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	<title>Archives des histoire d&#039;amour - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des histoire d&#039;amour - La Page Sensible</title>
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		<title>35. Intermezzo : le sensuel 4e roman de l’Irlandaise Sally Rooney</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 31 Oct 2024 18:00:05 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui j&#8217;accueille la pétaradante Tess Kinski, autrice de BD et amie, pour vous parler d&#8217;Intermezzo, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour Normal People, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de mon premier roman, [&#8230;]</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui j&rsquo;accueille la pétaradante <a href="https://www.tesskinski.com/">Tess Kinski</a>, autrice de BD et amie, pour vous parler d&rsquo;<em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney. Cette jeune autrice irlandaise, que vous connaissez sans doute pour <em><a href="http://www.editionsdelolivier.fr/catalogue/9782823615241-normal-people">Normal People</a></em>, représente pour moi un véritable modèle littéraire. Ensuite, côté écriture, Tess me demande des nouvelles de la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman</a>, qui avance grand train, et de la retraite d&rsquo;écriture que j&rsquo;ai faite la semaine dernière.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">De grandes attentes pour <em>Intermezzo</em>, le 4e roman de Sally Rooney</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En tant que <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/">grandes fans de Sally Rooney</a>, Tess et moi n&rsquo;avons pas attendu avant de <strong>nous jeter sur <em>Intermezzo </em>à sa sortie le mois dernier. </strong>Et, évidemment, nous avions de hautes espérances&#8230; Pour rappel, je suis tellement admirative de l’œuvre de cette Irlandaise de mon âge que je lui avais consacré<strong> le tout premier épisode de mon podcast !</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">A propos du roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>Intermezzo </em>raconte l&rsquo;histoire de deux frères qui viennent tout juste de perdre leur père</strong> et qui naviguent entre cet immense deuil, leur propre relation conflictuelle et des <strong>relations amoureuses tumultueuses.</strong> Peter a trente ans passés, c&rsquo;est <strong>un brillant avocat dublinois </strong>et il vit à cent à l&rsquo;heure pour fuir ses propres fragilités. Quant à Ivan, il n&rsquo;a que 23 ans, c&rsquo;est <strong>un petit prodige des échecs sur le déclin </strong>et il est plutôt associable.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Chacun des frères va<strong> tomber amoureux d&rsquo;une femme soit bien plus jeune, soit plus âgée que lui, </strong>ce qui va soulever tout un tas de questionnements qui viennent complexifier cette situation endeuillée. Comme toujours <strong>chez Sally Rooney, les histoires d&rsquo;amour nuancées se mélangent à des problématiques de vie plus larges.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a adoré dans <em>Intermezzo</em></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La très grande sensualité :</strong> à notre avis, c&rsquo;est pour l&rsquo;instant le plus torride des romans de Sally Rooney ! Et surtout, toujours <strong>en interrogeant les clichés qu&rsquo;on a sur le sexe</strong> entre femmes et hommes. Un régal pour les deux féministes amatrices de sensualité que nous sommes !</li>



<li><strong>Les dynamiques et relations complexes entre les personnages, </strong>une grande spécialité de Sally Rooney qu&rsquo;on n&rsquo;a pas manqué de retrouver dans <em>Intermezzo</em>.</li>



<li><strong>Les descriptions de Dublin à l&rsquo;automne, </strong>très immersives et encore une fois loin des clichés sur cette saison.</li>



<li><strong>Le personnage d&rsquo;Ivan, </strong>très attachant et touchant.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Ce qu&rsquo;on a moins aimé&#8230;</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Peter </strong>est très tête à claque ! Et en même temps, on se dit : si c&rsquo;est fait exprès, c&rsquo;est bien fait.</li>



<li>Selon Tess, assez souvent l&rsquo;autrice nous « explique » ce qu&rsquo;il se passe dans la tête des personnages au lieu de nous le faire vivre directement, <strong>ce qui l&rsquo;a fait « sortir » du récit. </strong>Je n&rsquo;ai pas trop eu cette sensation de mon côté, mais je vois de quoi elle parle.</li>



<li>Il y a <strong>quelques longueurs</strong> dans le roman (qui est un sacré pavé !). Pour Tess, il y en a surtout à la fin, qui l&rsquo;a beaucoup moins accrochée que le début. Pour moi, c&rsquo;était plutôt le milieu&#8230; Dans tous les cas, on s&rsquo;est accordées à dire qu&rsquo;on lui pardonne, parce que <strong>ça reste un excellent roman.</strong></li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour résumer, <em>Intermezzo </em>n&rsquo;est <strong>pas notre livre préféré de Sally Rooney, </strong>mais personnellement c&rsquo;est quand même<strong> un des meilleurs bouquins que j&rsquo;aie lus cette année !</strong> Il faut dire que <em>Normal People</em> avait mis la barre très haute.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : un automne qui avance bien !</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Fabrication de « l&rsquo;objet-livre » pour mon 1er roman</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie de l&rsquo;épisode, je raconte à Tess que j&rsquo;ai bien avancé sur la fabrication de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a>, qui sortira en préventes sur Ulule en avril 2025. J&rsquo;ai :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Terminé la <strong>maquette </strong>pour impression ;</li>



<li>Fait relire le texte par une <strong>correctrice professionnelle</strong> pour retirer les dernières coquilles ;</li>



<li>Commencé à contacter des <strong>illustratrices pour la couverture ;</strong></li>



<li>Choisi un <strong>imprimeur </strong>et demandé un devis ;</li>



<li>Préparé un <strong>plan de communication</strong> en anticipation de la campagne Ulule d&rsquo;avril 2025.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Retraite d&rsquo;écriture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Et la semaine dernière, pour me remettre de tout ça, je suis allée cocooner chez mon père pour <strong>dormir beaucoup, manger bien sûr, écrire tous les jours, me promener un peu</strong> et&#8230; c&rsquo;est tout. Meilleures vacances d&rsquo;automne !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Si vous venez de découvrir Sally Rooney avec cet épisode, est-ce qu&rsquo;avec Tess on vous a donné envie de lire ses livres ? Et si vous avez déjà dévoré <em>Intermezzo</em>, qu&rsquo;est-ce que vous en avez pensé ?</strong></p>
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		<title>29. « Arrête avec tes mensonges », une histoire pourtant vraie de Philippe Besson</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 13 Dec 2023 16:30:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 29e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’un petit livre que j’ai récemment dévoré, un récit intime qui raconte l’histoire vraie d’un amour tenu secret pendant de nombreuses années : « Arrête avec tes mensonges », de Philippe Besson. Ensuite, côté écriture, je vous relate mon automne un peu aigre-doux, entre l’attente des [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 29e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle d’un petit livre que j’ai récemment dévoré, un récit intime qui raconte l’histoire vraie d’un amour tenu secret pendant de nombreuses années : <em>« Arrête avec tes mensonges »</em>, de Philippe Besson. Ensuite, côté écriture, je vous relate mon automne un peu aigre-doux, entre l’attente des retours sur mon premier manuscrit et une retraite d’écriture pour retravailler le deuxième. Je vous raconte donc ces semaines qui m’ont fait osciller entre espoir fou et doutes paralysants, et comment j’essaye de garder mon cap au milieu de toutes ces émotions.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mon coup de cœur pour <em>« Arrête avec tes mensonges »</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>« Arrête avec tes mensonges »</em> </strong>n&rsquo;est pas exactement un roman : c&rsquo;est <strong>un récit autobiographique du prolifique écrivain Philippe Besson,</strong> <a href="https://www.babelio.com/livres/Besson-Arrete-avec-tes-mensonges/895053" target="_blank" rel="noreferrer noopener">paru chez Julliard en 2017</a>. C&rsquo;est en fouinant sur la page Amazon de l&rsquo;excellent <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-livre-call-me-by-your-name/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Call me by your name</a></em> que j&rsquo;ai découvert ce livre. J&rsquo;ai aussitôt téléchargé l’extrait gratuit, ADORÉ les premières pages et commandé la version papier en librairie !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bien qu&rsquo;il ait publié un paquet de romans depuis 2001 et reçu de nombreux prix, je ne connaissais Philippe Besson que de nom. Mais je peux vous dire que <strong>cette première lecture m&rsquo;a donné très envie de découvrir le reste de sa bibliographie ! </strong>J&rsquo;ai déjà acheté le roman <em>Paris-Briançon</em>, qui se passe dans un train de nuit et qui m&rsquo;a particulièrement attirée à cause de <a href="https://areyouradis.fr/tag/transsiberien/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ma passion assumée pour les voyages en train</a>.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai dévoré ce livre de Philippe Besson ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Parce qu&rsquo;il contient tout ce que j&rsquo;aime dans ce genre de livre :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Un amour adolescent entre deux garçons,</strong> et en l&rsquo;occurrence une passion interdite, vécue en cachette et dans l&rsquo;adrénaline du secret ;</li>



<li><strong>Une plume élégante, épurée,</strong> qui lui permet notamment de décrire les scènes de sexe avec beaucoup de simplicité et de sensualité (un exercice que je trouve très casse-pipe, et je lui tire donc mon chapeau) ;</li>



<li><strong>Une histoire dingue et pourtant vraie, </strong>avec des coïncidences déchirantes ;</li>



<li><strong>Une tragédie</strong> au sens premier du terme, avec cette fin inexorable qu&rsquo;on voit venir de loin et que pourtant, jusqu’à la dernière seconde, on espère pouvoir éviter. Un peu comme chaque fois que je regarde <em>Titanic</em> et que j&rsquo;espère que Jack ne va pas se noyer, vous voyez ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la valse à trois temps du doute, de l&rsquo;espoir et du découragement</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Mon 1er manuscrit entre les mains des comités de lecture</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est officiel : <strong>j&rsquo;ai maintenant envoyé <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">mon premier manuscrit de roman</a> à 35 maisons d&rsquo;édition,</strong> dont six exemplaires par courrier. Je suis contente d&rsquo;avoir terminé cette étape, car ça devrait me libérer de l&rsquo;espace mental pour avancer sur mon 2e roman. J&rsquo;ai pour l&rsquo;instant reçu <strong>huit refus,</strong> tandis que deux maisons d&rsquo;édition mon signalé que le roman avait passé la première étape de tri et se trouvait maintenant en <strong>comité de lecture.</strong> L&rsquo;attente est longue, très longue&#8230; Mais je m&rsquo;accroche, notamment grâce aux retours encourageants d&rsquo;une des éditrices qui l&rsquo;a refusé !</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d’écriture pour peaufiner mon 2e manuscrit</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pendant les vacances de la Toussaint, je me suis offert <strong>une semaine de retraite d&rsquo;écriture autonome</strong> dans un petit village auvergnat. Mon but était d&rsquo;avancer dans la <strong>réécriture de mon 2e roman,</strong> que j&rsquo;ai entamé il y a un peu plus de deux ans et que j&rsquo;avais laissé en friche ces derniers mois. Cette semaine de tête à tête avec mon manuscrit m&rsquo;a surtout poussée à <strong>admettre que la fin ne me convenait pas,</strong> et qu&rsquo;il fallait que je fasse un gros travail de brainstorming avant de réécrire les derniers chapitres&#8230;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis, j&rsquo;essaye de passer <strong>une demi-journée par semaine à la bibliothèque</strong> pour travailler sur cette fameuse fin, qui m&rsquo;apparaît un peu moins obscure à chaque séance, mais qui continue de m&rsquo;échapper encore en partie. Que c&rsquo;est dur de <strong>trouver la bonne émotion de fin, </strong>l&rsquo;équilibre entre satisfaction et frustration, entre le romanesque et le vraisemblable ! J&rsquo;ai hâte d&rsquo;avoir pris ces décisions stratégiques sur mon histoire pour pouvoir me replonger dans le cœur du texte et<strong> travailler à nouveau la matière des mots.</strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>C&rsquo;est tout pour ce mois-ci ! Est-ce que vous aussi vous découvrez tout juste l’œuvre de Philippe Besson, ou avez-vous au contraire des titres à me recommander pour mes prochaines lectures ? Ou d’autres livres dans cette même mouvance, qui est carrément ma came, comme vous l&rsquo;avez sûrement compris ? Écrivez-moi votre avis ou vos recommandations en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 10:45:00 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 25e épisode, j&#8217;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian Americanah. C&#8217;est Louise qui m&#8217;a fait découvrir ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 25e épisode, j&rsquo;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian <em>Americanah</em>. C&rsquo;est Louise qui <strong>m&rsquo;a fait découvri</strong>r ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, d’expatriation et de retour aux origines, sur fond de réflexion autour des questions de race, de féminisme, de genre et d’identité en général. Ensuite, côté écriture, Louise Hourcade nous raconte le cheminement professionnel et artistique qui l’a amenée à écrire des newsletters. Un sujet sur lequel j’avais plein de questions, car j’apprécie beaucoup ce format, que ce soit en tant qu’autrice ou en tant que lectrice !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mon invitée : Louise Hourcade, autrice de newsletters</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Louise Hourcade a 26 ans, elle vit à Paris</strong> et, à sa sortie d’école de commerce, elle s’est rapidement éloignée des parcours classiques pour chercher sa voie, notamment dans les domaines artistiques. Aujourd’hui, elle se consacre à <strong>l’écriture d’une <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">newsletter à la fois culturelle, sociologique et personnelle</a></strong> qui compte déjà plusieurs milliers d’abonné·es&#8230; dont moi ! En la lisant, <strong>j’ai vite remarqué que nous avions des goûts de lecture similaires,</strong> et c’est pourquoi je suis ravie qu’elle soit venue nous en parler dans le podcast.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sa recommandation : le roman <em>Americanah</em>, de Chimamanda Ngozi Adichie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai découvert <em>Americanah </em>grâce à Louise et je lui en suis très reconnaissante, car j&rsquo;ai adoré ce <strong>roman nigérian sorti en 2013</strong> et <a href="https://www.babelio.com/livres/Adichie-Americanah/670178" target="_blank" rel="noreferrer noopener">traduit par Anne Damour pour Gallimard</a>. Il s&rsquo;agit du troisième roman de <strong>l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie, </strong>qui a également écrit de nombreux essais et nouvelles. J&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;occasion de la découvrir dans un <a href="https://www.ted.com/talks/chimamanda_ngozi_adichie_the_danger_of_a_single_story/c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ted Talk</em> sur l&rsquo;importance d&rsquo;une représentation diversifiée dans la fiction,</a> et <strong>sa plume romanesque et <em>badass</em> </strong>a achevé de me séduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur plus d&rsquo;une décennie, Americanah raconte l&rsquo;histoire d’amour d’Ifemelu et Obinze, entre Nigeria, États-Unis<strong> et Royaume-Uni.</strong> Les deux jeunes Nigérians se quittent à 19 ans, alors que l&rsquo;héroïne Ifemelu part étudier aux États-Unis, et se retrouvent à 32 ans quand celle-ci décide de retourner au Nigeria.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi Louise Hourcade et moi avons adoré <em>Americanah</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les principaux points que nous abordons en détail dans le podcast :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour Louise, c&rsquo;est d&rsquo;abord <strong>un souvenir d’expatriation : </strong>cette lecture l&rsquo;a marquée alors qu&rsquo;elle vivait seule en Espagne dans le cadre d&rsquo;un échange Erasmus ;</li>



<li><strong>Le personnage <em>badass </em>d&rsquo;Ifemelu, à l&rsquo;image de l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie elle-même :</strong> forte, intelligente, marquante, inspirante pour les jeunes femmes que nous sommes, écrivant avec sincérité sur les sujets qui lui tiennent à cœur et n&rsquo;ayant pas peur de s’exprimer ;</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« [Ifemelu, c&rsquo;est] une femme qui ne s’excuse pas de penser, (&#8230;) qui n’a pas peur de faire peur aux hommes. (&#8230;) C’est quelqu’un à qui j’ai concrètement hyper envie de ressembler. »</p>
<cite>Louise Hourcade à propos d&rsquo;Ifemelu, l&rsquo;héroïne nigériane d&rsquo;<em>Americanah</em></cite></blockquote>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un roman « intelligent », qui aborde subtilement les questions de race, de classe sociale, de migration et de féminisme, <strong>sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de se transformer en essai</strong> ou en démonstration sociologique ;</li>



<li><strong>Un dépaysement double, </strong>entre la découverte intime de la classe moyenne nigériane et celle des États-Unis vus à travers les yeux d&rsquo;Ifemelu ;</li>



<li>Un excellent style d&rsquo;écriture, marqué par un <strong>sens aigu de l’observation, </strong>où toutes les idées sont incarnées par des détails concrets plutôt qu&rsquo;énoncées (ce que les anglophones appellent le <em>« show, don&rsquo;t tell »</em>) ;</li>



<li><strong>Une très belle histoire d’amour</strong> qui se développe sur le long terme et qui célèbre, selon Louise Hourcade, <strong>« l’amour qui donne une dignité »,</strong> avec l&rsquo;importance du respect mutuel et le prérequis de s’aimer soi-même, savoir ce qu&rsquo;on veut, savoir ce qu&rsquo;on vaut ;</li>



<li>Enfin, à travers la décision d&rsquo;Ifemelu de tout abandonner pour rentrer au Nigeria, <strong>Chimamanda Ngozi Adichie nuance la notion de réussite :</strong> qu’est-ce qui la définit ? Notamment, faut-il souhaiter à tous les jeunes Nigérians de faire carrière aux États-Unis, comme semblent le penser les proches des personnages ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la newsletter de Louise Hourcade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle l&rsquo;expliquait il y a trois mois <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/19-quest-ce-que-je-vais-faire-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans sa newsletter <em>Qu&rsquo;est-ce que je vais faire de ma vie ?</em></a>, qui m&rsquo;a beaucoup parlé sur un plan personnel, <strong>Louise Hourcade a suivi un long cheminement avant de s&rsquo;autoriser à écrire professionnellement. </strong>Dans la deuxième partie du podcast, elle nous raconte ses tâtonnements pour trouver « un moyen d&rsquo;expression, un moyen d&rsquo;être écoutée », puis l&rsquo;importance que les mots ont fini par prendre dans sa démarche artistique et professionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans cette discussion sur l&rsquo;écriture de newsletters, nous avons notamment évoqué :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La relative « facilité » de l&rsquo;écriture,</strong> non pas que ça ne demande pas d&rsquo;efforts, mais au sens de <strong>se sentir « à sa place »</strong> (ça m&rsquo;a beaucoup parlé !). Louise m&rsquo;a ainsi expliqué que, longtemps, elle ne pensait pas qu&rsquo;écrire soit un art valable, car c&rsquo;était ce qui lui venait le plus naturellement, et que donc ça ne devait pas avoir de valeur. C&rsquo;est drôle comme <strong>on cherche souvent la difficulté, sans s&rsquo;autoriser à aller vers ce qui nous convient spontanément..</strong>. Qu&rsquo;est-ce que ça dit de notre rapport au travail et à la création ?</li>



<li><strong>Son choix de la newsletter comme format</strong> et les avantages qu&rsquo;elle y trouve par rapport au blog (notamment la visibilité en arrivant directement dans la boîte mail des abonné·es) ou aux réseaux sociaux <strong>(une plus grande facilité à s&rsquo;exprimer avec authenticité) ;</strong></li>



<li>Son plaisir à lire elle-même des newsletters, par opposition au tintamarre conformiste des réseaux sociaux, qu&rsquo;elle évoquait dans sa newsletter<em> <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/16-ecoeuree-dinstagram" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Impasse de l&rsquo;authenticité sur les réseaux</a></em> : se poser pour lire, choisir ce qu’on reçoit, <strong>vivre un moment « apaisé », loin des notifications,</strong> sans sauter d’un contenu à l’autre et sans être constamment influencée par l&rsquo;avis des autres ;</li>



<li><strong>Sa tentation d&rsquo;écrire un jour de la fiction,</strong> sans savoir si elle osera s&rsquo;y plonger, ni par où commencer. Quand elle m&rsquo;a demandé comment je m&rsquo;étais lancée, je lui ai brièvement raconté <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la genèse de mon premier manuscrit</a>, qui a donné le roman <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai adoré enregistrer cette interview et j&rsquo;espère que ça s&rsquo;entend dans le podcast ! Pour aller plus loin, vous pouvez bien sûr retrouver <strong>les contenus de Louise Hourcade <a href="https://www.instagram.com/louise.hourcade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Instagram</a> et <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Substack</a>.</strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cet échange avec Louise Hourcade vous a intéressé·es et qu’il vous a donné envie de lire <em>Americanah</em>, ainsi que les autres romans de Chimamanda Ngozie Adichie. Connaissiez-vous déjà cette formidable écrivaine ? Avez-vous d&rsquo;autres livres d&rsquo;elle à me recommander, romans ou essais ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>23. Mais de quoi parle ce manuscrit de roman dont je vous rebats les oreilles ?</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 22 Feb 2023 18:35:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 23e épisode de La Page Sensible, je vous présente enfin le pitch de mon premier manuscrit, un roman contemporain dont le titre de travail était à l&#8217;époque J’ai dû me planter dans la saison (depuis, il a été renommé Tant pis pour le thé). Ensuite, je dépasse ma grosse trouille du jugement en [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/">23. Mais de quoi parle ce manuscrit de roman dont je vous rebats les oreilles ?</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 23e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous présente enfin le pitch de mon premier manuscrit, un roman contemporain dont le titre de travail était à l&rsquo;époque <em>J’ai dû me planter dans la saison </em>(depuis, il a été renommé <em>Tant pis pour le thé</em>). Ensuite, je dépasse ma grosse trouille du jugement en vous lisant le premier chapitre du roman, histoire de m’entraîner à lâcher le bébé avant de l’envoyer très bientôt aux maisons d’édition…</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Le pitch du roman</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em><strong><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></strong></em> (anciennement <em>J&rsquo;ai dû me planter dans la saison</em>)<em> </em>est <strong>mon premier manuscrit finalisé</strong> (youpi !) et je m&rsquo;apprête à le soumettre à plusieurs maisons d&rsquo;édition (gloups). C&rsquo;est <strong>un roman d&rsquo;amour et d&rsquo;apprentissage,</strong> qui se déroule le temps d&rsquo;une saison touristique dans un <strong>musée du thé</strong> et qui raconte l&rsquo;histoire d&rsquo;un <strong>triangle amoureux</strong> mélangé à des <strong>secrets de famille.</strong></p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Quand le jeune Tommaso débarque dans le Gard pour sa saison de guide au musée du thé de Sainte-Estérelle, il ne se doute pas qu’il est tombé entre les griffes de la vieille Dorothy, sa directrice aussi charismatique que cruelle. Peut-être que tomber amoureux de Magdalena, sa petite-fille chérie et assistante, n’était pas la meilleure idée de la saison. D’autant plus que Magdalena sort déjà avec le beau et intimidant David&#8230; Alors que le printemps vire à l’été caniculaire, Tommaso découvre des secrets sur le couple et sur la famille de Magdalena qui l’amènent à questionner ses propres désirs, tout en s’interrogeant : peut-on sauver quelqu’un de lui-même, sous prétexte qu’on l’aime ?</p>
</blockquote>



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<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--1"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/" style="border-radius:20px">En savoir plus sur le roman</a></div>
</div>



<div style="height:25px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">Mon intention littéraire pour ce premier manuscrit</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je me suis inspirée de <strong>ma propre saison de guide dans un petit musée familial en Allemagne</strong>. Une expérience hors du commun qui m&rsquo;a aussitôt inspiré cette idée de roman, pour lequel j&rsquo;ai ensuite imaginé <strong>un musée du thé et des personnages fictifs.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi sont nés le « Musée international du thé de Dorothy Thuret », le village gardois de Sainte-Estérelle,<strong> le protagoniste Tommaso, la mystérieuse Magdalena, l&rsquo;indomptable David </strong>et tous les autres personnages du roman. Depuis bientôt six ans que je travaille sur ce manuscrit, j&rsquo;ai l&rsquo;impression de les connaître comme des personnes réelles !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Et ce premier chapitre, alors ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Je vous invite à écouter la seconde partie de l&rsquo;épisode de podcast pour <strong>entendre l&rsquo;intégralité du premier chapitre,</strong> que j&rsquo;ai lu de ma propre voix (bien que le narrateur soit un garçon). Croyez-le ou non, le budget du podcast étant limité, je n&rsquo;ai pas pu faire appel à Timothée Chalamet pour cette lecture exclusive. Cependant, il est déjà pressenti (par moi) pour l&rsquo;adaptation Netflix.</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que la présentation de mon roman vous a rappelé des œuvres que vous connaissez (livres, films, séries…) ? Quand on soumet un manuscrit, c’est toujours bien de pouvoir le comparer à des œuvres similaires, pour que la maison d’édition puisse se faire une idée du ton. Alors, si vous avez des idées, ça serait adorable de me les mentionner en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 26 Nov 2022 10:38:55 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[santé mentale]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/evidemment-martha-roman-de-meg-mason/">20. Dans Évidemment Martha, on rit jaune face à la dépression</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 20e épisode de podcast, je vous parle du roman anglais « Évidemment Martha », de l’autrice Meg Mason. Un récit atypique qui traite de santé mentale avec justesse, mélancolie et humour, tout en racontant une histoire d’amour à l’envers, en commençant… par le divorce ! Côté écriture, je vous raconte la suite de ma « convalescence de page blanche », avec la réécriture de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier manuscrit</a> qui s’éternise. Et surtout, la question à 1000 sesterces : quand est-ce que je lâche le bébé pour l’envoyer aux maisons d’édition que j’ai repérées ?</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Comment « Évidemment Martha » a croisé ma route</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Tout a commencé par un coup de cœur pour<strong> le magnifique titre original du roman, « Sorrow &amp; Bliss », </strong>qu&rsquo;on pourrait traduire par « chagrin et joie ». L&rsquo;image sur la couverture anglaise, une femme qui se masque les yeux d&rsquo;un bras, m&rsquo;a aussitôt évoqué des thématiques qui me sont chères <strong>(qui n&rsquo;a pas envie d&rsquo;un bon roman sur la souffrance psychique ??).</strong> Le 4e de couverture m&rsquo;a aussi rappelé l&rsquo;univers <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-nos-esperances-anna-hope/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">d&rsquo;une autre autrice anglaise, Anna Hope,</a> à qui j&rsquo;ai consacré un épisode de ce podcast. Mais c&rsquo;est certainement la citation élogieuse de l&rsquo;autrice Elizabeth Day, toujours sur cette même couverture, qui m&rsquo;a convaincue. Je suis archi-fan de <a href="https://howtofail.podbean.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">son podcast « How To Fail »</a> (« comment échouer ») et je suis prête à suivre toute recommandation qu&rsquo;elle me fera de son bel accent britannique.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Bref, bien que j&rsquo;aie une pile à lire plus haute que moi, j&rsquo;ai acheté « Évidemment Martha » sans hésiter (mais la version anglaise, vous l&rsquo;aurez compris). Je l&rsquo;ai fait passer sans scrupules avant tous ses petits copains dans la file d&rsquo;attente de mes lectures, et je ne l&rsquo;ai pas regretté. Si vous êtes tenté·es de faire de même, je précise que<strong> « Évidemment Martha » est <a href="https://www.babelio.com/livres/Mason-videmment-Martha/1402892" target="_blank" rel="noreferrer noopener">bien sorti en français</a>, </strong>et même très récemment puisqu&rsquo;il a été publié en mai 2022 aux éditions Le Cherche-Midi, avec une traduction d&rsquo;Anne Le Bot.</p>



<h2 class="wp-block-heading">De quoi parle ce roman de Meg Mason ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Synopsis : Martha, Londonienne issue d’une famille bohème et un peu déjantée, souffre depuis ses 17 ans d’un mal psychique mystérieux. Elle raconte que, le premier jour de ses examens de Terminale, « une petite bombe a explosé dans son cerveau ». Depuis, elle lutte contre des épisodes de dépression intense, tout en portant sur sa vie rocambolesque un regard plein d’humour. Quand le roman démarre, Martha vient de divorcer de son grand amour et elle remonte le temps jusqu’à leur rencontre, pour tenter de comprendre ce qu’il s’est passé, à la fois dans son couple et dans sa propre tête. Cela donne un roman poignant, mais plein de lumière et de pointes d’humour délicieusement British.</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j&rsquo;ai aimé « Évidemment Martha »</h2>



<p class="wp-block-paragraph">« Évidemment Martha » m&rsquo;a marquée par sa modernité et sa justesse dans la façon d&rsquo;aborder la souffrance psychique, mais pas seulement. J&rsquo;ai aussi apprécié :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L&rsquo;histoire d’amour inhabituelle</strong> au centre du livre, racontée à rebours, en commençant par le divorce ;</li>



<li><strong>La chronologie déstructurée</strong> qui en résulte, ce qui crée un effet de suspense (car seulement des bribes de la fin nous sont révélées au début) et m&rsquo;a intéressée car j&rsquo;essaye de faire quelque chose de similaire dans mon deuxième manuscrit ;</li>



<li><strong>L&rsquo;économie de moyens et les ellipses narratives </strong>que Meg Mason utilise pour donner plus de puissance à certaines scènes-clés de l&rsquo;intrigue (par exemple, en se contentant d&rsquo;un très court paragraphe pour décrire un évènement majeur, ce qui m&rsquo;a fait l&rsquo;effet d&rsquo;une bombe à la lecture) ;</li>



<li>Sur le thème de la santé mentale, le fait que l&rsquo;écrivaine parvient à <strong>décrire la souffrance psychique</strong> avec une impressionnante véracité. Par exemple, les crises de panique sont très convaincantes, tout comme les questions que se pose la narratrice : « Pourquoi suis-je comme ça alors que ma situation est si privilégiée ? <strong>Pourquoi la vie est-elle plus douloureuse pour moi que pour les autres ?</strong> Comment pourrais-je donner la vie alors que le simple fait de vivre m&rsquo;est une souffrance insupportable ? »</li>



<li><strong>Les relations familiales, également au cœur du livre, </strong>qui sont décrites avec subtilité et vraisemblance : la relation tumultueuse avec sa mère, touchante avec son père, fusionnelle et explosive avec sa sœur… Et la lassitude des proches, parfois, face à <strong>un mal non-diagnostiqué qu&rsquo;ils ne comprennent pas.</strong></li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : une V4 qui s&rsquo;éternise</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la 2e partie de cet épisode, je vous raconte que, une fois passée la grosse fatigue de mon récent déménagement, <strong>j&rsquo;ai pu reprendre doucement la 3e réécriture de mon manuscrit.</strong> Ainsi, j&rsquo;ai commencé par retravailler les deux derniers chapitres, qui avaient besoin d&rsquo;être étoffés pour bien refermer toutes les portes ouvertes par le récit.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans les semaines à venir, j&rsquo;aimerais encore apporter quelques modifications de fond à ce manuscrit :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Raccourcir les cinq premiers chapitres,</strong> car l&rsquo;intrigue démarre un peu trop lentement (mais mon Dieu que c’est dur de couper ! Que ce soit émotionnellement ou techniquement, ça me demande beaucoup plus de travail de retirer des scènes que d&rsquo;en ajouter) ;</li>



<li><strong>Retravailler les intrigues et personnages secondaires, </strong>pour mieux les relier à l’intrigue principale et surtout donner plus de  vraisemblance à certains personnages, qui risquent de tomber dans la caricature ;</li>



<li>Et surtout, <strong>décider quand je m’arrête. </strong>C&rsquo;est-à-dire, quand est-ce que j&rsquo;accepte que je ne serai jamais 100 % satisfaite de mon manuscrit et qu&rsquo;il faudra que je l’envoie quand même aux maisons d&rsquo;édition avec lesquelles j&rsquo;aimerais travailler.</li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Et le NaNoWriMo dans tout ça ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est vrai, on est en novembre et c&rsquo;est le mois de <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/National_Novel_Writing_Month" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce défi d&rsquo;écriture international</a>&#8230; Mais, <strong>pour la première fois en trois ans, je n&rsquo;essaye pas d&rsquo;écrire 50 000 mots en trente jours. </strong>Je suis beaucoup trop fatiguée, et surtout j&rsquo;ai bien plus intérêt à avancer dans ma réécriture en cours. En revanche, je prends beaucoup de plaisir à faire <strong>de l&rsquo;écriture automatique dans mon carnet intime</strong>. J&rsquo;ai aussi suivi des ateliers d&rsquo;écriture et <strong>de courts exercices d&rsquo;écriture créative,</strong> <a href="https://podcast.ausha.co/assez-parle-par-l-ecole-d-ecriture-les-mots/episode-23-la-litterature-de-l-ecouteavec-ryoko-sekiguchi" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme celui de l&rsquo;écrivaine japonaise Ryôko Sekiguchi</a> (que j&rsquo;ai mentionné à la fin du podcast).</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aussi, vous aimez les romans qui traitent de santé mentale ? Balancez vos titres préférés en commentaire pour alimenter ma pile à lire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>17. Une discussion autour du roman Liv Maria, de Julia Kerninon (interview 2/2)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 24 Aug 2022 16:29:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[voyage]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans cette interview, je vous propose la suite et fin de ma conversation avec Amélie Charcosset, autrice, animatrice d’ateliers d’écriture et professeure de FLE. Nous repassons côté lecture avec un petit débat autour de Liv Maria, un roman de Julia Kerninon qu’Amélie a souhaité vous recommander. Vous verrez que, malgré la très belle plume de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans cette interview, je vous propose la suite et fin de <a href="https://www.marionjoceran.fr/autoedition-et-crowdfunding-avec-amelie-charcosset/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ma conversation avec Amélie Charcosset,</a> autrice, animatrice d’ateliers d’écriture et professeure de FLE. Nous repassons côté lecture avec un petit débat autour de <em>Liv Maria</em>, un roman de Julia Kerninon qu’Amélie a souhaité vous recommander. Vous verrez que, malgré la très belle plume de l’autrice, pour ma part j’ai quelques réticences sur l’histoire en elle-même. À vous de vous faire votre propre avis !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Notre discussion autour du roman <em>Liv Maria</em></h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai lu <a href="https://www.babelio.com/livres/Kerninon-Liv-Maria/1229924" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce roman, paru aux éditions de l&rsquo;Iconoclaste,</a> grâce aux conseils d&rsquo;Amélie. <strong>Et même si j&rsquo;étais ravie de découvrir le style impeccable de Julia Kerninon, je n&rsquo;ai pas eu de coup de cœur pour l&rsquo;histoire. </strong>Cependant, j&rsquo;ai trouvé ça très intéressant de pouvoir en débattre avec Amélie, et cette discussion m&rsquo;a montré qu&rsquo;on peut toujours faire <strong>des lectures très différentes d&rsquo;un même livre. </strong>Souvent, c&rsquo;est même ce qui m&rsquo;a le plus agacée dans le roman qui lui a le plus plu <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Voici donc les principales divergences que nous avons découvertes dans nos lectures de ce récit d&rsquo;une vie de femme, celle de la fameuse Liv Maria.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Liv Maria, un personnage féminin fort ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">C&rsquo;est certainement sur ce point, qui est la raison principale pour laquelle je n&rsquo;ai pas apprécié le récit,<strong> que nos avis divergent le plus. </strong>Pour Julia Kerninon elle-même, <a href="https://podcasts.apple.com/fr/podcast/24-julia-kerninon-liv-maria/id1456360393?i=1000491762475" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme l&rsquo;autrice l&rsquo;explique dans un autre podcast,</a> Liv Maria est une jeune femme « badass ». Amélie est exactement du même avis : selon elle, Liv Maria fait des choix audacieux et hors-normes, ce qui fait d&rsquo;elle <strong>un personnage « profondément féministe ».</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour ma part, j’ai très fortement tiqué sur <strong>les relations amoureuses telles qu’elles sont présentées dans le roman, </strong>et qui soi-disant découleraient des choix anticonformistes de l&rsquo;héroïne. Au contraire, j&rsquo;ai trouvé qu&rsquo;ils véhiculaient <strong>des clichés inconscients de domination des hommes sur les femmes dans le couple,</strong> notamment par le statut social et l&rsquo;âge. Non seulement ça n&rsquo;a rien de révolutionnaire à mon sens, mais ça me paraît même néfaste de <strong>romantiser ce genre de relation inégale.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Les coïncidences de la vie : lyrisme ou facilité scénaristique ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ici, il n&rsquo;y a pas besoin de débattre très longtemps : on est simplement face à <strong>une pure question de préférence personnelle. </strong>Amélie adore les coïncidences, et notamment celles qui se bousculent dans « Liv Maria », tandis que je trouve qu&rsquo;elles <strong>manquent de vraisemblance.</strong> Cependant, <strong>je peux très bien comprendre qu&rsquo;on aime ce petit côté « conte » ou « fable »,</strong> qu&rsquo;on retrouve par exemple dans de grands succès comme <a href="https://www.babelio.com/livres/Ovalde-Ce-que-je-sais-de-Vera-Candida/133640" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ce que je sais de Vera Candida</em></a> (que, d&rsquo;ailleurs, je n&rsquo;ai pas aimé non plus&#8230; Oups !).</p>



<h3 class="wp-block-heading">Liv Maria, l&rsquo;insaisissable</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Pour conclure sur ce roman et ce personnage, je citerai une dernière contradiction apparue dans notre discussion : tandis qu&rsquo;Amélie appréciait d&rsquo;être <strong>plongée toute entière dans l&rsquo;intériorité de Liv Maria, </strong>je n&rsquo;arrivais pas vraiment à la cerner. Parfois, j&rsquo;avais l&rsquo;impression de la contempler de très loin, et de <strong>regarder les évènements défiler comme des ombres chinoises. </strong>Pour ma part, j&rsquo;aurais voulu développer plus d&#8217;empathie pour ce personnage central, tandis qu&rsquo;Amélie s&rsquo;est beaucoup attachée à elle.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« J&rsquo;avais l’impression de lire une biographie, mais de quelqu’un qui n’existait pas. »</p>
<cite>Cette remarque d&rsquo;Amélie sur sa lecture de <em>Liv Maria</em> résume un des points qu&rsquo;elle a adorés dans le roman, et qui m&rsquo;a personnellement moins plu : l&rsquo;histoire balaye une vie entière en 200 pages, avec des effets de « zoom arrière » qui rappellent les biographies.</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : peut-on et doit-on écrire sur tous les sujets ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ailleurs, notre discussion sur « Liv Maria » en a ensuite entraîné d’autres, plus liées à <strong>notre propre expérience d&rsquo;écriture. </strong>Nous avons notamment abordé ces quelques questions délicates :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Sommes-nous légitimes pour écrire sur tous les sujets, </strong>et comment aborder la <strong>diversité </strong>dans nos romans ?</li>



<li>Devrions-nous faire appel à des <strong>« relecteurs et relectrices sensibles » </strong>pour nous assurer de respecter les différents types de minorités ?</li>



<li>Faudrait-il nous inspirer des Anglo-Saxons en intégrant les fameux<strong> <em>« trigger warnings »,</em> </strong>ces petites notes qui permettent d’alerter les lecteurs et lectrices de contenus potentiellement choquants à l’intérieur du roman ?</li>



<li>Comment tenir compte au mieux des <strong>commentaires de nos bêta-lectrices et bêta-lecteurs,</strong> ces personnes à qui on fait lire son manuscrit en avant-première pour qu&rsquo;elles nous fassent des retours constructifs ?</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Vous l&rsquo;avez compris, c&rsquo;était une discussion très riche, et je remercie <a href="https://www.ameliecharcosset.com/bienvenue/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Amélie Charcosset</a> de m&rsquo;avoir accordé une si longue et si passionnante interview <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, avez-vous lu <em>Liv Maria</em> ? Si oui, ou si vous le lisez à votre tour, je serais vraiment curieuse de savoir ce que vous en avez pensé !</strong></p>
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		<title>14. Interview de Luisa, mon « amie prodigieuse » fan d’Elena Ferrante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 18:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce quatorzième épisode de La Page Sensible, j’ai l’immense plaisir de vous proposer la toute première interview du podcast ! Et pas n’importe laquelle, car j’y reçois mon amie Luisa, une Italienne qui parle très bien français, elle aussi passionnée de lecture et d’écriture. Nous y abordons notre passion commune pour une saga de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour ce quatorzième épisode de La Page Sensible, j’ai l’immense plaisir de vous proposer la toute première interview du podcast ! Et pas n’importe laquelle, car j’y reçois mon amie Luisa, une Italienne qui parle très bien français, elle aussi passionnée de lecture et d’écriture. Nous y abordons notre passion commune pour une saga de romans contemporains : « L’Amie prodigieuse », de l’autrice italienne Elena Ferrante. Ensuite, côté écriture, Luisa nous raconte son propre projet de roman contemporain, mais également les nouvelles d’autofiction qu’elle écrit pour remodeler certains épisodes de sa vie&#8230; Notamment, quand la fin réelle ne lui convenait pas <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Une amie italienne qui vit en Suisse, mais que j&rsquo;ai rencontrée&#8230; en plein cœur de la Sibérie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Figurez-vous que Luisa et moi nous sommes rencontrées <a href="https://areyouradis.fr/la-siberie-entre-filles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en Sibérie,</a> <strong>alors que nous prenions chacune le transsibérien en solo ! </strong>Un coup de foudre amical qui nous a menées jusque <a href="https://areyouradis.fr/lac-baikal-irkoutsk-listvianka/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur les rives du lac Baïkal</a>&#8230; Mais ceci est une autre histoire, que je vous racontais d&rsquo;ailleurs sur mon blog de cuisine et voyages. Ce n&rsquo;est que plus tard, au détour d&rsquo;une conversation sur les livres, que <strong>nous avons découvert que nous aimions les mêmes romans,</strong> et surtout que nous rêvions toutes les deux d&rsquo;en écrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre passion commune pour « L&rsquo;Amie prodigieuse », de l&rsquo;écrivaine italienne Elena Ferrante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et notamment, nous nous sommes rendu compte que <strong>nous admirions toutes les deux le style et l&rsquo;intrigue des quatre romans qui composent la saga « L&rsquo;Amie prodigieuse »,</strong> <a href="https://www.babelio.com/livres/Ferrante-Lamie-prodigieuse-tome-1--Enfance-adolescence/812075" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parus entre 2011 et 2014</a>. Cette tétralogie raconte, de la petite enfance dans les années 50 jusqu&rsquo;à la vieillesse,<strong> l&rsquo;amitié de deux femmes nées dans les quartiers pauvres de Naples : Elena et Lila. </strong>Toutes deux brillantes, toutes deux éprises de lecture et d&rsquo;écriture, toutes deux en proie à la violence extrême du milieu où elles grandissent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi un tel succès pour « L&rsquo;Amie prodigieuse » ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voilà pourquoi Luisa et moi adorons les quatre romans qui composent la série « L&rsquo;Amie prodigieuse » :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La psychologie</strong> très développée des deux personnages principaux, Elena et Lila, mais aussi de tous les personnages secondaires : chacun est saisi dans sa complexité, pour un résultat tellement <strong>réaliste </strong>qu&rsquo;on ne peut s&#8217;empêcher de se demander si l&rsquo;autrice, qui écrit sous pseudonyme et porte le même prénom que la narratrice, ne nous raconte pas la véritable histoire de sa vie ;</li><li><strong>L&rsquo;écriture à la fois fluide et créative, </strong>avec une recherche toute particulière autour de la langue italienne, qui pousse Luisa à qualifier Elena Ferrante de « plus grande écrivaine italienne contemporaine » ;</li><li><strong>L&rsquo;honnêteté</strong> de cette écriture, qui n&rsquo;est peut-être possible que grâce à l&rsquo;usage d&rsquo;un nom de plume : la narratrice ne se montre pas toujours sous son meilleur jour et, dans ces quatre romans, c&rsquo;est toute la grandeur et la petitesse de l&rsquo;humanité qu&rsquo;on retrouve ;</li><li>Les sujets fondamentaux qu&rsquo;Elena Ferrante aborde avec une grande subtilité : <strong>l&rsquo;amitié, l&rsquo;amour, la rivalité, la violence, l&rsquo;ascension sociale, la honte et, bien sûr, l&rsquo;écriture ;</strong></li><li>Enfin, Luisa a aimé y trouver<strong> le « parler » et le décor si bien décrit de Naples, </strong>qui lui ont rappelé sa famille paternelle.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Bientôt un roman signé de la main de Luisa ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie du podcast, <strong>Luisa et moi parlons longuement d&rsquo;écriture, </strong>et du fait que certains des thèmes de « L&rsquo;Amie prodigieuse » se retrouvent dans le premier roman qu&rsquo;elle est en train de préparer. Je suis bien malheureuse de ne pas parler italien, car j&rsquo;aurais adoré devenir sa toute première lectrice&#8230; Elle raconte aussi <strong>comment lui est venue l&rsquo;envie d&rsquo;écrire des histoires (<a href="https://www.marionjoceran.fr/a-propos-de-l-autrice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme moi</a>, avant même de savoir lire !)</strong>, et ce que l&rsquo;écriture lui apporte dans sa vie quotidienne. J&rsquo;ai appris plein de choses en enregistrant cet épisode et je me dis que, décidément, <strong>nous ne sommes pas copines pour rien</strong>.</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère de tout cœur que ce format d’interview vous a plu car, de mon côté, j’ai adoré cet exercice. Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous des commentaires ou des suggestions d’amélioration ?</strong></p>
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		<title>12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 17:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 12e épisode de La Page Sensible, je vous parle de l’excellentissime Au Bonheur des Dames. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/">12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 12e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de l’excellentissime <em>Au Bonheur des Dames</em>. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles que je mets moi-même en travers de mon propre chemin quand il s’agit d’écrire la fin de mon premier jet ! Ensuite, j’analyse avec vous ce qui m’a interpellée dans la construction du roman <em>Hamnet</em>, de l&rsquo;autrice écossaise Maggie O’Farrell.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">« Le seul roman de Zola qui finit bien » (dixit ma grande sœur quand j&rsquo;avais 14 ans)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j&rsquo;étais adolescente, je trouvais la plupart des classiques ennuyeux à mourir, <strong>jusqu&rsquo;à ce que ma grande sœur mette du Zola entre mes mains. </strong>Mon préféré était et sera toujours <em>Au Bonheur des Dames</em>, au point que je le relis régulièrement, comme <strong>un livre doudou.</strong> Ma sœur n&rsquo;avait pas menti : <a href="https://www.babelio.com/livres/Zola-Les-Rougon-Macquart-tome-11--Au-bonheur-des-dames/1224003" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce onzième tome de la saga des Rougon-Macquart</a>, dont chaque roman peut se lire séparément, porte un très beau souffle d&rsquo;espoir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Au décès de leurs parents, Denise et ses deux petits frères débarquent à Paris avec un maigre bagage sous le bras pour aller habiter chez leur oncle, qui est vendeur de vêtements pour dames. Mais le petit commerce dépérit, car juste de l’autre côté de la rue est apparu un des premiers grands magasins de Paris, dirigé par le génial Octave Mouret, dont les idées novatrices et fantasques soulèvent les foules. Ce temple démesuré de la mode et du capitalisme se nomme « Au Bonheur des Dames ». Au grand dam de son oncle, Denise s’y fait embaucher comme vendeuse et pénètre au cœur de cette ruche chatoyante de soieries, de belles dames, d’ouvriers surexploités et de guéguerres entre rayons.</p>
<cite>Mon synopsis subjectif du roman <em>Au Bonheur des Dames</em>, d&rsquo;Emile Zola</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi <em>Au Bonheur des Dames</em> est mon roman de Zola préféré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, c&rsquo;est <strong>un de mes romans préférés tout court ! </strong>Et voici ce que j&rsquo;aime tant dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La belle <strong>histoire d’amour </strong>qu&rsquo;il cache, loin des clichés de cette fin du XIXe siècle, avec <strong>une héroïne qui ne s&rsquo;en laisse pas compter </strong>par les hommes, les pédants et autres puissants ;</li>



<li><strong>Le personnage très attachant de Denise,</strong> la jeune vendeuse : on a vraiment envie qu’elle s’en sorte face à l&rsquo;adversité d&rsquo;une époque qui ne faisait de cadeaux ni aux femmes célibataires, ni aux petites ouvrières ;</li>



<li><strong>Les descriptions ultra-détaillées de cet univers</strong> fascinant, <em>vintage </em>et complexe d&rsquo;un grand magasin à la fin du XIXe siècle, avec une représentation très fine des enjeux de classe et de pouvoir qui l&rsquo;habitent ;</li>



<li><strong>Les énumérations d&rsquo;étoffes, de dentelles et autres termes techniques, </strong>qui pour moi sonnent comme la musique d’un instrument que j’affectionnerais particulièrement ;</li>



<li><strong>La description précise et bigarrée d&rsquo;un lieu de travail atypique où se côtoient des personnalités très différentes</strong>, qui a d&rsquo;ailleurs inspiré en partie <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">le musée du thé fictif dans mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em> ;</a></li>



<li>Les thématiques très actuelles que l&rsquo;intrigue pose sans lourdeurs : capitalisme, classes sociales reflétées dans la hiérarchie du magasin, consumérisme et même mondialisation. Loin d&rsquo;un essai mécanique, <strong>Zola nous chuchote sa thèse à travers les symboles qu&rsquo;il glisse dans l&rsquo;intrigue, </strong>et notamment dans la construction de ses personnages.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : décortiquer <em>Hamnet</em>, un autre roman historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du podcast, je vous raconte que<strong> je continue à lire « comme une écrivaine »,</strong> c&rsquo;est-à-dire à observer comment les autres autrices et auteurs s&rsquo;y prennent pour écrire leurs romans. J&rsquo;ai récemment terminé<strong> le très beau roman <a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hamnet</em>,</a></strong><a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> dont vous trouverez mon résumé ici</a>, et voici ce que j&rsquo;y ai relevé d’intéressant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dès le début de ce long roman, on en connaît la fin : </strong>le petit Hamnet, jeune fils de William Shakespeare, va mourir. Et pourtant, je n&rsquo;ai pas lâché le livre jusqu&rsquo;à avoir lu de mes yeux ce qu&rsquo;il se passait exactement ! Ça m&rsquo;a permis d&rsquo;observer le fait que,<strong> parfois, l&rsquo;enjeu d&rsquo;une histoire se situe ailleurs que dans la fin.</strong> On ne veut pas savoir ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé, mais comprendre « pourquoi » ou savoir « comment ».</li>



<li>Maggie O&rsquo;Farrell enchaîne des <strong>changements rapides de point de vue entre les différents personnages,</strong> parfois au sein d&rsquo;une même scène, sans que ça soit jamais confus. Une belle inspiration pour mon propre manuscrit et ses cinq narrateurs !</li>



<li>L&rsquo;autrice a fait le choix de <strong>ne pas utiliser certains termes « attendus »,</strong> tels que le nom de William Shakespeare, ou encore le mot « sorcière » (qui pourtant pourrait facilement s&rsquo;appliquer au personnage principal, la mère d&rsquo;Hamnet). Grâce à ça, j&rsquo;ai pris conscience de <strong>la puissance que peut apporter l&rsquo;absence d&rsquo;un mot. </strong>En plus, ça m&rsquo;a rappelé le choix de <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haruki Murakami dans <em>La Course au Mouton Sauvage</em></a>, où le nom des personnages n&rsquo;est jamais mentionné.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Alors, est-ce que je vous ai donné envie de tenter l’aventure Zola ? Si oui, j’en suis ravie ! Sinon, n&rsquo;hésitez pas à me confier vos traumatismes émilezoliens en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>8. Call Me By Your Name, un roman d’été qui bouillonne de désir</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 23 Mar 2022 19:35:30 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[été]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[LGBTQ+]]></category>
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		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 8e épisode, je vous parle de Call Me By Your Name, d&#8217;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 8e épisode, je vous parle de<em> Call Me By Your Name</em>, d&rsquo;André Aciman. Un livre que j’ai déjà lu deux fois et que je relirai encore, parce que c’est un de mes plus gros coups de cœur de ces dernières années ! Ce roman d’apprentissage raconte l’été italien d’Elio, dix-sept ans, alors qu’il est pris d’un désir ardent pour le jeune doctorant américain que son père a invité pour les vacances. Soleil implacable, sensualité intello et amour interdit, que demander de plus ? Côté écriture, je vous raconte comment s’est passée ma « reprise » après une interruption de quinze jours dans l’écriture de mon premier jet. Enfin, je vous parle d’une émotion difficile à écrire, mais qui revient souvent dans mon manuscrit actuel : la colère.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Call Me By Your Name</em> : un de mes romans préférés ET un de mes films préférés !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En 2007, l&rsquo;auteur américain André Aciman sort <strong>un livre traduit en français sous le titre obscur <em>Plus tard ou jamais</em>, </strong>avec une couverture kitsch digne des pires romans à l&rsquo;eau de rose. <strong>Pourtant, ce récit n&rsquo;a rien de cucul et c&rsquo;est même un magnifique roman d&rsquo;amour et d&rsquo;apprentissage. </strong>Elio, 17 ans, petit intello de bonne famille et passionné d’art, passe les vacances d&rsquo;été dans la maison familiale en Italie. Oliver, jeune doctorant de 24 ans, vient aider le père d&rsquo;Elio dans ses recherches universitaires. <strong>Pour Elio, c&rsquo;est la découverte d&rsquo;un désir qui va consumer son été, lui faire connaître son premier grand amour et son premier grand chagrin.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Jusque-là, peu de lectrices et de lecteurs français ont entendu parler du roman d&rsquo;André Aciman. <strong>Puis, en 2017, le réalisateur italien Luca Guadagnino l&rsquo;adapte au cinéma sous le titre original <em>Call Me By Your Name</em>, </strong>avec Timothée Chalamet et Armie Hammer. Un triomphe ! <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253100676-call-me-by-your-name-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Le livre ressort en France sous le titre original</a> et, enfin, il rencontre le succès qu&rsquo;il mérite. Je suis comme tout le monde : <a href="https://www.youtube.com/watch?v=-pkhSA1YF40" target="_blank" rel="noreferrer noopener">j&rsquo;ai vu le film au cinéma, puis je l&rsquo;ai revu sur Netflix</a> et, comme j&rsquo;étais amoureuse des deux personnages principaux, j&rsquo;ai acheté le roman&#8230; Que j&rsquo;ai DÉVORÉ.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;aime dans le roman <em>Call Me By Your Name</em></h2>



<ul class="wp-block-list"><li>Bon, déjà, je ne suis pas très objective parce que J&rsquo;ADORE les histoires d’amour tristes ! Blague à part, <strong>ce livre m&rsquo;a émue par sa description sensible de l&rsquo;amour violent qu&rsquo;on peut éprouver à 17 ans</strong> – et aussi plus tard, bien entendu.</li><li>J&rsquo;ai aussi un faible pour les <strong>romans d’apprentissage,</strong> où les évènements poussent un·e jeune protagoniste à entrer dans l&rsquo;âge adulte et à découvrir sa propre personnalité. C&rsquo;est un thème que j&rsquo;aime autant lire qu&rsquo;écrire !</li><li>André Aciman décrit avec brio la sensualité d&rsquo;Oliver et le désir d&rsquo;Elio. <strong>Une tension sexuelle subtile et déchirante sous-tend tout le roman, le rendant impossible à reposer. </strong>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le procédé que l&rsquo;autrice <a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Sally Rooney</a>, selon ses propres dires <a href="https://open.spotify.com/episode/148f5op53PMcZoKKV2xJIj" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans un podcast que j&rsquo;écoutais la semaine dernière</a>, utilise pour rendre ses propres romans si addictifs !</li><li>Le livre, à l&rsquo;instar du film, s&rsquo;enrichit d&rsquo;une atmosphère assez artistique, avec <strong>de nombreuses références aux beaux-arts,</strong> sans pour autant basculer dans le snobisme.</li><li>Le roman m&rsquo;a plongée toute entière dans <strong>le décor, cette villa ancienne au bord de la mer, les vacances d&rsquo;été en Italie, Rome dans les années 80&#8230; </strong>Il faut emporter <em>Call Me By Your Name</em> à la plage ou, au contraire, le lire en plein hiver pour retrouver la lumière, les sons et les odeurs de l&rsquo;été.</li></ul>



<figure class="wp-block-image size-full"><img fetchpriority="high" decoding="async" width="1024" height="569" src="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg" alt="À gauche : une apparition en guest star d'André Aciman, l'auteur du roman, dans l'adaptation au cinéma de Call Me By Your Name." class="wp-image-317" srcset="https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name.jpg 1024w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-600x333.jpg 600w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-300x167.jpg 300w, https://www.marionjoceran.fr/wp-content/uploads/2022/03/andre-aciman-dans-le-film-call-me-by-your-name-768x427.jpg 768w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /><figcaption>À gauche : une apparition en <em>guest star</em> d&rsquo;André Aciman, l&rsquo;auteur du roman, dans l&rsquo;adaptation au cinéma de <em>Call Me By Your Name</em>.</figcaption></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Quelques anecdotes sur l&rsquo;adaptation du roman en film</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow"><p>En 2018, le film <em>Call Me By Your Name</em> remporte l&rsquo;Oscar du meilleur scénario adapté. D&rsquo;après moi, c&rsquo;est une récompense amplement méritée <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></p><p>Le film ne raconte que l&rsquo;été où Elio et Oliver font connaissance. Cependant, le livre se poursuit sur vingt ans, en racontant l&rsquo;impact que cet amour de jeunesse aura sur leurs vies respectives !</p><p>L&rsquo;acteur Armie Hammer, qui joue Oliver dans le film, a l&rsquo;air nettement plus vieux que le personnage d&rsquo;Elio. Pourtant, dans le roman, Oliver est encore très jeune puisqu&rsquo;il n&rsquo;a que vingt-quatre ans, tandis qu&rsquo;Elio en a dix-sept.</p><p>L&rsquo;auteur du roman, André Aciman, fait une courte apparition dans le film ! Il joue le rôle de Mounir, un ami de passage, que vous reconnaîtrez à son élégant costume de lin (assorti à celui de son chéri, qui porte le même, mais en rose). </p><p>Il paraît que Luca Guadagnino, le réalisateur, souhaite faire des suites (oui, « des suites » au pluriel). Moi, tant qu&rsquo;on y retrouve les acteurs Timothée Chalamet et Armie Hammer, je suis cliente !! Par contre, j&rsquo;espère que ça me plaira mieux que <a href="https://www.placedeslibraires.fr/livre/9782253079545-trouve-moi-andre-aciman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la suite du roman, parue en 2019 sous le titre « Trouve-moi »</a>, que je n&rsquo;ai pas du tout aimée.</p></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture, je me frotte à la description de la colère</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Ces deux dernières semaines, j&rsquo;ai pu reprendre un meilleur rythme d&rsquo;écriture et <strong>j&rsquo;aborde avec enthousiasme le dernier quart de mon manuscrit actuel, </strong>qui d&rsquo;ailleurs est lui aussi un roman d&rsquo;apprentissage et d&rsquo;amours LGBTQ+ ! Ce faisant, je me rends compte que <strong>mon personnage principal ressent très souvent de la colère. </strong>Or, ce n&rsquo;est ni une émotion facile à écrire, ni une atmosphère qu&rsquo;on a envie de ressentir à longueur de livre. Je me suis donc interrogée sur les options qui s&rsquo;offrent à moi, et aussi sur la façon dont la colère est perçue dans notre société.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><a href="https://podcasts.apple.com/be/podcast/allowing-anger-to-fuel-your-writing-featuring-namina-forna/id1411527439?i=1000540371738&amp;l=fr" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Cet excellent épisode du podcast américain « Write-Minded »</a>, publié par l&rsquo;équipe du fameux NaNoWriMo, m&rsquo;a bien aidée. L&rsquo;invitée y parle notamment du fait que, <strong>pour les femmes, il est beaucoup moins toléré d&rsquo;exprimer sa colère, que ce soit à l&rsquo;écrit ou en société. </strong>Ça m&rsquo;a beaucoup fait réfléchir à mon propre rapport à cette émotion si naturelle, et à ce que je m&rsquo;autorise à inclure dans mes manuscrits – ou pas, justement. <em>Food for thought&#8230;</em></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Je suis sûre qu&rsquo;il y en a plein parmi vous qui ont vu le film <em>Call Me By Your Name</em> ! J&rsquo;espère que je vous ai convaincu·e·s  de lire aussi le livre <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Et vous, est-ce que ça vous arrive souvent de découvrir des romans à travers leur adaptation en film ou en série ?</strong></p>
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		<title>7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 09 Mar 2022 19:20:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 7e épisode de La Page Sensible, je vous parle des Hauts de Hurlevent, l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 7e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle des <em>Hauts de Hurlevent, </em>l’unique roman d’Emily Brontë. Un récit gothique tout droit sorti de l’Angleterre du XIXe siècle, qui n’a pas pris une ride malgré ses 175 ans ! Ce livre m’a plongée dans un tourbillon d’émotions, de passion amoureuse et d’intrigues familiales, le tout sur fond de lande anglaise battue par les vents&#8230; Côté écriture, je vous raconte ma difficulté chronique à replacer ladite écriture au centre de ma vie, et surtout à assumer d’en faire une priorité absolue.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Les Hauts de Hurlevent</em> : bien plus qu&rsquo;un roman classique qu&rsquo;on étudie à l&rsquo;école</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Si vous avez entendu parler de ce roman gothique de 1847 pour la première fois dans un cours d&rsquo;anglais, alors vous êtes dans le même cas que moi. </strong>Peut-être que votre prof a tenté de retenir votre attention en vous racontant <a href="https://ici.radio-canada.ca/ohdio/premiere/emissions/aujourd-hui-l-histoire/segments/entrevue/117285/soeurs-bronte-charlotte-anne-emily-jane-eyre-dame-manoir-wildfell-hall-hauts-hurlevents" target="_blank" rel="noreferrer noopener">l&rsquo;histoire des trois sœurs Brontë</a>, poétesses et romancières malgré l&rsquo;isolement du presbytère où elles ont grandi, ou bien que<strong> la pauvre Emily est décédée à 29 ans, un an seulement après la parution des <em>Hauts de Hurlevent</em>, son unique roman. </strong>Peut-être même que vous vous souviendrez que le roman <em>Jane Eyre</em>, écrit par sa sœur Charlotte, est sorti la même année et qu&rsquo;il a rencontré un tel succès que tout le monde a oublié le roman d&rsquo;Emily ! Décidément, cette autrice a eu <strong>un destin plus ou moins aussi tragique que celui de ses personnages.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mais si vous croyez que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> est un récit classique à dormir debout, alors c&rsquo;est là que nos chemins se séparent. </strong>D&rsquo;accord, j&rsquo;avoue que quand ce roman m&rsquo;est tombé sous la main <a href="https://areyouradis.fr/voyager-pas-cher-au-japon-grace-au-wwoofing/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">alors que je faisais du volontariat au Japon</a>, je l&rsquo;ai ouvert seulement parce que je n&rsquo;avais rien d&rsquo;autre à me mettre sous la dent. Je me suis dit : « les soirées sont longues, je ne peux pas sortir de l&rsquo;auberge à cause des ours qui rôdent dans cette région montagneuse, autant essayer de lire ce livre dont nous avait parlé la prof d&rsquo;anglais au collège ». <strong>Résultat : je n&rsquo;ai presque pas dormi la nuit suivante parce que je n&rsquo;arrivais plus à lâcher le bouquin !</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi j’adore cet unique roman d&rsquo;Emily Brontë</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si je trouve que <strong><em>Les Hauts de Hurlevent</em> n’a rien d&rsquo;un classique poussiéreux, </strong>c&rsquo;est parce que&#8230;</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai été emportée par cette<strong> <strong>saga familiale</strong> autour de la violente histoire d&rsquo;amour de deux personnages qui défient la morale étroite où a grandi Emily Brontë : </strong>l&rsquo;impétueuse Catherine et le sombre Heathcliff, un couple à la fois attachant et diabolique ;</li>



<li>Même si le récit est tragique, la fin apporte <strong>une forme de rédemption qui me donne envie de relire le roman, encore et encore ;</strong></li>



<li><strong>La lande désolée et déchirée par les vents,</strong> sur laquelle Emily Brontë vivait et aimait faire de longues promenades solitaires, constitue un personnage du roman à part entière (une chose que j&rsquo;ai également essayé de faire dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, qui se déroule dans un intrigant musée du thé</a>) ;</li>



<li>L&rsquo;autrice, <strong>poétesse avant de devenir romancière, </strong>décrit très bien les états d&rsquo;âme de ses personnages, et j’ai ressenti des émotions très fortes en lisant ce livre ;</li>



<li>Emily Brontë fait aussi preuve d&rsquo;une <strong>maîtrise étonnante des codes de la narration, </strong>notamment dans l&rsquo;imbrication originale des différents narrateurs, et la gestion d&rsquo;une chronologie bousculée sur plusieurs générations ;</li>



<li>Il faut <strong>rendre hommage à cette autrice isolée par la société ultra-sexiste du XIXe siècle, </strong>dépassée par le succès de sa sœur Charlotte et dont le talent littéraire n&rsquo;a été reconnu qu&rsquo;à titre posthume par ces messieurs de Londres !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Petite anecdote : « Heathcliff », ça vous dit quelque chose ?</h2>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">L&rsquo;un des héros du roman Les Hauts de Hurlevent se prénomme Heathcliff, un nom totalement inventé par l&rsquo;autrice. Celui-ci évoque à merveille le paysage sauvage et accidenté des landes du Yorkshire, puisqu&rsquo;il est composé de « heath » (« bruyère ») et « cliff » (« falaise »).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au moins une personne réelle a également porté ce nom ! Il s&rsquo;agit du talentueux acteur <a href="https://fr.wikipedia.org/wiki/Heath_Ledger" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Heath Ledger</a>, dont le prénom complet est en réalité « Heathcliff », et que ses parents auraient appelé ainsi en l&rsquo;honneur du roman d&rsquo;Emily Brontë. Malheureusement pour le pauvre Heath, décédé à seulement 29 ans (comme Emily Brontë !), sa destinée s&rsquo;est révélée à peu près aussi tragique que celle du personnage d&rsquo;origine&#8230;</p>
</blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Écrire, même quand la vie souffle d&rsquo;un autre côté</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Peut-être que je devrais prendre exemple sur la détermination des sœurs Brontë à écrire et à se faire publier,</strong> au mépris d&rsquo;une société qui leur disait de rester sagement à leur place de femme. Dans cet épisode de podcast, je vous raconte que<strong> ces dernières semaines j&rsquo;ai eu du mal à maintenir l&rsquo;écriture au centre de ma vie.</strong> Nouveau boulot, rendez-vous médicaux, visites amicales et familiales, rythme de vie bousculé : au premier coup de vent, c&rsquo;est l&rsquo;écriture qui a pris le large.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pourquoi elle et pas autre chose ? <strong>Peut-être parce que je ne m&rsquo;autorise pas encore pleinement à dégager du temps et de l&rsquo;énergie pour écrire mes romans ! </strong>Maintenant, à moi de tout faire pour retrouver une routine d&rsquo;écriture qui me permette de terminer celui sur lequel je planche en ce moment, car j&rsquo;ai tellement hâte de partager cette histoire avec vous.</p>



<div class="wp-block-buttons is-content-justification-center is-layout-flex wp-container-core-buttons-is-layout-fe48e5de wp-block-buttons-is-layout-flex">
<div class="wp-block-button is-style-outline is-style-outline--2"><a class="wp-block-button__link has-vivid-red-color has-text-color has-link-color wp-element-button" href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Découvrir <em>Tant pis pour le thé</em>, mon roman qui entremêle paysages et émotions fortes</a></div>
</div>



<div style="height:34px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J&rsquo;espère vous avoir convaincu que <em>Les Hauts de Hurlevent</em> n&rsquo;a rien d&rsquo;une lecture scolaire, au contraire ! Et vous, vous connaissiez les fameuses sœurs Brontë ? Vous êtes plutôt « team Charlotte » ou « team Emily » ? <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-chronique-roman-les-hauts-de-hurlevent/">7. Les Hauts de Hurlevent, un classique anglais pas du tout poussiéreux</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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