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	<title>Archives des amitié - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des amitié - La Page Sensible</title>
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		<title>10. Bernard Clavel, mon « écrivain de famille »</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 20 Apr 2022 16:50:23 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 10e épisode de La Page Sensible, je vous parle de Bernard Clavel, l’un de mes écrivains préférés. Malgré sa quarantaine de romans, il reste très méconnu de ma génération et je souhaite redonner ses lettres de noblesses à sa plume sensible, perspicace et ultra-réaliste. Côté écriture, je vous raconte la dernière ligne droite [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 10e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de Bernard Clavel, l’un de mes écrivains préférés. Malgré sa quarantaine de romans, il reste très méconnu de ma génération et je souhaite redonner ses lettres de noblesses à sa plume sensible, perspicace et ultra-réaliste. Côté écriture, je vous raconte la dernière ligne droite de mon actuel manuscrit de roman, que j’essaye de terminer ce mois-ci grâce à la communauté du « Camp Nanowrimo ». J’ai déjà pris pas mal de retard sur mes objectifs, mais j’ai quelques tours dans mon sac pour y remédier !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Bernard Clavel : une quarantaine de romans déjà oubliés ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Bernard Clavel a écrit une quarantaine de romans entre 1956 et 2004, après avoir exercé <strong>une foule de métiers qui ont participé à la richesse et à la précision de sa plume.</strong> En son temps, il a aussi été journaliste et essayiste, et il a atteint une certaine notoriété puisqu&rsquo;il a <strong>reçu le prix Goncourt en 1968 pour <em>Les Fruits de l&rsquo;Hiver</em>.</strong> Pourtant, quand j&rsquo;en parle à mes copines du club de lecture, <strong>aucune ne le connaît !</strong> Voilà un mal que je compte bien redresser avec mes petits bras vaillants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">J&rsquo;ai longtemps cru que Bernard Clavel n&rsquo;appartenait qu&rsquo;à ma famille</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, <strong>vous parler de Bernard Clavel dans mon podcast est un acte presque intime,</strong> car j&rsquo;associe étroitement ses livres aux membres de ma famille. D&rsquo;abord à mon père, à qui j&rsquo;ai piqué presque tous les romans que j&rsquo;ai lus de lui, mais aussi à mon petit Papy, qui adorait cet auteur. J&rsquo;ai toujours vu ses livres traîner dans les recoins des bibliothèques familiales, tout comme ceux de Daniel Pennac, un autre tonton littéraire à moi.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Je n&rsquo;ai découvert que très récemment que Bernard Clavel avait reçu un prix Goncourt (pour un roman que je n&rsquo;ai toujours pas lu, preuve de mon indécrottable esprit de contradiction). En voyant son nom sur la page Wikipédia des prix Goncourt, j&rsquo;ai eu l&rsquo;impression d&rsquo;apercevoir un nom intime, comme d&rsquo;un oncle ou d&rsquo;un cousin. <strong>Comme si Bernard Clavel ne pouvait appartenir qu&rsquo;à ma famille, et à personne d&rsquo;autre.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Au-delà de <em>Malataverne</em> : des romans tirés de la vraie vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La seule autre fois où j&rsquo;ai rencontré le nom de Bernard Clavel hors de mon cercle intime, c&rsquo;était au collège, où M. Bignon nous a <strong>fait étudier un de ses romans jeunesse : <em>Malataverne</em>. </strong>Qualifié de « roman du terroir », voire de conte philosophique, <em>Malataverne</em> m&rsquo;a bien plu&#8230; Mais il n&rsquo;a pas su réveiller en moi des émotions aussi fortes que les deux livres plus « adultes » que je veux vous présenter aujourd&rsquo;hui. On y retrouve tout ce que j&rsquo;aime chez Bernard Clavel :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un <strong>voyage dans le temps</strong> grâce à son sens du détail et l&rsquo;hyper-réalisme des scènes ;</li>



<li>Des <strong>personnages </strong>si vrais qu’on pense qu’ils n’ont pu qu’exister ;</li>



<li>Des <strong>dialogues </strong>piquants et qui sonnent juste ;</li>



<li>Le regard perspicace de ce pacifiste sur <strong>les classes sociales, le travail et la condition humaine ;</strong></li>



<li><strong>L&rsquo;expérience riche d&rsquo;une vie faite de mille métiers,</strong> qui ont grandement inspiré les récits de cet autodidacte de la vie.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Mes deux romans préférés de Bernard Clavel </h2>



<h3 class="wp-block-heading"><em>L’Hercule sur la Place</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://booknode.com/l_hercule_sur_la_place_0257722" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Ce petit livre sorti en 1966</a> compte tout simplement parmi mes romans préférés du monde entier. Je l&rsquo;ai lu au moins quatre fois, je ne m&rsquo;en lasse pas ! <strong>Inspiré d&rsquo;un forain que Bernard Clavel a rencontré pendant son adolescence, </strong>il raconte l&rsquo;histoire de Pierre, adolescent orphelin, et de sa rencontre avec <strong>une équipe de lutteurs qui parcourent les places de France en roulotte. </strong>Ils vont emmener Pierre avec eux, lui apprendre la confiance, l&rsquo;amour et le travail. Un récit d&rsquo;apprentissage où s&rsquo;entrechoquent amitié, instinct de survie, rires et larmes, <strong>le tout bercé par les lumières <em>vintage </em>de la fête foraine.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En bref, « L&rsquo;Hercule sur la Place » c&rsquo;est une <em>vibe </em>à mi-chemin entre :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les premières chansons de Renaud ;</li>



<li>Les romans de Johr Irving ;</li>



<li>Les dialogues de « Zazie dans le Métro ».</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading"><em>La Maison des Autres</em> (tome 1 de la saga <em>La Grande Patience</em>)</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Encore un roman d&rsquo;apprentissage,</strong> car on ne se refait pas <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Ce livre, paru en 1962, est en fait <a href="https://booknode.com/la_grande_patience_tome_1_la_maison_des_autres_053775" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le premier tome d&rsquo;une saga de quatre romans</a> que Bernard Clavel a appelée <em>La Grande Patience</em>. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le quatrième tome de cette tétralogie, <em>Les Fruits de l&rsquo;Hiver</em>, qui a reçu le prix Goncourt en 1968. Toute cette saga est<strong> une forme d&rsquo;autofiction, où Bernard Clavel raconte plus ou moins l&rsquo;historie de sa jeunesse, </strong>entre 1937 et 1945.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Moi, c&rsquo;est pour le premier tome que j&rsquo;ai eu un énorme coup de cœur :<strong> dans <em>La Maison des Autres</em>, qui se déroule entre 1937 et 1939, </strong>Bernard Clavel nous raconte sa sortie de l&rsquo;enfance à travers un<strong> apprentissage de deux ans chez un pâtissier au caractère détestable.</strong> Son alter ego, le petit Julien, arrive dans cette maison étrangère à l&rsquo;âge de 14 ans, et il y découvre la dure vie de « second apprenti » : se lever bien avant l&rsquo;aube pour la corvée de charbon, essuyer les coups et les humiliations, mais surtout écouter les conseils des collègues et ne jamais céder au découragement. Sous nos yeux, <strong>Julien grandit, apprend, gagne en résilience et en force,</strong> jusqu&rsquo;à pouvoir tenir tête à son terrible patron.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">En résumé : <em>La Maison des Autres</em> est un roman inspirant, poignant, mais surtout une plongée ultra-détaillée dans une pâtisserie des années 1930, qui m&rsquo;a donné l&rsquo;impression de faire un vrai voyage dans le temps.</p>
</blockquote>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon roman qui raconte aussi<br>la première expérience pro d&rsquo;un jeune homme loin de chez lui !</a></div>
</div>



<div style="height:39px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : dernière ligne droite pour mon premier jet</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Avril est le mois du « Camp Nanowrimo », un défi d&rsquo;écriture international. Ça tombe bien, car<strong> j&rsquo;aimerais enfin terminer le premier jet de mon actuel manuscrit ! </strong>En effet, il ne me reste que quelques scènes à écrire pour terminer mon récit, et j&rsquo;en vois vraiment le bout. À présent que<strong> j&rsquo;entre dans la dernière phase de l&rsquo;histoire,</strong> les scènes me viennent plus facilement et, par conséquent, j&rsquo;arrive à écrire plus vite. J&rsquo;ai donc décidé d&rsquo;arrêter d&rsquo;écrire à la main et de repasser à l&rsquo;ordinateur, car <strong>j&rsquo;écris environ 50 % plus vite au clavier !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré tout, l&rsquo;issue de ce mois d&rsquo;avril est encore incertaine&#8230; Le problème, ce n&rsquo;est pas quand j&rsquo;écris, car là, ça va vite. <strong>Le problème, c&rsquo;est quand je n&rsquo;écris pas.</strong> Ces derniers temps, je me suis souvent sentie débordée par toutes mes autres activités, et <strong>j&rsquo;ai beaucoup de mal à dégager du temps pour mon manuscrit. </strong>Mais je suis actuellement en vacances pour une semaine, et j&rsquo;espère bien en profiter pour avancer sur ce sprint final. Croisons les doigts pour que, dans le prochain épisode, je vous dise que j&rsquo;ai terminé ce premier jet <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aviez déjà entendu parler de Bernard Clavel et, si oui, ailleurs qu’à l’école ? J’espère sincèrement que je vous ai donné envie de (re)découvrir cet auteur, mon tonton de cœur. Parce que, personnellement, j’ai toujours autant de bonheur à lire et relire ses romans !</strong></p>
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		<title>9. Lire Nos Espérances comme une écrivaine</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 06 Apr 2022 16:49:38 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[amitié]]></category>
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		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&#8217;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&#8217;analyse avec vous ce qui m&#8217;a [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cet épisode, je vous raconte ce que m&rsquo;a apporté la lecture du dernier livre d’Anna Hope, « Nos Espérances ». Ce roman contemporain sur l’amitié féminine, la maternité et les questions existentielles de trois trentenaires londoniennes m’a à la fois&#8230; beaucoup plu et beaucoup déçue. Je vous explique pourquoi et j&rsquo;analyse avec vous ce qui m&rsquo;a plu et déplu dans ce roman, et en quoi cette lecture m&rsquo;a <strong>donné plein de grain à moudre pour le manuscrit que j’écris en ce moment</strong> !</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>Ils avaient dû jouer des coudes avec vingt autres couples, puis envoyer leur offre par pli recommandé le jour suivant. Avant qu’elle décide de déménager à Canterbury, Cate lui rendait visite. Tout en caressant son gros ventre, elle admirait la vue et s’exclamait qu’Hannah avait bien de la chance.<br>Ce n’est pas de la chance, aurait voulu lui répondre Hannah. C’est comme ça que ça marche, la vie. Tu travailles dur pendant toute ta vingtaine et, quand tu arrives à la trentaine, tu as assez pour verser un apport. Il n’y a pas de magie, c’est juste mathématique.</p><cite>Extrait de « Nos Espérances », d&rsquo;Anna Hope, paru en 2019 chez Penguin Books. Traduction de l&rsquo;extrait depuis l&rsquo;anglais par Marion Joceran.</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">« Nos Espérances » : attentes, espoirs et déceptions de trois amies trentenaires</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Le roman en quelques mots</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>« Nos Espérances », troisième roman de l&rsquo;actrice et autrice britannique Anna Hope,</strong> raconte l&rsquo;amitié de trois Londoniennes de 35 ans : Cate, Hannah et Lissa. Toutes trois ont leurs espoirs secrets, leurs questionnements existentiels, leurs jalousies cachées et, notamment, <strong>un rapport très différent à la maternité.</strong> À travers les quatre saisons de cette année de leurs trente-cinq ans, entrecoupées de flashbacks du passé, <strong>elles se frottent à des choix de vie cruciaux qui vont mettre à mal leur amitié.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;attendais de <em>« Expectation » </em>(titre anglais de « Nos Espérances »)</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je l&rsquo;avoue, j&rsquo;attendais beaucoup de ce roman, dont <strong>le titre anglais <em>« Expectation »</em> fait justement référence au fait d&rsquo;avoir des attentes – et, bien entendu, au fait d&rsquo;être enceinte</strong> (<em>« to expect »</em>). Dans la plume britannique d&rsquo;Anna Hope, je croyais retrouver <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la modernité de ma chère Sally Rooney</a>, qui exprime les préoccupations de notre génération comme personne. Mais voilà, la fin de « Nos Espérances » m&rsquo;a laissée sur ma faim (sans vilain jeu de mots)&#8230; Aujourd’hui, exceptionnellement, je vous présente donc<strong> un avis mitigé.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi « Nos Espérances » m&rsquo;a à la fois beaucoup plu et beaucoup déçue</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La réponse est très visuelle. Quand je lis un roman qui m&rsquo;enthousiasme, je le crible de petits marque-pages pour retrouver les passages qui m&rsquo;ont intéressée. Or, quand j&rsquo;en avais fini avec « Nos Espérances », toutes mes notes étaient concentrées au milieu du livre. En gros,<strong> j&rsquo;ai trouvé le début un peu long et la fin décevante — mais j’ai ADORÉ le milieu !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les éléments du roman qui m&rsquo;ont d&rsquo;abord intéressée, puis déçue :</h3>



<ul class="wp-block-list"><li>Le roman est globalement bien écrit, dans un <strong>style moderne et épuré,</strong> mais j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;il y avait <strong>vraiment trop de voix passive ;</strong></li><li>Le récit était <strong>par moments très réaliste,</strong> et je comprends pourquoi certaines femmes s&rsquo;y sont immédiatement reconnues, mais <strong>certaines scènes manquaient pour moi de vraisemblance ;</strong></li><li>Anna Hope installe une <strong>tension sexuelle subtile et plaisante</strong> entre certains personnages, mais je trouve que les <strong>scènes de passage à l&rsquo;acte se révèlent peu sensuelles,</strong> donc assez gênantes ;</li><li>Je pensais que le roman proposerait <strong>différent points de vue sur la maternité et l’envie d’enfant,</strong> et peut-être même qu&rsquo;il explorerait le malaise propre à une génération qui a de moins en moins le réflexe de procréer. Cependant, j&rsquo;ai trouvé que la fin nous faisait retomber dans le <strong>vieux cliché : « une femme sans enfants, c’est triste ».</strong> Ça n&rsquo;est que mon interprétation du roman, mais ça m&rsquo;a bien agacée !</li></ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour terminer sur une note positive, je dois dire qu&rsquo;il y a beaucoup d&rsquo;éléments qui m&rsquo;ont plu dans ce roman, et notamment<strong> la description du quotidien d’actrice « médiocre » de Lissa, une des trois héroïnes.</strong> D’ailleurs, Anna Hope écrit en connaissance de cause, puisqu’elle-même est aussi actrice !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que la lecture de « Nos Espérances » m&rsquo;a enseigné sur l&rsquo;écriture de romans</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis que je consacre une bonne partie de mon temps à l&rsquo;écriture, j&rsquo;essaye de lire « comme une écrivaine », c&rsquo;est-à-dire <strong>d&rsquo;analyser les romans qui me passent entre les mains.</strong> Et si j&rsquo;ai choisi de consacrer un épisode de podcast à « Nos Espérances », c&rsquo;est justement parce qu&rsquo;il m&rsquo;a permis de <strong>tirer des enseignements utiles à mon manuscrit actuel.</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li>En cas de<strong> narrateurs multiples </strong>(« Nos Espérances » en a trois, mon manuscrit en a cinq), il faut faire attention à <strong>bien les différencier dès le début. </strong>Sinon, ça crée de la confusion pour le lecteur ou la lectrice. Je sais de première main que c’est très désagréable, car j’avais beaucoup de mal à me faire une image mentale des personnages de ce roman et, du coup; je confondais tout le temps Cate et Hannah.</li><li>Notamment, <strong>j&rsquo;ai trouvé gênant que les trois personnages principaux aient toutes un « A » dans leur prénom,</strong> ce qui n&rsquo;aide pas à les différencier au premier coup d’œil. Et là, gros fou rire, car mes cinq narrateurs s&rsquo;appellent pour l&rsquo;instant Sam, Nath, Camille, Hadrien et Anna (LOL).</li><li>La <strong>chronologie bousculée,</strong> que j&rsquo;utilise aussi dans mon manuscrit actuel, peut perdre les lecteurs. Je me suis aussi fait la remarque que <strong>les flashbacks doivent vraiment enrichir l’intrigue, </strong>car sinon ça la ralentit trop et on s’ennuie.</li><li>Comme mentionné plus haut, j&rsquo;ai vraiment noté qu&rsquo;il faut <strong>se méfier de la voix passive et des verbes d&rsquo;état, surtout au présent</strong> (le temps que, comme Anna Hope, j&rsquo;ai choisi pour mon récit).</li><li>Enfin, ça paraît évident, mais&#8230; J&rsquo;ai intérêt à <strong>soigner le début, car c&rsquo;est lui qui accroche les lecteurs, et la fin, car au final c’est ça que j&rsquo;ai retenu du roman !</strong></li></ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi vous aviez de grandes espérances pour ce roman d&rsquo;Anna Hope ? À votre avis, est-ce qu’on peut pardonner une fin bancale à un roman dont le milieu est excellent ?</strong></p>
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