des clichés de cette fin du XIXe siècle, avec <strong>une héroïne qui ne s&rsquo;en laisse pas compter </strong>par les hommes, les pédants et autres puissants ;</li>



<li><strong>Le personnage très attachant de Denise,</strong> la jeune vendeuse : on a vraiment envie qu’elle s’en sorte face à l&rsquo;adversité d&rsquo;une époque qui ne faisait de cadeaux ni aux femmes célibataires, ni aux petites ouvrières ;</li>



<li><strong>Les descriptions ultra-détaillées de cet univers</strong> fascinant, <em>vintage </em>et complexe d&rsquo;un grand magasin à la fin du XIXe siècle, avec une représentation très fine des enjeux de classe et de pouvoir qui l&rsquo;habitent ;</li>



<li><strong>Les énumérations d&rsquo;étoffes, de dentelles et autres termes techniques, </strong>qui pour moi sonnent comme la musique d’un instrument que j’affectionnerais particulièrement ;</li>



<li><strong>La description précise et bigarrée d&rsquo;un lieu de travail atypique où se côtoient des personnalités très différentes</strong>, qui a d&rsquo;ailleurs inspiré en partie <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">le musée du thé fictif dans mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em> ;</a></li>



<li>Les thématiques très actuelles que l&rsquo;intrigue pose sans lourdeurs : capitalisme, classes sociales reflétées dans la hiérarchie du magasin, consumérisme et même mondialisation. Loin d&rsquo;un essai mécanique, <strong>Zola nous chuchote sa thèse à travers les symboles qu&rsquo;il glisse dans l&rsquo;intrigue, </strong>et notamment dans la construction de ses personnages.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : décortiquer <em>Hamnet</em>, un autre roman historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du podcast, je vous raconte que<strong> je continue à lire « comme une écrivaine »,</strong> c&rsquo;est-à-dire à observer comment les autres autrices et auteurs s&rsquo;y prennent pour écrire leurs romans. J&rsquo;ai récemment terminé<strong> le très beau roman <a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hamnet</em>,</a></strong><a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> dont vous trouverez mon résumé ici</a>, et voici ce que j&rsquo;y ai relevé d’intéressant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dès le début de ce long roman, on en connaît la fin : </strong>le petit Hamnet, jeune fils de William Shakespeare, va mourir. Et pourtant, je n&rsquo;ai pas lâché le livre jusqu&rsquo;à avoir lu de mes yeux ce qu&rsquo;il se passait exactement ! Ça m&rsquo;a permis d&rsquo;observer le fait que,<strong> parfois, l&rsquo;enjeu d&rsquo;une histoire se situe ailleurs que dans la fin.</strong> On ne veut pas savoir ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé, mais comprendre « pourquoi » ou savoir « comment ».</li>



<li>Maggie O&rsquo;Farrell enchaîne des <strong>changements rapides de point de vue entre les différents personnages,</strong> parfois au sein d&rsquo;une même scène, sans que ça soit jamais confus. Une belle inspiration pour mon propre manuscrit et ses cinq narrateurs !</li>



<li>L&rsquo;autrice a fait le choix de <strong>ne pas utiliser certains termes « attendus »,</strong> tels que le nom de William Shakespeare, ou encore le mot « sorcière » (qui pourtant pourrait facilement s&rsquo;appliquer au personnage principal, la mère d&rsquo;Hamnet). Grâce à ça, j&rsquo;ai pris conscience de <strong>la puissance que peut apporter l&rsquo;absence d&rsquo;un mot. </strong>En plus, ça m&rsquo;a rappelé le choix de <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haruki Murakami dans <em>La Course au Mouton Sauvage</em></a>, où le nom des personnages n&rsquo;est jamais mentionné.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Alors, est-ce que je vous ai donné envie de tenter l’aventure Zola ? Si oui, j’en suis ravie ! Sinon, n&rsquo;hésitez pas à me confier vos traumatismes émilezoliens en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/">12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">362</post-id>	</item>
		<item>
		<title>11. La Course au mouton sauvage, un mystérieux roman japonais</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 04 May 2022 18:52:35 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Japon]]></category>
		<category><![CDATA[questions existentielles]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=353</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce 11e épisode de La Page Sensible, je vous parle de La Course au mouton sauvage : un roman mystique, loufoque et grandiose du fameux écrivain japonais Haruki Murakami. Ce dernier a fait quelques bestsellers en France, comme Kafka sur le rivage et 1Q84. Mais, aujourd’hui, j’ai fait exprès de vous parler d’un de [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/">11. La Course au mouton sauvage, un mystérieux roman japonais</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 11e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de <em>La Course au mouton sauvage</em> : un roman mystique, loufoque et grandiose du fameux écrivain japonais Haruki Murakami. Ce dernier a fait quelques bestsellers en France, comme <em>Kafka sur le rivage</em> et <em>1Q84</em>. Mais, aujourd’hui, j’ai fait exprès de vous parler d’un de ses romans moins connus qui, personnellement, m’a profondément remuée. Côté écriture, je vous raconte ma retraite d’écriture ratée à Barcelone, ou comment je n’ai pas écrit une seule ligne en dix jours de vacances&#8230; Et pourquoi c’est peut-être une excellente nouvelle.</strong></p>



<script async="" defer="" onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/a2027930-e981-44b9-a3a9-652d0363ac0c"></script>
    <div class="redcirclePlayer-a2027930-e981-44b9-a3a9-652d0363ac0c"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Haruki Murakami et son roman <em>La Course au mouton sauvage</em> constituent, selon moi, la meilleure des introductions aux romans japonais contemporains !</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Haruki Murakami : l&rsquo;écrivain japonais qui m&rsquo;a le plus marquée</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Déjà, parce que je suis une fada du Japon</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Comme beaucoup de Français·es de ma génération, <strong>je suis fascinée par le Japon depuis le collège, </strong>où je piquais les mangas de ma grande sœur. Au lycée, j&rsquo;ai commencé à apprendre le japonais en autodidacte, puis j&rsquo;ai pris des cours du soir à la fac. Enfin, à l&rsquo;âge de 20 ans, j&rsquo;ai fait mon tout premier voyage hors d&rsquo;Europe pour rendre visite à mon chéri de l&rsquo;époque, qui séjournait en échange à Kyôto ! Depuis, le virus du Japon m&rsquo;a saisie, si bien que <a href="https://areyouradis.fr/tag/japon/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">j&rsquo;y ai même vécu un an entre 2019 et 2020.</a></p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette soif de Japon me vient aussi du cinéma japonais, et notamment <a href="https://www.telerama.fr/cinema/cinq-films-qui-font-dhirokazu-kore-eda-le-grand-cineaste-de-la-famille,n5928274.php" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des films de Kore-Eda</a>, mais aussi <a href="https://www.casterman.com/Bande-dessinee/Catalogue/ecritures/le-gourmet-solitaire" target="_blank" rel="noreferrer noopener">des BD de Jirô Taniguchi</a> et, enfin, des romans de Haruki Murakami. <strong>J&rsquo;ai découvert cet auteur japonais au lycée,</strong> quand ma meilleure amie m&rsquo;a prêté son grand bestseller, <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-Kafka-sur-le-rivage/4410" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Kafka sur le rivage</em></a>. Un roman d&rsquo;apprentissage envoûtant, qui m&rsquo;a beaucoup marquée et qui m&rsquo;a poussée à lire les autres livres de Murakami quand ils se plaçaient sur mon chemin, comme celui que je présente dans le podcast d&rsquo;aujourd&rsquo;hui : <strong><em>La course au mouton sauvage</em>.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading"><em>La course au mouton sauvage</em>, premier roman d&rsquo;Haruki Murakami traduit en français</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est par hasard, au cours d&rsquo;un vide-grenier dans les rues de Grenoble, que je suis tombée sur ce <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-La-course-au-mouton-sauvage/3006" target="_blank" rel="noreferrer noopener">roman plutôt méconnu de Haruki Murakami.</a> Il s&rsquo;agit pourtant du<strong> premier livre de l&rsquo;écrivain traduit en français, </strong>en 1990, et il marque le début d&rsquo;une longue série de succès internationaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><em>La course au mouton sauvage</em> est <strong>un roman initiatique</strong> qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un trentenaire tokyoïte, cadre dans la pub à la vie insipide, qui a publié <strong>la photo d&rsquo;un mouton magique</strong> sans le faire exprès. Menacé par une mystérieuse organisation d’extrême-droite, il doit se rendre dans <a href="https://areyouradis.fr/visiter-furano-hokkaido-fleurs-et-volcans/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les îles septentrionales d&rsquo;Hokkaïdo</a> pour partir à la recherche de ce fameux mouton.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Pour ce Tokyoïte à la vie terne, la « course au mouton » jusqu&rsquo;à l&rsquo;extrême-Nord du Japon représente, en réalité, une quête de lui-même.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi je vous recommande de lire <em>La course au mouton sauvage</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans ce roman, j&rsquo;ai retrouvé l’essence de<strong> tout ce que j’aime chez Haruki Murakami :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’impression de toucher à une vérité profonde, intangible, grâce au fameux « réalisme magique » qui constitue la signature de Murakami et qui nous guide subtilement <strong>entre réalité, messages subliminaux et symboles inspirés du bouddhisme ésotérique. </strong>Ça me rappelle <a href="https://areyouradis.fr/visiter-le-mont-koya/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon séjour chez les moines japonais du mont Koya,</a> il y a deux ans ;</li>



<li>La <strong>sensualité étrange</strong> qui baigne ce roman, comme tous les autres de Murakami, où la sexualité et ses fantasmes les plus loufoques ont souvent la part belle ;</li>



<li>La rencontre de l’hyper-modernité et des <strong>mythes inspirés du folklore japonais ;</strong></li>



<li>Le fait que<strong> l&rsquo;auteur n’explique pas tout, </strong>laissant place à la rêverie et à l’interprétation de la lectrice ou du lecteur ;</li>



<li>Le thème des <strong>sectes religieuses japonaises,</strong> un véritable phénomène au Japon mais peu connu du public. C&rsquo;est un sujet récurrent chez Haruki Murakami, comme par exemple dans <a href="https://www.babelio.com/livres/Murakami-1Q84-Livre-1--Avril-Juin/268009" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sa fameuse saga <em>1Q84</em></a> (que, par ailleurs, je n&rsquo;ai pas aimée car je l&rsquo;ai trouvée trop glauque).</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Ma « retraite d&rsquo;écriture ratée » à Barcelone</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Mon 1er jet de 2e roman&#8230; n&rsquo;est toujours pas terminé</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans le <a href="https://www.marionjoceran.fr/bernard-clavel-podcast-lecture/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dernier épisode, consacré à Bernard Clavel,</a> je vous annonçais que je m&rsquo;offrais une semaine de vacances en solo à Barcelone, <strong>dans l&rsquo;espoir d&rsquo;y finir enfin mon premier jet en cours.</strong> Au final, je n&rsquo;ai rien écrit du tout, car en réalité j&rsquo;avais surtout besoin de REPOS ! Mais je suis rentrée de mon voyage requinquée et, surtout, j&rsquo;ai fini par comprendre <strong>ce qui me bloquait sur la fin de ce manuscrit. </strong>Je n&rsquo;ai pas du tout l&rsquo;angoisse de la page blanche&#8230; En réalité, j&rsquo;ai juste très peur de le terminer, à cause de tout ce que ça suppose pour la suite (notamment, le faire lire à des gens, ohmondieuohmondieuohmondieu).</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em> : une autre quête d&rsquo;identité<br>qui mêle mystère et sensualité avec une pointe d&rsquo;humour</a></div>
</div>



<div style="height:36px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h3 class="wp-block-heading">BONUS : les notes de mon séjour en solo à Barcelone (gare aux fautes de catalan) !</h3>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Barcelona &#8211; Abril 2022</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la ruelle devant l&rsquo;hostel, des orangers dont les fleurs exhalent leur parfum à la nuit tombante, et dont les oranges insipides tentent les touristes ignorants.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La foule sur les Ramblas : du catalan, du français, de l&rsquo;allemand, une odeur de paella et de crustacés, des bocks de sangria, des leggings et des valises à roulettes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la horchateria de la Rambla del Poblenou, du granissat au citron avec une paille en plastique anachronique et de la glace goût crème.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Jardin de les Tres Chimeneas, un skateur avec une grosse tâche de sueur au cul. Je viens juste de comprendre pourquoi ils portent tous des jeans aussi baggy.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Riz au calamar al dente, croquettes panées à la puissante saveur de poulet, tortilla fade sur pan con tomate croustillant, « salade de l&rsquo;électricité » au surimi, verre géant de vin negre de la casa à 2,50 €.</p>



<p class="wp-block-paragraph">À la Platja de la Mar Bella, à gauche juste après le skatepark, une plage nudiste, pleine de jeunes gays debout et de familles allongées, des grosses vagues, de l&rsquo;eau très froide et la queue pour les toilettes des hommes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Dans les ruelles du quartier gothique, les touristes du weekend de Pâques, des espadrilles, de la pisse, une cathédrale au toit ouvert où poussent des palmiers et où dorment des oies blanches, des balcons dégoulinants de plantes vertes, et l&rsquo;envie de tourner un James Bond.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">À très bientôt pour de nouvelles lectures</h2>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous aimez lire des autrices et auteurs japonais ? Si oui, recommandez-moi vos romans japonais préférés en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/">11. La Course au mouton sauvage, un mystérieux roman japonais</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">353</post-id>	</item>
		<item>
		<title>8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=podcast-livre-call-me-by-your-name</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 19:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=311</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce 8e épisode, je vous parle de Call Me By Your Name, d&#8217;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/">8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 8e épisode, je vous parle de<em> Call Me By Your Name</em>, d&rsquo;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il est pris d’un désir ardent pour le jeune doctorant américain que son père a invité pour les vacances. Soleil implacable, sensualité intello et amour interdit, que demander de plus ? Côté écriture, je vous raconte comment s’est passée ma « reprise » après une interruption de quinze jours dans l’écriture de mon premier jet. Enfin, je vous parle d’une émotion difficile à écrire, mais qui revient souvent dans mon manuscrit actuel : la colère.</strong></p>



<script async="" defer="" onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/21b5a3eb-7060-4855-871a-d01d5fc61987"></script>
    <div class="redcirclePlayer-21b5a3eb-7060-4855-871a-d01d5fc61987"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&amp;utm_medium=web&amp;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Call Me By Your Name</em> : un de mes romans préférés ET un de mes films préférés !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, l&rsquo;auteur américain André Aciman sort <strong>un livre traduit en français sous le titre obscur <em>Plus tard ou jamais</em>, </strong>avec une couverture kitsch digne des pires romans à l&rsquo;eau de rose. <strong>Pourtant, ce récit n&rsquo;a rien de cucul et c&rsquo;est même un magnifique roman d&rsquo;amour et d&rsquo;apprentissage. </strong>Elio, 17 ans, petit intello de bonne famille et passionné d’art, passe les vacances d&rsquo;été dans la maison familiale en Italie. Oliver, jeune doctorant de 24 ans, vient aider le père d&rsquo;Elio dans ses recherches universitaires. <strong>Pour Elio, c&rsquo;est la découverte d&rsquo;un désir qui va consumer son été, lui faire connaître son premier grand amour et son premier grand chagrin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, peu de lectrices et de lecteurs français ont entendu parler du roman d&rsquo;André Aciman. <strong>Puis, en 2017, le réalisateur italien Luca Guadagnino l&rsquo;adapte au cinéma sous le titre original <em>Call Me By Your Name</em>, </strong>avec Timothée Chalamet et Armie Hammer. Un triomphe ! <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253100676-call-me-by-your-name-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le livre ressort en France sous le titre original</a> et, enfin, il rencontre le succès qu&rsquo;il mérite. Je suis comme tout le monde : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-pkhSA1YF40" target="_blank" rel="noreferrer noopener">j&rsquo;ai vu le film au cinéma, puis je l&rsquo;ai revu sur Netflix</a> et, comme j&rsquo;étais amoureuse des deux personnages principaux, j&rsquo;ai acheté le roman&#8230; Que j&rsquo;ai DÉVORÉ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;aime dans le roman <em>Call Me By Your Name</em></h2>



<ul class="wp-block-list"><li>Bon, déjà, je ne suis pas très objective parce que J&rsquo;ADORE les histoires d’amour tristes ! Blague à part, <strong>ce livre m&rsquo;a émue par sa description sensible de l&rsquo;amour violent qu&rsquo;on peut éprouver à 17 ans</strong> – et aussi plus tard, bien entendu.</li><li>J&rsquo;ai aussi un faible pour les <strong>romans d’apprentissage,</strong> où les évènements poussent un·e jeune protagoniste à entrer dans l&rsquo;âge adulte et à découvrir sa propre personnalité. C&rsquo;est un thème que j&rsquo;aime autant lire qu&rsquo;écrire !</li><li>André Aciman décrit avec brio la sensualité d&rsquo;Oliver et le désir d&rsquo;Elio. <strong>Une tension sexuelle subtile et déchirante sous-tend tout le roman, le rendant impossible à reposer. </strong>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le procédé que l&rsquo;autrice <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sally Rooney</a>, selon ses propres dires <a href="https://open.spotify.com/episode/148f5op53PMcZoKKV2xJIj" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un podcast que j&rsquo;écoutais la semaine dernière</a>, utilise pour rendre ses propres romans si addictifs !</li><li>Le livre, à l&rsquo;instar du film, s&rsquo;enrichit d&rsquo;une atmosphère assez artistique, avec <strong>de nombreuses références aux beaux-arts,</strong> sans pour autant basculer dans le snobisme.</li><li>Le roman m&rsquo;a plongée toute entière dans <strong>le décor, cette villa ancienne au bord de la mer, les vacances d&rsquo;été en Italie, Rome dans les années 80&#8230; </strong>Il faut emporter <em>Call Me By Your Name</em> à la plage ou, au contraire, le lire en plein hiver pour retrouver la lumière, les sons et les odeurs de l&rsquo;été.</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img decoding="async" width="1024" height="569" src="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg" alt="À gauche : une apparition en guest star d'André Aciman, l'auteur du roman, dans l'adaptation au cinéma de Call Me By Your Name." class="wp-image-317" srcset="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg 1024w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-600x333.jpg 600w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-300x167.jpg 300w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-768x427.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>À gauche : une apparition en <em>guest star</em> d&rsquo;André Aciman, l&rsquo;auteur du roman, dans l&rsquo;adaptation au cinéma de <em>Call Me By Your Name</em>.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques anecdotes sur l&rsquo;adaptation du roman en film</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En 2018, le film <em>Call Me By Your Name</em> remporte l&rsquo;Oscar du meilleur scénario adapté. D&rsquo;après moi, c&rsquo;est une récompense amplement méritée <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p><p>Le film ne raconte que l&rsquo;été où Elio et Oliver font connaissance. Cependant, le livre se poursuit sur vingt ans, en racontant l&rsquo;impact que cet amour de jeunesse aura sur leurs vies respectives !</p><p>L&rsquo;acteur Armie Hammer, qui joue Oliver dans le film, a l&rsquo;air nettement plus vieux que le personnage d&rsquo;Elio. Pourtant, dans le roman, Oliver est encore très jeune puisqu&rsquo;il n&rsquo;a que vingt-quatre ans, tandis qu&rsquo;Elio en a dix-sept.</p><p>L&rsquo;auteur du roman, André Aciman, fait une courte apparition dans le film ! Il joue le rôle de Mounir, un ami de passage, que vous reconnaîtrez à son élégant costume de lin (assorti à celui de son chéri, qui porte le même, mais en rose). </p><p>Il paraît que Luca Guadagnino, le réalisateur, souhaite faire des suites (oui, « des suites » au pluriel). Moi, tant qu&rsquo;on y retrouve les acteurs Timothée Chalamet et Armie Hammer, je suis cliente !! Par contre, j&rsquo;espère que ça me plaira mieux que <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253079545-trouve-moi-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la suite du roman, parue en 2019 sous le titre « Trouve-moi »</a>, que je n&rsquo;ai pas du tout aimée.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture, je me frotte à la description de la colère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières semaines, j&rsquo;ai pu reprendre un meilleur rythme d&rsquo;écriture et <strong>j&rsquo;aborde avec enthousiasme le dernier quart de mon manuscrit actuel, </strong>qui d&rsquo;ailleurs est lui aussi un roman d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;amours LGBTQ+ ! Ce faisant, je me rends compte que <strong>mon personnage principal ressent très souvent de la colère. </strong>Or, ce n&rsquo;est ni une émotion facile à écrire, ni une atmosphère qu&rsquo;on a envie de ressentir à longueur de livre. Je me suis donc interrogée sur les options qui s&rsquo;offrent à moi, et aussi sur la façon dont la colère est perçue dans notre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://podcasts.apple.com/be/podcast/allowing-anger-to-fuel-your-writing-featuring-namina-forna/id1411527439?i=1000540371738&amp;l=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cet excellent épisode du podcast américain « Write-Minded »</a>, publié par l&rsquo;équipe du fameux NaNoWriMo, m&rsquo;a bien aidée. L&rsquo;invitée y parle notamment du fait que, <strong>pour les femmes, il est beaucoup moins toléré d&rsquo;exprimer sa colère, que ce soit à l&rsquo;écrit ou en société. </strong>Ça m&rsquo;a beaucoup fait réfléchir à mon propre rapport à cette émotion si naturelle, et à ce que je m&rsquo;autorise à inclure dans mes manuscrits – ou pas, justement. <em>Food for thought&#8230;</em></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Je suis sûre qu&rsquo;il y en a plein parmi vous qui ont vu le film <em>Call Me By Your Name</em> ! J&rsquo;espère que je vous ai convaincu·e·s  de lire aussi le livre <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Et vous, est-ce que ça vous arrive souvent de découvrir des romans à travers leur adaptation en film ou en série ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/">8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>3</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">311</post-id>	</item>
		<item>
		<title>7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</title>
		<link>https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/?utm_source=rss&#038;utm_medium=rss&#038;utm_campaign=podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent</link>
					<comments>https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/#comments</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 19:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[triangle amoureux]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://www.marionjoceran.fr/?p=296</guid>

					<description><![CDATA[<p>Dans ce 7e épisode de La Page Sensible, je vous parle des Hauts de Hurlevent, l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/">7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 7e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle des <em>Hauts de Hurlevent, </em>l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, le tout sur fond de lande anglaise battue par les vents&#8230; Côté écriture, je vous raconte ma difficulté chronique à replacer ladite écriture au centre de ma vie, et surtout à assumer d’en faire une priorité absolue.</strong></p>



<script async defer onload="redcircleIframe();" src="https://api.podcache.net/embedded-player/sh/ab89b34f-956f-4c51-9116-5add7468609c/ep/4f8ab9bc-9ce3-42a7-a12a-fba573df8532"></script>
    <div class="redcirclePlayer-4f8ab9bc-9ce3-42a7-a12a-fba573df8532"></div>
    <style>
    .redcircle-link:link {
        color: #ea404d;
        text-decoration: none;
    }
    .redcircle-link:hover {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:active {
        color: #ea404d;
    }
    .redcircle-link:visited {
        color: #ea404d;
    }
</style>
<p style="margin-top:3px;margin-left:11px;font-family: sans-serif;font-size: 10px; color: gray;">Powered by <a class="redcircle-link" href="https://redcircle.com?utm_source=rc_embedded_player&#038;utm_medium=web&#038;utm_campaign=embedded_v1">RedCircle</a></p>



<h2 class="wp-block-heading"><em>Les Hauts de Hurlevent</em> : bien plus qu&rsquo;un roman classique qu&rsquo;on étudie à l&rsquo;école</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si vous avez entendu parler de ce roman gothique de 1847 pour la première fois dans un cours d&rsquo;anglais, alors vous êtes dans le même cas que moi. </strong>Peut-être que votre prof a tenté de retenir votre attention en vous racontant <a href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/117285/soeurs-bronte-charlotte-anne-emily-jane-eyre-dame-manoir-wildfell-hall-hauts-hurlevents" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;histoire des trois sœurs Brontë</a>, poétesses et romancières malgré l&rsquo;isolement du presbytère où elles ont grandi, ou bien que<strong> la pauvre Emily est décédée à 29 ans, un an seulement après la parution des <em>Hauts de Hurlevent</em>, son unique roman. </strong>Peut-être même que vous vous souviendrez que le roman <em>Jane Eyre</em>, écrit par sa sœur Charlotte, est sorti la même année et qu&rsquo;il a rencontré un tel succès que tout le monde a oublié le roman d&rsquo;Emily ! Décidément, cette autrice a eu <strong>un destin plus ou moins aussi tragique que celui de ses personnages.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais si vous croyez que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> est un récit classique à dormir debout, alors c&rsquo;est là que nos chemins se séparent. </strong>D&rsquo;accord, j&rsquo;avoue que quand ce roman m&rsquo;est tombé sous la main <a href="https://areyouradis.fr/voyager-pas-cher-au-japon-grace-au-wwoofing/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alors que je faisais du volontariat au Japon</a>, je l&rsquo;ai ouvert seulement parce que je n&rsquo;avais rien d&rsquo;autre à me mettre sous la dent. Je me suis dit : « les soirées sont longues, je ne peux pas sortir de l&rsquo;auberge à cause des ours qui rôdent dans cette région montagneuse, autant essayer de lire ce livre dont nous avait parlé la prof d&rsquo;anglais au collège ». <strong>Résultat : je n&rsquo;ai presque pas dormi la nuit suivante parce que je n&rsquo;arrivais plus à lâcher le bouquin !</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j’adore cet unique roman d&rsquo;Emily Brontë</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si je trouve que <strong><em>Les Hauts de Hurlevent</em> n’a rien d&rsquo;un classique poussiéreux, </strong>c&rsquo;est parce que&#8230;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai été emportée par cette<strong> <strong>saga familiale</strong> autour de la violente histoire d&rsquo;amour de deux personnages qui défient la morale étroite où a grandi Emily Brontë : </strong>l&rsquo;impétueuse Catherine et le sombre Heathcliff, un couple à la fois attachant et diabolique ;</li>



<li>Même si le récit est tragique, la fin apporte <strong>une forme de rédemption qui me donne envie de relire le roman, encore et encore ;</strong></li>



<li><strong>La lande désolée et déchirée par les vents,</strong> sur laquelle Emily Brontë vivait et aimait faire de longues promenades solitaires, constitue un personnage du roman à part entière (une chose que j&rsquo;ai également essayé de faire dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, qui se déroule dans un intrigant musée du thé</a>) ;</li>



<li>L&rsquo;autrice, <strong>poétesse avant de devenir romancière, </strong>décrit très bien les états d&rsquo;âme de ses personnages, et j’ai ressenti des émotions très fortes en lisant ce livre ;</li>



<li>Emily Brontë fait aussi preuve d&rsquo;une <strong>maîtrise étonnante des codes de la narration, </strong>notamment dans l&rsquo;imbrication originale des différents narrateurs, et la gestion d&rsquo;une chronologie bousculée sur plusieurs générations ;</li>



<li>Il faut <strong>rendre hommage à cette autrice isolée par la société ultra-sexiste du XIXe siècle, </strong>dépassée par le succès de sa sœur Charlotte et dont le talent littéraire n&rsquo;a été reconnu qu&rsquo;à titre posthume par ces messieurs de Londres !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Petite anecdote : « Heathcliff », ça vous dit quelque chose ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des héros du roman Les Hauts de Hurlevent se prénomme Heathcliff, un nom totalement inventé par l&rsquo;autrice. Celui-ci évoque à merveille le paysage sauvage et accidenté des landes du Yorkshire, puisqu&rsquo;il est composé de « heath » (« bruyère ») et « cliff » (« falaise »).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins une personne réelle a également porté ce nom ! Il s&rsquo;agit du talentueux acteur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Heath_Ledger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Heath Ledger</a>, dont le prénom complet est en réalité « Heathcliff », et que ses parents auraient appelé ainsi en l&rsquo;honneur du roman d&rsquo;Emily Brontë. Malheureusement pour le pauvre Heath, décédé à seulement 29 ans (comme Emily Brontë !), sa destinée s&rsquo;est révélée à peu près aussi tragique que celle du personnage d&rsquo;origine&#8230;</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Écrire, même quand la vie souffle d&rsquo;un autre côté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Peut-être que je devrais prendre exemple sur la détermination des sœurs Brontë à écrire et à se faire publier,</strong> au mépris d&rsquo;une société qui leur disait de rester sagement à leur place de femme. Dans cet épisode de podcast, je vous raconte que<strong> ces dernières semaines j&rsquo;ai eu du mal à maintenir l&rsquo;écriture au centre de ma vie.</strong> Nouveau boulot, rendez-vous médicaux, visites amicales et familiales, rythme de vie bousculé : au premier coup de vent, c&rsquo;est l&rsquo;écriture qui a pris le large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi elle et pas autre chose ? <strong>Peut-être parce que je ne m&rsquo;autorise pas encore pleinement à dégager du temps et de l&rsquo;énergie pour écrire mes romans ! </strong>Maintenant, à moi de tout faire pour retrouver une routine d&rsquo;écriture qui me permette de terminer celui sur lequel je planche en ce moment, car j&rsquo;ai tellement hâte de partager cette histoire avec vous.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--2"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon roman qui entremêle paysages et émotions fortes</a></div>
</div>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J&rsquo;espère vous avoir convaincu que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> n&rsquo;a rien d&rsquo;une lecture scolaire, au contraire ! Et vous, vous connaissiez les fameuses sœurs Brontë ? Vous êtes plutôt « team Charlotte » ou « team Emily » ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/">7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>4</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">296</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
