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	<title>Archives des sujet de société - La Page Sensible</title>
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	<description>Le journal de lecture et d&#039;écriture d&#039;une autrice émotive</description>
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	<title>Archives des sujet de société - La Page Sensible</title>
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		<title>40. Lier écriture, émotions et santé mentale avec Mahuna Poésie</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 18 Apr 2025 15:56:57 +0000</pubDate>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle interview avec Mahuna Vigam, alias Mahuna Poésie, poétesse, romancière et podcasteuse. Je l’ai d’ailleurs découverte par son podcast d’écriture, La Voix des Mots, que je vous recommande si vous aimez suivre de près les processus de création littéraire ! Dans cette interview, Mahuna et moi parlons à cœur ouvert [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-et-sante-mentale-avec-mahuna-vigam-poesie/">40. Lier écriture, émotions et santé mentale avec Mahuna Poésie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, je vous propose une nouvelle interview avec Mahuna Vigam, alias Mahuna Poésie, poétesse, romancière et podcasteuse. Je l’ai d’ailleurs découverte par son podcast d’écriture, <em><a href="https://mahunapoesie.com/podcast/">La Voix des Mots</a></em>, que je vous recommande si vous aimez suivre de près les processus de création littéraire ! Dans cette interview, Mahuna et moi parlons à cœur ouvert de son parcours « d’instapoète » devenue romancière, de ses joies et difficultés liées à l’écriture, et en particulier des liens qu’elle tisse entre écriture et santé mentale. Juste avant l’interview, je vous donne aussi quelques nouvelles de mon côté, et pas des moindres, puisque <a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/">la campagne Ulule pour mon premier roman</a> bat son plein !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Interview avec Mahuna Vigam, alias @mahunapoesie sur Instagram</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans cette conversation d&rsquo;une petite heure, Mahuna et moi avons abordé de nombreuses questions :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Son parcours : quand a-t-elle commencé à écrire et <strong>comment en est-elle arrivée à <a href="https://mahunapoesie.com/au-dela-de-nos-maux/">publier deux recueils de poésie</a>,</strong> puis à écrire des romans ?</li>



<li>Pourquoi commencer par écrire de la poésie ? <strong>A quoi ressemble le processus, et en quoi il diffère pour les romans ?</strong></li>



<li>Ses plus grandes <strong>joies liées à l’écriture et à la publication, </strong>mais aussi ses plus grandes <strong>difficultés ;</strong></li>



<li>La place que prennent<strong> le bien-être et la santé mentale </strong>dans ses écrits, et pourquoi c&rsquo;est important pour elle ;</li>



<li>Ses <strong>conseils afin d&rsquo;utiliser l’écriture pour prendre soin de soi ;</strong></li>



<li>Ses<strong> projets en cours </strong>pour l&rsquo;écriture et la publication.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Des nouvelles de ma campagne Ulule</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En introduction du podcast, je vous donne des nouvelles de la campagne de préventes de mon premier roman, <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>, qui a démarré le 6 avril et se déroulera jusqu&rsquo;au 18 mai 2025.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>En un mot : je suis ESTOMAQUÉE !</strong> Et aussi extrêmement reconnaissante, touchée, et angoissée (car le succès, comme je vous l&rsquo;explique dans le podcast, ça fait PEUR).</p>



<p class="wp-block-paragraph">On est à 352 % de collecte au moment où je publie cet épisode. <strong><a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/#bonus">En route pour les 400 %</a></strong> !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cette conversation avec Mahuna Vigam vous a plu. Si c’est un format qui vous plaît et que vous aimeriez entendre plus d’interviews, dites-le moi en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> Et si vous souhaitez précommander un exemplaire de <em>Tant pis pour le thé</em> et le recevoir deux mois avant sa sortie, <a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/">rendez-vous sur la campagne Ulule jusqu&rsquo;au 18 mai 2025</a></strong> <strong>!</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-et-sante-mentale-avec-mahuna-vigam-poesie/">40. Lier écriture, émotions et santé mentale avec Mahuna Poésie</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 21 Mar 2025 13:30:22 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : Là où chantent les écrevisses, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/avis-livre-la-ou-chantent-les-ecrevisses/">39. Là où chantent les écrevisses, et une retraite d’écriture à Avignon</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd’hui, côté lecture, on parle d’un très beau roman américain que je viens juste de finir, un récit à la fois naturaliste et poétique : <em>Là où chantent les écrevisses</em>, de Delia Owens. Je vous explique pourquoi j’ai longtemps hésité avant de le lire, et pourquoi je n’ai pas regretté mon choix de m’y plonger ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte ma dernière retraite d’écriture à Avignon, avec une petite lecture spéciale si vous écoutez la version en podcast ci-dessous. Enfin, je vous dis quelques mots des nombreux préparatifs pour le lancement imminent de la campagne Ulule que j’organise pour les préventes de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em></a> !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Là où chantent les écrevisses</em>, un livre à mi-chemin entre un roman d&rsquo;apprentissage et une enquête policière</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Comment j&rsquo;ai découvert ce premier roman de Delia Owens</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Le livre <em>Là où chantent les écrevisses</em> est sorti en 2018 aux États-Unis. Il s&rsquo;agit du <strong><a href="https://www.babelio.com/livres/Owens-La-ou-chantent-les-ecrevisses/1184153">premier roman de Delia Owens</a>, une zoologue américaine </strong>qui avait déjà publié des essais naturalistes récompensés par la critique. On a beaucoup entendu parler en 2022, quand est sortie <a href="https://www.youtube.com/watch?v=Jtus_J-ocyk">l&rsquo;adaptation au cinéma</a>. Je suis malheureusement passée à côté du film, mais j&rsquo;ai très envie de le voir, surtout que le rôle principal est joué par Daisy Edgar-Jones, l’actrice de ma série chérie <em>Normal People</em> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;avais donc vu le livre en librairie il y a quelques années, mais <strong>je l&rsquo;avais reposé à cause du 4e de couverture qui me faisait penser que l&rsquo;histoire était trop sombre. </strong>Mais comme il m&rsquo;a été recommandé à nouveau par deux amies, je l&rsquo;ai quand même lu et je n&rsquo;ai aucun regret ! Certes, il y a des passages tristes dans le livre, mais il n&rsquo;a absolument rien de sordide. Au contraire, <strong>c&rsquo;est un roman très lumineux.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi parle le livre ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Là où chantent les écrevisses</em> est <strong>un mélange d’enquête policière et de roman d’apprentissage, centré sur les paysages sauvages de Caroline du Nord.</strong> Le roman se déroule dans les années 1950-60 et raconte l’histoire de <strong>Kya, une petite fille un peu sauvage qui grandit seule dans les marais au bord de l’océan, sur la côte de Caroline du Nord. </strong>Amie des mouettes et des coquillages, la petite Kya a beau être extrêmement attachante pour la lectrice que je suis, elle n’est pas populaire auprès des habitants du village tout proche. Alors, <strong>quand un jeune homme du village est retrouvé mort, les soupçons se tournent immédiatement vers la « Fille des Marais »&#8230;</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Quatre bonnes raisons de lire <em>Là où chantent les écrevisses</em> :</h3>



<ol class="wp-block-list">
<li><strong>La poésie du texte, notamment dans les descriptions de la nature :</strong> c&rsquo;est un roman très immersif, où tous les sens sont sollicités, et où la beauté sauvage des marais est à l&rsquo;honneur. D&rsquo;ailleurs, le titre signifie « à Perpète-les-Oies » ;</li>



<li><strong>Kya, le personnage principal : </strong>une petite fille (puis une jeune femme) super attachante et complexe en même temps, poignante mais insondable, à la fois très vulnérable et très forte ;</li>



<li><strong>La plongée dans la culture traditionnelle du sud des États-Unis,</strong> et notamment les nombreuses descriptions de nourriture régionale (gruau de maïs, sandwich po’boy aux crevettes frites, <em>butter beans</em>, etc.) : ça donne sacrément faim !</li>



<li><strong>L’intrigue bien construite, avec l&rsquo;alternance des chapitres entre deux chronologies</strong> (l&rsquo;enfance de Kya dans les années 1950 et le « temps présent » du récit, en 1969, quand toute la petite ville est secouée par un soupçon de meurtre) : il y a du suspense jusqu’au bout, avec un énorme retournement à la fin !</li>
</ol>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : mes aventures de ce début d&rsquo;année</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une retraite d’écriture en solo à Avignon</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Mi-février, je suis partie cinq jours toute seule à Avignon pour retravailler mon 2e manuscrit, </strong>le fameux « roman du nouvel an » que je réécris depuis quelques années. J’en suis à peu près aux 2/3, voire 3/4 du 2e jet, et je me programme régulièrement ce genre de temps dédié à la réécriture, car sinon je n&rsquo;arrive pas à avancer dessus !</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ce séjour <strong>au calme, au mistral et au soleil </strong>m’a fait un bien FOU : j&rsquo;ai découvert qu&rsquo;Avignon était une très belle ville, et que ça me ressource toujours de me replonger dans l’écriture sans avoir rien d&rsquo;autre à faire. Écoutez la version en podcast ci-dessus pour m&rsquo;écouter vous lire <strong>des extraits de mon journal de bord sur place ! </strong>J&rsquo;y parle des aléas de la réécriture, mais aussi des petits plaisirs de ce séjour avignonnais qui sentait bon la fin de l&rsquo;hiver&#8230;</p>



<h3 class="wp-block-heading">Préparation de la campagne Ulule pour les préventes de <em>Tant pis pour le thé</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">La préparation de cette campagne m&rsquo;a beaucoup occupée ces deux derniers mois, avec <strong>de nombreuses tâches nouvelles pour moi :</strong></p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Décider des différentes contreparties, des partenaires et des prix (box lecture, ateliers d’écriture…) ;</li>



<li>Créer tous les visuels nécessaires (y compris un marque-page et une carte postale) ;</li>



<li>Construire la page Ulule en elle-même, ce qui revient à créer un mini site web ;</li>



<li>Inventer des bonus pour les différents paliers de collecte que nous atteindrons (j&rsquo;espère !) ;</li>



<li>Créer et imprimer un flyer ;</li>



<li>Et surtout, écrire, tourner et monter une vidéo en face caméra pour présenter le projet !</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai officiellement fini la page Ulule et je suis TROP contente que cette étape soit passée, car <strong>ça me me libère de l’espace mental et ça me donne vraiment hâte que ça commence.</strong> Dans les deux semaines qu&rsquo;il me reste avant le lancement, je dois encore organiser la communication autour de la campagne. <strong>Rendez-vous le 6 avril, et en attendant, vous pouvez voir <a href="https://fr.ulule.com/tant-pis-pour-le-the/">la vidéo de présentation déjà en ligne sur Ulule</a> <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous aviez entendu parler de <em>Là où chantent les écrevisses</em> ou de son adaptation en film ? Peut-être l&rsquo;avez-vous vu au ciné ? Racontez-moi ça en commentaire !</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
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		<title>38. Autoéditer deux romans intimistes : papotage avec Cécile Candiago</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 25 Jan 2025 15:24:57 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, j&#8217;accueille Cécile Candiago dans le podcast pour vous parler des joies de choisir soi-même l’artiste pour sa couverture de roman (en l’occurrence, nul autre que Jean-Claude Götting, illustrateur des premières éditions de Harry Potter !), des avantages et difficultés à publier soi-même son roman, des plaisirs de l’écriture et bien sûr des doutes à [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/autoediter-ses-romans-cecile-candiago/">38. Autoéditer deux romans intimistes : papotage avec Cécile Candiago</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;accueille Cécile Candiago dans le podcast pour vous parler des joies de choisir soi-même l’artiste pour sa couverture de roman (en l’occurrence, nul autre que Jean-Claude Götting, illustrateur des premières éditions de Harry Potter !), des avantages et difficultés à publier soi-même son roman, des plaisirs de l’écriture et bien sûr des doutes à surmonter. Après l’interview, je vous donne aussi quelques nouvelles rapides d’où j’en suis de mon côté <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Interview avec Cécile Candiago, autrice des romans <em>D&rsquo;où je viens</em> et <em>Déraper</em></h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une conversation autour de l&rsquo;écriture et de l&rsquo;autoédition</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Je connais Cécile dans la vraie vie, car<strong> nous vivons toutes les deux en région grenobloise,</strong> et dans cette conversation nous évoquons :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Comment elle a écrit et publié <strong>ses deux romans : <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Candiago-Dou-je-viens/1524286">D&rsquo;où je viens</a></em>, paru en 2023, et <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Candiago-Deraper/1759571">Déraper</a></em>, paru en 2024 ;</strong></li>



<li>Pourquoi elle en est venue à <strong>choisir l&rsquo;autoédition</strong> (un parcours très semblable au mien !) ;</li>



<li>Ses plus grandes <strong>joies </strong>liées à l’écriture et la publication, mais aussi les <strong>obstacles </strong>à surmonter ;</li>



<li>Son expérience en tant que juge bénévole pour le concours de manuscrits <em><a href="https://les-murmures-litteraires.fr/">Les Murmures Littéraires</a></em> (pour lequel j&rsquo;ai d&rsquo;ailleurs été finaliste en 2024 avec mon premier roman) ;</li>



<li>Sa <strong>collaboration avec <a href="https://www.gotting.fr/">Jean-Claude Götting</a>,</strong> illustrateur des premières éditions françaises de Harry Potter, pour ses deux couvertures (!!) ;</li>



<li>Et bien d&rsquo;autres petites anecdotes liées<strong> à l&rsquo;écriture et à la publication.</strong></li>
</ul>



<h3 class="wp-block-heading">Les belles couvertures de Cécile, illustrées par Jean-Claude Götting</h3>



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<h2 class="wp-block-heading">Quelques nouvelles du côté de la publication de mon premier roman</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Par ici aussi, ça avance côté publication, puisque <em>Tant pis pour le thé</em> sera en préventes début avril :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J’avance fort dans la préparation de ma campagne de préventes sur <a href="https://fr.ulule.com/">Ulule</a> : choix des thés et autres goodies pour les « box lecture », joyeux calcul des frais de port, préparation de bonus surprises, etc. ;</li>



<li>J&rsquo;ai enfin créé une page pour <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a> </em>sur ce site, où vous pouvez d&rsquo;ailleurs découvrir les 40 premières pages du roman gratuitement ;</li>



<li><em>Last but nos least&#8230;</em> J&rsquo;ai terminé la couverture grâce à la MAGNIFIQUE illustration commandée à l&rsquo;artiste <a href="https://marienortier.com/">Marie Nortier</a> et j&rsquo;en suis RA-VIE !</li>
</ul>



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<div style="height:38px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cette conversation avec Cécile Candiago vous a plu ! Je vous proposerai très bientôt d&rsquo;autres interviews d&rsquo;autrices et auteurs&#8230; Et vous, qui aimeriez-vous entendre dans le podcast pour connaître sa routine d&rsquo;écriture et son rapport à la littérature ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/autoediter-ses-romans-cecile-candiago/">38. Autoéditer deux romans intimistes : papotage avec Cécile Candiago</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>37. Yellowface, un thriller littéraire sur le plagiat et l’appropriation culturelle</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 20 Dec 2024 17:59:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[Chine]]></category>
		<category><![CDATA[écriture]]></category>
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		<category><![CDATA[Etats-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Aujourd&#8217;hui, je vous parle de Yellowface, le cinquième roman de l&#8217;autrice sino-américaine Rebecca F. Kuang sur l&#8217;écriture, la publication et le racisme anti-Chinois aux États-Unis. C&#8217;est un de mes gros coups de cœur littéraires de l&#8217;année ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte les préparations de plus en plus concrètes pour la sortie de mon [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/yellowface-rebecca-f-kuang-avis/">37. Yellowface, un thriller littéraire sur le plagiat et l’appropriation culturelle</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Aujourd&rsquo;hui, je vous parle de <em>Yellowface</em>, le cinquième roman de l&rsquo;autrice sino-américaine Rebecca F. Kuang sur l&rsquo;écriture, la publication et le racisme anti-Chinois aux États-Unis. C&rsquo;est un de mes gros coups de cœur littéraires de l&rsquo;année ! Ensuite, côté écriture, je vous raconte les préparations de plus en plus concrètes pour la sortie de <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">mon premier roman</a>, <em>Tant pis pour le thé</em>, en avril prochain. Travail sur la couverture, choix du papier avec l&rsquo;imprimeur&#8230; Tout ça se concrétise !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Yellowface, le 5e roman de Rebecca F. Kuang et son 1er livre hors de la fantasy !</h2>



<h3 class="wp-block-heading">Une autrice américaine d&rsquo;origine chinoise</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>A 28 ans, R. F. Kuang est un véritable phénomène littéraire.</strong> Elle est surtout connue pour des titres de <strong>fantasy un peu « intello »,</strong> tels que le bestseller <em><a href="https://www.actes-sud.fr/catalogue/science-fiction-fantasy/la-guerre-du-pavot">Babel</a></em> et la trilogie <em><a href="https://www.babelio.com/livres/Kuang-Babel/1451223">La Guerre du pavot</a></em>, inspirée de la Seconde guerre sino-japonaise (1937-45). <strong>Née à Canton mais vivant aux États-Unis depuis ses 4 ans, </strong>diplômée de la prestigieuse université de Yale, elle a rencontré très jeune un succès littéraire flamboyant, qui semble avoir inspiré le sujet de son cinquième roman, dont je vous parle aujourd&rsquo;hui.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Comment j&rsquo;ai découvert <em>Yellowface</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Avec <em>Yellowface</em>, Rebecca F. Kuang  s&rsquo;aventure dans le roman contemporain,</strong> en y incluant quelques codes du thriller qui en font un récit addictif. J&rsquo;en ai entendu parler pour la première fois dans les podcasts de deux autrices anglophones que j&rsquo;écoute depuis des années et que j&rsquo;adore : <strong>Sacha Black, du <em><a href="https://sachablack.co.uk/the-rebel-author-podcast/">Rebel Author Podcast</a></em>, et Rachael Herron, du podcast <em><a href="http://www.howdoyouwrite.net/">Ink In Your Veins</a></em>. </strong>Elles l&rsquo;avaient toutes les deux adoré, et je suis ravie d&rsquo;avoir suivi leur recommandation !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mon avis sur le roman <em>Yellowface</em></h2>



<h3 class="wp-block-heading">De quoi ça parle ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>C’est l’histoire de June, une jeune autrice un peu ratée, et de sa jalousie pour Athena Liu, une amie de fac devenue écrivaine à succès. </strong>June est blanche, tandis qu&rsquo;Athena est née en Chine, à l&rsquo;instar de Rebbeca F. Kuang. Dès le premier chapitre, et même dès la première ligne, on apprend qu’Athena va mourir d’un bête étouffement au pancake.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Or, juste avant que les secours n’arrivent, June a le temps de voler son manuscrit fraîchement tapé à la machine à écrire. Un projet top secret dont Athena n’a parlé à personne et qui traite de la diaspora chinoise aux États-Unis… <strong>S’ensuit un véritable thriller littéraire narré du point de vue de June : que va-t-elle faire de ce manuscrit volé ?</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Le terme « yellowface », tout comme « blackface »</strong> pour les personnes noires, fait référence à l’industrie du film et à la vieille pratique consistant à grimer des acteurs blancs pour interpréter les rôles de personnages asiatiques. Ce titre évoque ainsi <strong>les grands thèmes qui sous-tendent le roman : racisme anti-Chinois aux États-Unis et appropriation culturelle.</strong></p>



<h3 class="wp-block-heading">Ce que j&rsquo;ai adoré dans <em>Yellowface</em></h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>L’écriture aiguisée,</strong> et notamment les phrases « coup de poing » en début de chapitre (une vraie leçon d&rsquo;écriture !) ;</li>



<li><strong>Le récit très rythmé et addictif, empruntant aux codes du thriller,</strong> tout en gardant de la profondeur ;</li>



<li>La façon dont <strong>Rebecca F. Kuang traite de sujets complexes d&rsquo;une manière subtile et non manichéenne : </strong>tous les points de vue sont explorés, notamment à travers son antihéroïne. On aborde ainsi le racisme systémique du milieu littéraire, l’appropriation culturelle, la cancel culture, les trolls de Twitter, la dépression… mais ça reste un récit haletant et jamais rasoir !</li>



<li><strong>La mise en abîme constante d&rsquo;un roman qui parle sans arrêt d&rsquo;écriture et de publication, </strong>et notamment des revers du succès littéraire. Ça m’a rappelé le 3e roman de Sally Rooney, <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/sally-rooney-la-voix-des-millenials-irlandais/">Où es-tu, monde admirable ?</a></em>, où l&rsquo;autrice semble elle aussi avoir glissé <strong>un alter ego qui souffre de son statut de jeune star du livre&#8230;</strong></li>



<li><strong>Toutes les coulisses de l’écriture, de la publication, </strong>des maisons d’édition américaines, des agents littéraires… C&rsquo;est très instructif et ça sent le vécu, évidemment !</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la campagne de préventes de mon premier roman se rapproche à grands pas&#8230;</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie du podcast, je vous donne des nouvelles de <strong>mes préparatifs pour la campagne Ulule de <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>, </strong>qui démarrera en avril prochain :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Mon travail avec la talentueuse <a href="https://marienortier.com/">Marie Nortier</a> pour réaliser <strong>l&rsquo;illustration de couverture ;</strong></li>



<li><strong>Mes échanges avec l&rsquo;imprimeur</strong> pour choisir le papier intérieur (du « bouffant » pas trop blanc) et la finition (mate) de la couverture ;</li>



<li>La mise en place un nouvel « aimant à emails » sur ce site, qui permet aux personnes s&rsquo;inscrivant à ma newsletter de <strong>recevoir les 40 premières pages du roman</strong> (le triple de ce que je vous avais lu à voix haute <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/">dans un précédent épisode</a>) ;</li>



<li>Etc. (je ne m&rsquo;ennuie pas !).</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En parallèle, j&rsquo;avance à pas de fourmi dans la <strong>réécriture de mon deuxième roman, </strong>en acceptant que je ne peux pas être sur tous les fronts !</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Est-ce que vous avez déjà lu des romans de Rebecca F. Kuang et, si oui, qu’en avez-vous pensé ? Dites-moi ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>26. Écriture collective et militante sur l’exil, avec Mathilde Gal</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 07 Jun 2023 12:26:46 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[France]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[militantisme]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 26e épisode, je vous propose une interview avec Mathilde Gal, autrice militante, travailleuse sociale et aussi une de mes chères camarades d’écriture grenobloises. J’étais très impatiente de l’interviewer à propos du roman Des Vies orageuses, un récit à la fois doux et percutant dont elle est co-autrice et qui vient de sortir aux [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/">26. Écriture collective et militante sur l’exil, avec Mathilde Gal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 26e épisode, je vous propose une interview avec Mathilde Gal, autrice militante, travailleuse sociale et aussi une de mes chères camarades d’écriture grenobloises. J’étais très impatiente de l’interviewer à propos du roman <em>Des Vies orageuses</em>, un récit à la fois doux et percutant dont elle est co-autrice et qui vient de sortir <a href="http://www.lemondealenvers.lautre.net/livres/des_vies_orageuses.html" target="_blank" rel="noreferrer noopener">aux éditions Le Monde à l’Envers</a>. Dans cette interview, Mathilde et moi parlons d’écriture collective, de représentations racistes inconscientes, de variations dans le temps du récit et dans les modes de narration, de burnout militant… entre autres !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Un roman collectif sur l&rsquo;exil et l&rsquo;accueil</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><em>Des Vies orageuses</em> raconte les <strong>histoires croisées d’Idrissa, jeune Guinéen exilé en France, et de Sarah, toute aussi jeune médecin</strong> qui découvre le militantisme autour des questions d’exil et d’accueil. C’est un roman au processus de création très particulier, puisque Mathilde l’a <strong>coécrit avec <a href="https://www.facebook.com/profile.php?id=100090218007055" target="_blank" rel="noreferrer noopener">le collectif Tcholeiy</a>, composé d’une dizaine de personnes</strong> concernées ou non par l’exil.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Par « personnes exilées », je précise que nous faisons référence à des <strong>demandeurs et demandeuses d’asile, </strong>mais également aux personnes sans papiers. Quand j&rsquo;ai demandé à Mathilde pourquoi le collectif avait <strong>choisi d&rsquo;écrire un roman plutôt qu&rsquo;un essai,</strong> voici un extrait de ce qu&rsquo;elle m&rsquo;a répondu :</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Par la fiction, on peut donner une réalité qui est plus forte que simplement en rapportant des témoignages, parce qu’il y a un phénomène d’identification. (…) En tout cas, mon expérience de lectrice me pousse à découvrir d’autres manières de vivre, et ça c’est vraiment par le roman qu’on le trouve. Et puis, également, on voulait vraiment qu’il y ait une pluralité de voix, et cette pluralité de voix est plus facilement portée par le roman, parce que c’est facile de faire exister une grande myriade de personnages différents, qui portent des voix différentes. »</p>
<cite>Mathilde Gal, co-autrice du roman <em>Des Vies orageuses</em></cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Un aperçu des questions abordées avec Mathilde Gal dans cette interview :</h2>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le thème de l&rsquo;exil, tel qu&rsquo;incarné par le personnage d&rsquo;Idrissa : </strong>son chemin de la Guinée jusqu&rsquo;en France, notamment à travers le désert, la Libye et l&rsquo;Italie, puis les difficultés de la vie exilée en France, la solitude, les aberrations administratives, etc.</li>



<li><strong>Les thèmes de l&rsquo;accueil, de la médecine et du burnout militant, tel qu&rsquo;incarnés par Sarah. </strong>Le roman dépeint bien son parcours militant, mais aussi la perte de sens, la culpabilité de se sentir privilégiée&#8230;</li>



<li><strong>Le processus d’écriture et de relecture en collectif,</strong> avec des champs d&rsquo;expertise qui se complètent : la médecine, la linguistique, le travail social, les imaginaires racistes, et bien entendu le vécu de l&rsquo;exil.</li>



<li><strong>Le choix des différents modes de narration :</strong> l&rsquo;utilisation du présent, la variation des pronoms entre « je », « tu » et « elle », et ce que ces choix impliquent sur un plan à la fois narratif et militant.</li>



<li>Les inspirations de Mathilde pour faire ces choix, notamment le récit documentaire de Rozenn Le Berre <em><a href="https://www.editionsladecouverte.fr/de_reves_et_de_papiers-9782707193483" target="_blank" rel="noreferrer noopener">De rêves et de papiers</a></em> et l&rsquo;essai d&rsquo;Alice Zeniter, <em><a href="https://www.arche-editeur.com/livre/je-suis-une-fille-sans-histoire-705" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Je suis une fille sans histoire</a></em>, déjà évoqué <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">par Louise Hourcade dans l&rsquo;interview du mois dernier</a> (c&rsquo;est dans l&rsquo;air du temps !).</li>



<li>Toute l&rsquo;animation que le collectif Tcholeiy organise autour du roman : <strong>exposition, ateliers d&rsquo;écriture, tournée de rencontres littéraires,</strong> etc.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#fff221"><strong>J’espère que cette conversation avec Mathilde Gal vous aura autant intéressé·es que moi, car j’ai trouvé ça fascinant de découvrir le processus d’écriture collective des <em>Vies orageuses. </em>Si vous souhaitez organiser une rencontre dans votre ville ou un atelier d’écriture autour du roman, de l&rsquo;exil et de l&rsquo;accueil, vous pouvez contacter le collectif Tcholeiy par mail à l’adresse <em>hirondelles@gresille.org</em>.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ecriture-collective-et-militante-sur-lexil-mathilde-gal/">26. Écriture collective et militante sur l’exil, avec Mathilde Gal</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 10 May 2023 10:45:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
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		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[Royaume-Uni]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 25e épisode, j&#8217;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian Americanah. C&#8217;est Louise qui m&#8217;a fait découvrir ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 25e épisode, j&rsquo;accueille l’adorable Louise Hourcade, autrice de newsletters, pour parler du roman nigérian <em>Americanah</em>. C&rsquo;est Louise qui <strong>m&rsquo;a fait découvri</strong>r ce livre de l’écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie et il a directement intégré la liste de mes coups de cœur. Entre Nigeria, États-Unis et Angleterre, il raconte à la fois une histoire d’amour, d’expatriation et de retour aux origines, sur fond de réflexion autour des questions de race, de féminisme, de genre et d’identité en général. Ensuite, côté écriture, Louise Hourcade nous raconte le cheminement professionnel et artistique qui l’a amenée à écrire des newsletters. Un sujet sur lequel j’avais plein de questions, car j’apprécie beaucoup ce format, que ce soit en tant qu’autrice ou en tant que lectrice !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Mon invitée : Louise Hourcade, autrice de newsletters</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Louise Hourcade a 26 ans, elle vit à Paris</strong> et, à sa sortie d’école de commerce, elle s’est rapidement éloignée des parcours classiques pour chercher sa voie, notamment dans les domaines artistiques. Aujourd’hui, elle se consacre à <strong>l’écriture d’une <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">newsletter à la fois culturelle, sociologique et personnelle</a></strong> qui compte déjà plusieurs milliers d’abonné·es&#8230; dont moi ! En la lisant, <strong>j’ai vite remarqué que nous avions des goûts de lecture similaires,</strong> et c’est pourquoi je suis ravie qu’elle soit venue nous en parler dans le podcast.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Sa recommandation : le roman <em>Americanah</em>, de Chimamanda Ngozi Adichie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai découvert <em>Americanah </em>grâce à Louise et je lui en suis très reconnaissante, car j&rsquo;ai adoré ce <strong>roman nigérian sorti en 2013</strong> et <a href="https://www.babelio.com/livres/Adichie-Americanah/670178" target="_blank" rel="noreferrer noopener">traduit par Anne Damour pour Gallimard</a>. Il s&rsquo;agit du troisième roman de <strong>l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie, </strong>qui a également écrit de nombreux essais et nouvelles. J&rsquo;avais déjà eu l&rsquo;occasion de la découvrir dans un <a href="https://www.ted.com/talks/chimamanda_ngozi_adichie_the_danger_of_a_single_story/c" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ted Talk</em> sur l&rsquo;importance d&rsquo;une représentation diversifiée dans la fiction,</a> et <strong>sa plume romanesque et <em>badass</em> </strong>a achevé de me séduire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Sur plus d&rsquo;une décennie, Americanah raconte l&rsquo;histoire d’amour d’Ifemelu et Obinze, entre Nigeria, États-Unis<strong> et Royaume-Uni.</strong> Les deux jeunes Nigérians se quittent à 19 ans, alors que l&rsquo;héroïne Ifemelu part étudier aux États-Unis, et se retrouvent à 32 ans quand celle-ci décide de retourner au Nigeria.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi Louise Hourcade et moi avons adoré <em>Americanah</em></h3>



<p class="wp-block-paragraph">Voici les principaux points que nous abordons en détail dans le podcast :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Pour Louise, c&rsquo;est d&rsquo;abord <strong>un souvenir d’expatriation : </strong>cette lecture l&rsquo;a marquée alors qu&rsquo;elle vivait seule en Espagne dans le cadre d&rsquo;un échange Erasmus ;</li>



<li><strong>Le personnage <em>badass </em>d&rsquo;Ifemelu, à l&rsquo;image de l&rsquo;écrivaine Chimamanda Ngozi Adichie elle-même :</strong> forte, intelligente, marquante, inspirante pour les jeunes femmes que nous sommes, écrivant avec sincérité sur les sujets qui lui tiennent à cœur et n&rsquo;ayant pas peur de s’exprimer ;</li>
</ul>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« [Ifemelu, c&rsquo;est] une femme qui ne s’excuse pas de penser, (&#8230;) qui n’a pas peur de faire peur aux hommes. (&#8230;) C’est quelqu’un à qui j’ai concrètement hyper envie de ressembler. »</p>
<cite>Louise Hourcade à propos d&rsquo;Ifemelu, l&rsquo;héroïne nigériane d&rsquo;<em>Americanah</em></cite></blockquote>



<ul class="wp-block-list">
<li>Un roman « intelligent », qui aborde subtilement les questions de race, de classe sociale, de migration et de féminisme, <strong>sans jamais tomber dans l&rsquo;écueil de se transformer en essai</strong> ou en démonstration sociologique ;</li>



<li><strong>Un dépaysement double, </strong>entre la découverte intime de la classe moyenne nigériane et celle des États-Unis vus à travers les yeux d&rsquo;Ifemelu ;</li>



<li>Un excellent style d&rsquo;écriture, marqué par un <strong>sens aigu de l’observation, </strong>où toutes les idées sont incarnées par des détails concrets plutôt qu&rsquo;énoncées (ce que les anglophones appellent le <em>« show, don&rsquo;t tell »</em>) ;</li>



<li><strong>Une très belle histoire d’amour</strong> qui se développe sur le long terme et qui célèbre, selon Louise Hourcade, <strong>« l’amour qui donne une dignité »,</strong> avec l&rsquo;importance du respect mutuel et le prérequis de s’aimer soi-même, savoir ce qu&rsquo;on veut, savoir ce qu&rsquo;on vaut ;</li>



<li>Enfin, à travers la décision d&rsquo;Ifemelu de tout abandonner pour rentrer au Nigeria, <strong>Chimamanda Ngozi Adichie nuance la notion de réussite :</strong> qu’est-ce qui la définit ? Notamment, faut-il souhaiter à tous les jeunes Nigérians de faire carrière aux États-Unis, comme semblent le penser les proches des personnages ?</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la newsletter de Louise Hourcade</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Comme elle l&rsquo;expliquait il y a trois mois <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/19-quest-ce-que-je-vais-faire-de" target="_blank" rel="noreferrer noopener">dans sa newsletter <em>Qu&rsquo;est-ce que je vais faire de ma vie ?</em></a>, qui m&rsquo;a beaucoup parlé sur un plan personnel, <strong>Louise Hourcade a suivi un long cheminement avant de s&rsquo;autoriser à écrire professionnellement. </strong>Dans la deuxième partie du podcast, elle nous raconte ses tâtonnements pour trouver « un moyen d&rsquo;expression, un moyen d&rsquo;être écoutée », puis l&rsquo;importance que les mots ont fini par prendre dans sa démarche artistique et professionnelle.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Dans cette discussion sur l&rsquo;écriture de newsletters, nous avons notamment évoqué :</h3>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>La relative « facilité » de l&rsquo;écriture,</strong> non pas que ça ne demande pas d&rsquo;efforts, mais au sens de <strong>se sentir « à sa place »</strong> (ça m&rsquo;a beaucoup parlé !). Louise m&rsquo;a ainsi expliqué que, longtemps, elle ne pensait pas qu&rsquo;écrire soit un art valable, car c&rsquo;était ce qui lui venait le plus naturellement, et que donc ça ne devait pas avoir de valeur. C&rsquo;est drôle comme <strong>on cherche souvent la difficulté, sans s&rsquo;autoriser à aller vers ce qui nous convient spontanément..</strong>. Qu&rsquo;est-ce que ça dit de notre rapport au travail et à la création ?</li>



<li><strong>Son choix de la newsletter comme format</strong> et les avantages qu&rsquo;elle y trouve par rapport au blog (notamment la visibilité en arrivant directement dans la boîte mail des abonné·es) ou aux réseaux sociaux <strong>(une plus grande facilité à s&rsquo;exprimer avec authenticité) ;</strong></li>



<li>Son plaisir à lire elle-même des newsletters, par opposition au tintamarre conformiste des réseaux sociaux, qu&rsquo;elle évoquait dans sa newsletter<em> <a href="https://loulouhourcade.substack.com/p/16-ecoeuree-dinstagram" target="_blank" rel="noreferrer noopener">L&rsquo;Impasse de l&rsquo;authenticité sur les réseaux</a></em> : se poser pour lire, choisir ce qu’on reçoit, <strong>vivre un moment « apaisé », loin des notifications,</strong> sans sauter d’un contenu à l’autre et sans être constamment influencée par l&rsquo;avis des autres ;</li>



<li><strong>Sa tentation d&rsquo;écrire un jour de la fiction,</strong> sans savoir si elle osera s&rsquo;y plonger, ni par où commencer. Quand elle m&rsquo;a demandé comment je m&rsquo;étais lancée, je lui ai brièvement raconté <a href="https://www.marionjoceran.fr/mon-premier-manuscrit-de-roman/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">la genèse de mon premier manuscrit</a>, qui a donné le roman <em><a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">Tant pis pour le thé</a></em>.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">J&rsquo;ai adoré enregistrer cette interview et j&rsquo;espère que ça s&rsquo;entend dans le podcast ! Pour aller plus loin, vous pouvez bien sûr retrouver <strong>les contenus de Louise Hourcade <a href="https://www.instagram.com/louise.hourcade/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Instagram</a> et <a href="https://loulouhourcade.substack.com/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur Substack</a>.</strong></p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère que cet échange avec Louise Hourcade vous a intéressé·es et qu’il vous a donné envie de lire <em>Americanah</em>, ainsi que les autres romans de Chimamanda Ngozie Adichie. Connaissiez-vous déjà cette formidable écrivaine ? Avez-vous d&rsquo;autres livres d&rsquo;elle à me recommander, romans ou essais ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/americanah-chimamanda-ngozi-adichie-louise-hourcade/">25. Lire Americanah, de Chimamanda Ngozi Adichie, avec Louise Hourcade</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 21 Sep 2022 18:37:31 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[enfance]]></category>
		<category><![CDATA[famille]]></category>
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		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman La Vie devant soi, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/la-vie-devant-soi-romain-gary-emile-ajar/">18. La Vie devant soi, un livre de Romain Gary pour rire et pleurer</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 18e épisode de La Page Sensible, je vous parle d’une des plus grandes claques littéraires de ma vie : le roman <em>La Vie devant soi</em>, pour lequel un certain Émile Ajar a refusé le Prix Goncourt en 1975. Dans une langue à la fois ultra-candide, semi-désespérée et imbibée de l’humour le plus noir, le petit Momo nous raconte son enfance à Belleville chez Madame Rosa, une ancienne prostituée juive qui fait pension pour les enfants de ses collègues plus jeunes. Un récit qui fait sans cesse rire et pleurer, porté par un style inimitable&#8230; qui donne envie de se jeter sur une feuille de papier pour essayer quand même de l’imiter ! Ensuite, côté écriture, je vous confie la période de découragement que j’ai connue cet été, qui met à l’épreuve ma motivation à publier des romans, et de ce que j’essaye de mettre en place pour y remédier.</strong></p>



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<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">« Moi je trouve qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas plus dégueulasse que d&rsquo;enfoncer la vie de force dans la gorge des gens qui ne peuvent pas se défendre et qui ne veulent plus servir. »</p>
<cite>Le jeune narrateur de <em>La Vie devant soi</em>, qui grandit dans des conditions très difficiles, ne considère pas que la vie soit toujours un cadeau. Ainsi, il aimerait bien qu&rsquo;on cesse de lui rappeler à tout bout de champ qu&rsquo;il a « toute la vie devant lui ». Un des nombreux exemples de l&rsquo;humour noir, à la fois tordant et déchirant, qui imbibe ce magnifique roman de Romain Gary (alias Émile Ajar).</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pour <em>La Vie devant soi</em>, Romain Gary (alias Émile Ajar) reçoit son DEUXIÈME prix Goncourt</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>L&rsquo;écrivain Romain Gary, né Roman Kacew, a utilisé de nombreux pseudonymes</strong> au cours de sa longue carrière littéraire. <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-La-Vie-devant-soi/2978" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Quand <em>La Vie devant soi</em> paraît en 1975</a>, il a 61 ans, une carrière d’aviateur, une autre de diplomate et déjà plus de vingt ouvrages publiés derrière lui. Et, accessoirement,<strong> il a déjà reçu un prix Goncourt,</strong> qui lui a été attribué en 1956 pour <a href="https://www.babelio.com/livres/Gary-Les-racines-du-ciel/1616" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Les Racines du ciel</em></a> !</p>



<p class="wp-block-paragraph">À cette époque un peu houleuse de sa vie, et pour mieux s&rsquo;affranchir de la critique, il a décidé d&rsquo;adopter un énième pseudonyme dans le plus grand secret. <strong>Personne ne sait que Romain Gary se cache derrière le jeune Émile Ajar, </strong>dont il fait même jouer le rôle auprès de la presse par son petit-cousin. L&rsquo;auteur publiera <strong>quatre livres</strong> sous ce nom et, même quand il sera forcé de refuser le prix Goncourt en 1975 parce que le règlement stipule qu&rsquo;aucun·e auteur·ice ne peut le recevoir deux fois, <strong>personne ne saura qu&rsquo;il a écrit <em>La Vie devant soi.</em> </strong>Ce n&rsquo;est qu’après son suicide, en 1980, qu&rsquo;on apprendra la vérité.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Un roman qui questionne : avoir « la vie devant soi » est-il une bonne nouvelle ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph"><strong><em>La Vie devant soi </em>relate l&rsquo;enfance houleuse d&rsquo;un petit garçon, Momo, qui nous raconte lui-même ses mésaventures. </strong>Depuis aussi longtemps qu’il se souvient, le petit Momo habite chez la vieille Madame Rosa, en pension avec six ou sept autres enfants de prostituées. Cela fait si longtemps que la mère de Momo n’est pas venue le réclamer qu’il n’a aucun souvenir d’elle. Il ne sait même pas vraiment quel âge il a car, je cite, il n’a « pas été daté ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">La vie n’est pas toute rose chez Madame Rosa, qui est hantée par ses souvenirs d’Auschwitz et soupire qu&rsquo;un jour elle n&rsquo;arrivera plus à monter les six étages jusqu&rsquo;à son taudis plein de mômes esseulés. <strong>De sa voix candide et drôle, truffée de fautes de français et imbibée d’une douceur qui parfois fait mal, Momo nous raconte sa quête désespérée d’amour.</strong></p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi ce livre a été ma plus grande claque littéraire jusqu&rsquo;à présent</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Franchement, si ça n&rsquo;est pas déjà fait, lisez-le. Et s&rsquo;il vous faut  encore quelques arguments pour vous en convaincre, voici ce qui me touche tout particulièrement dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Le personnage de Momo, </strong>tellement touchant de candeur et pourtant résigné à la laideur de la vie qu’il mène. Il est trèèèès attachant.</li>



<li><strong>La voix de ce jeune narrateur : </strong>Momo s’adresse directement à nous, s’excuse de mal raconter, fait des fautes vraiment drôles en utilisant à tort des expressions et des mots compliqués. <strong>Le style est très oral, presque sans ponctuation, et pourtant fluide : </strong>techniquement, c’est hyper balèze de la part de Romain Gary !</li>



<li>Comme dans <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em></a>, <strong>le point de vue de l’enfance permet d’aborder des thématiques graves</strong> avec une naïveté qui dénonce bien mieux qu&rsquo;un pamphlet, mais aussi avec une douceur qui amortit les chocs. <strong>Sans en avoir l&rsquo;air,</strong> Romain Gary nous parle d&rsquo;immigration, de misère sociale, de prostitution, de la Shoah, de la vieillesse, de la mort, de la dépression, de l&rsquo;abandon…</li>



<li><strong>Et pourtant, c’est DRÔLE !</strong> Le livre déborde d&rsquo;un humour très noir, mais irrésistible. Tout le roman est un numéro d’équilibriste maîtrisé, <strong>entre la candeur et le glauque, l’espoir et le désespoir, le tragique et l’hilarant.</strong></li>



<li><strong>Le Belleville des années 1970,</strong> que Momo décrit presque tendrement et où se mélangent « les Noirs, les Juifs et les Arabes », m’a rappelé <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-roman-daniel-pennac-journal-d-un-corps/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">les romans de mon cher Daniel Pennac</a>. Là aussi, on retrouve <strong>toute une galerie de personnages hauts en couleur : </strong>le vieux Monsieur Hamil qui attend la mort en djellaba au café du coin, la prostituée trans de l’immeuble qui était champion de boxe au Sénégal, et bien sûr Madame Rosa, avec ses pleurs et son drôle d&rsquo;amour plein de maladresses.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Et vous, est-ce que vous avez déjà lu des livres de Romain Gary ? Ces lectures vous ont-elles autant marqué que moi ? Dites-moi tout ça en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f642.png" alt="🙂" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
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		<title>14. Interview de Luisa, mon « amie prodigieuse » fan d’Elena Ferrante</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 15 Jun 2022 18:53:50 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[interview]]></category>
		<category><![CDATA[Italie]]></category>
		<category><![CDATA[roman contemporain]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Pour ce quatorzième épisode de La Page Sensible, j’ai l’immense plaisir de vous proposer la toute première interview du podcast ! Et pas n’importe laquelle, car j’y reçois mon amie Luisa, une Italienne qui parle très bien français, elle aussi passionnée de lecture et d’écriture. Nous y abordons notre passion commune pour une saga de [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Pour ce quatorzième épisode de La Page Sensible, j’ai l’immense plaisir de vous proposer la toute première interview du podcast ! Et pas n’importe laquelle, car j’y reçois mon amie Luisa, une Italienne qui parle très bien français, elle aussi passionnée de lecture et d’écriture. Nous y abordons notre passion commune pour une saga de romans contemporains : « L’Amie prodigieuse », de l’autrice italienne Elena Ferrante. Ensuite, côté écriture, Luisa nous raconte son propre projet de roman contemporain, mais également les nouvelles d’autofiction qu’elle écrit pour remodeler certains épisodes de sa vie&#8230; Notamment, quand la fin réelle ne lui convenait pas <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">Une amie italienne qui vit en Suisse, mais que j&rsquo;ai rencontrée&#8230; en plein cœur de la Sibérie</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Figurez-vous que Luisa et moi nous sommes rencontrées <a href="https://areyouradis.fr/la-siberie-entre-filles/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">en Sibérie,</a> <strong>alors que nous prenions chacune le transsibérien en solo ! </strong>Un coup de foudre amical qui nous a menées jusque <a href="https://areyouradis.fr/lac-baikal-irkoutsk-listvianka/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">sur les rives du lac Baïkal</a>&#8230; Mais ceci est une autre histoire, que je vous racontais d&rsquo;ailleurs sur mon blog de cuisine et voyages. Ce n&rsquo;est que plus tard, au détour d&rsquo;une conversation sur les livres, que <strong>nous avons découvert que nous aimions les mêmes romans,</strong> et surtout que nous rêvions toutes les deux d&rsquo;en écrire.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Notre passion commune pour « L&rsquo;Amie prodigieuse », de l&rsquo;écrivaine italienne Elena Ferrante</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Et notamment, nous nous sommes rendu compte que <strong>nous admirions toutes les deux le style et l&rsquo;intrigue des quatre romans qui composent la saga « L&rsquo;Amie prodigieuse »,</strong> <a href="https://www.babelio.com/livres/Ferrante-Lamie-prodigieuse-tome-1--Enfance-adolescence/812075" target="_blank" rel="noreferrer noopener">parus entre 2011 et 2014</a>. Cette tétralogie raconte, de la petite enfance dans les années 50 jusqu&rsquo;à la vieillesse,<strong> l&rsquo;amitié de deux femmes nées dans les quartiers pauvres de Naples : Elena et Lila. </strong>Toutes deux brillantes, toutes deux éprises de lecture et d&rsquo;écriture, toutes deux en proie à la violence extrême du milieu où elles grandissent.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Pourquoi un tel succès pour « L&rsquo;Amie prodigieuse » ?</h3>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Voilà pourquoi Luisa et moi adorons les quatre romans qui composent la série « L&rsquo;Amie prodigieuse » :</strong></p>



<ul class="wp-block-list"><li><strong>La psychologie</strong> très développée des deux personnages principaux, Elena et Lila, mais aussi de tous les personnages secondaires : chacun est saisi dans sa complexité, pour un résultat tellement <strong>réaliste </strong>qu&rsquo;on ne peut s&#8217;empêcher de se demander si l&rsquo;autrice, qui écrit sous pseudonyme et porte le même prénom que la narratrice, ne nous raconte pas la véritable histoire de sa vie ;</li><li><strong>L&rsquo;écriture à la fois fluide et créative, </strong>avec une recherche toute particulière autour de la langue italienne, qui pousse Luisa à qualifier Elena Ferrante de « plus grande écrivaine italienne contemporaine » ;</li><li><strong>L&rsquo;honnêteté</strong> de cette écriture, qui n&rsquo;est peut-être possible que grâce à l&rsquo;usage d&rsquo;un nom de plume : la narratrice ne se montre pas toujours sous son meilleur jour et, dans ces quatre romans, c&rsquo;est toute la grandeur et la petitesse de l&rsquo;humanité qu&rsquo;on retrouve ;</li><li>Les sujets fondamentaux qu&rsquo;Elena Ferrante aborde avec une grande subtilité : <strong>l&rsquo;amitié, l&rsquo;amour, la rivalité, la violence, l&rsquo;ascension sociale, la honte et, bien sûr, l&rsquo;écriture ;</strong></li><li>Enfin, Luisa a aimé y trouver<strong> le « parler » et le décor si bien décrit de Naples, </strong>qui lui ont rappelé sa famille paternelle.</li></ul>



<h2 class="wp-block-heading">Bientôt un roman signé de la main de Luisa ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la deuxième partie du podcast, <strong>Luisa et moi parlons longuement d&rsquo;écriture, </strong>et du fait que certains des thèmes de « L&rsquo;Amie prodigieuse » se retrouvent dans le premier roman qu&rsquo;elle est en train de préparer. Je suis bien malheureuse de ne pas parler italien, car j&rsquo;aurais adoré devenir sa toute première lectrice&#8230; Elle raconte aussi <strong>comment lui est venue l&rsquo;envie d&rsquo;écrire des histoires (<a href="https://www.marionjoceran.fr/a-propos-de-l-autrice/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">comme moi</a>, avant même de savoir lire !)</strong>, et ce que l&rsquo;écriture lui apporte dans sa vie quotidienne. J&rsquo;ai appris plein de choses en enregistrant cet épisode et je me dis que, décidément, <strong>nous ne sommes pas copines pour rien</strong>.</p>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>J’espère de tout cœur que ce format d’interview vous a plu car, de mon côté, j’ai adoré cet exercice. Qu’en avez-vous pensé ? Avez-vous des commentaires ou des suggestions d’amélioration ?</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/l-amie-prodigieuse-elena-ferrante/">14. Interview de Luisa, mon « amie prodigieuse » fan d’Elena Ferrante</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>13. Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, un livre pour plonger dans le Sud des États-Unis</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 01 Jun 2022 17:42:39 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[écrivaine]]></category>
		<category><![CDATA[États-Unis]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 13e épisode de La Page Sensible, je vous parle du poignant roman initiatique Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur de l’Américaine Harper Lee, paru en 1960. Un récit à la fois espiègle et dramatique, qui nous plonge dans l’Alabama ségrégationniste des années 1930, mais du point de vue terriblement attachant d’une petite fille [&#8230;]</p>
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]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 13e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle du poignant roman initiatique <em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em> de l’Américaine Harper Lee, paru en 1960. Un récit à la fois espiègle et dramatique, qui nous plonge dans l’Alabama ségrégationniste des années 1930, mais du point de vue terriblement attachant d’une petite fille au caractère bien trempé. Ensuite, côté écriture, je vous raconte comment j’ai pu identifier les difficultés qui me bloquent pour terminer les dernières scènes de mon manuscrit actuel&#8230; et les bons conseils qu’on m’a donnés pour y remédier !</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading"><em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em>, un classique américain de 1960</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Dès sa sortie en 1960, <a href="https://www.babelio.com/livres/Lee-Ne-tirez-pas-sur-loiseau-moqueur/22389" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce roman</a> a connu un <strong>succès immédiat aux États-Unis,</strong> puisqu&rsquo;il a reçu le prix Pullitzer en 1961. Il a même été <a href="https://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=42792.html">adapté en un magnifique film</a> l’année suivante, sous le titre <em>Du silence et des ombres</em>. Depuis, c&rsquo;est devenu <strong>un véritable classique, beaucoup lu dans les écoles américaines, </strong>notamment parce qu&rsquo;il traite de thématiques comme<strong> le racisme, la ségrégation et la justice. </strong>Mais, pour moi, ce livre est avant tout <strong>une plongée dans l&rsquo;univers espiègle et doux d&rsquo;une petite fille</strong> aussi têtue qu&rsquo;attachante, qui nous fait découvrir le petit bled d&rsquo;Alabama où elle a grandi.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Synopsis du roman :</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La narratrice est <strong>une petite fille surnommée Scout,</strong> qui entre à l’école primaire quand le récit commence. Elle vit dans <strong>une bourgade perdue du Sud des États-Unis,</strong> en pleine Grande Dépression, avec son frère Jem et son père Atticus, qui est avocat. On suit à la fois leurs<strong> jeux d’enfants,</strong> les histoires qu’ils s’inventent sur le voisinage et<strong> l’affaire juridique qui va secouer la région, quand son père acceptera de défendre un jeune homme noir </strong>accusé d’avoir violé une femme blanche.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Anecdote : le titre original « To Kill A Mockingbird » a déjà été traduit de trois façons différentes en français, sans compter le titre du film ! C&rsquo;était d&rsquo;abord « Quand meurt le rossignol », puis « Alouette, je te plumerai » et, depuis 2005 seulement, l’actuel titre « Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur » (que je trouve sublime).</p>
</blockquote>



<h3 class="wp-block-heading">Pourtant, ce livre est (presque) l&rsquo;unique roman de l&rsquo;autrice Harper Lee</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Ce roman, qui comporte <strong>de nombreux éléments autobiographiques tirés de la vie de Harper Lee, </strong>est aussi son premier. Chapeau ! Et vu le succès du livre, on aurait pu s&rsquo;attendre à une longue carrière d&rsquo;écrivaine pour cette Américaine, amie d&rsquo;enfance et collaboratrice de Truman Capote&#8230; Pourtant, <strong>elle n&rsquo;a plus rien publié jusqu&rsquo;en 2015, à l&rsquo;âge de 90 ans et un an seulement avant sa mort.</strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Certains prétendent qu&rsquo;elle aurait publié de nombreux romans sous pseudonyme. D&rsquo;autres, qu&rsquo;on lui aurait forcé la main pour sortir ce deuxième roman, <strong><a href="https://www.babelio.com/livres/Lee-Va-et-poste-une-sentinelle/743301" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Va et poste une sentinelle</em></a>, présenté comme la suite de <em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em>,</strong> car la narratrice adulte y retourne dans sa ville natale. Pourtant, <strong>ce manuscrit serait en réalité une version antérieure du fameux roman, </strong>écrite dès les années 1950&#8230; Que de mystères autour de cette écrivaine et de son œuvre !</p>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi lire <em>Ne Tirez pas sur l&rsquo;oiseau moqueur</em> aujourd&rsquo;hui ?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour moi, ce roman n&rsquo;a pas pris une ride, et voilà pourquoi je vous en recommande la lecture imminente :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Tout le roman, qui est écrit du point de vue de Scout, retranscrit avec délicatesse et humour <strong>les sensations et quiproquos de l&rsquo;enfance, à travers une héroïne hyper attachante ;</strong></li>



<li>Sous le regard naïf de la petite narratrice, Harper Lee parvient à <strong>aborder sans lourdeur des thématiques pourtant graves :</strong> racisme, grande pauvreté, folie, handicap, fondamentalisme religieux, violences sexuelles, meurtre… ;</li>



<li>Le livre baigne dans <strong>une atmosphère dépaysante qui transparaît à chaque page,</strong> et notamment dans les dialogues : l&rsquo;Alabama des années 1930, la poussière rougeâtre, la chaleur accablante et les longs étés passés à traîner entre les vieilles vérandas ;</li>



<li>Harper Lee nous livre un portrait sociologique de ce petit bled, calqué sur celui où elle a grandi, où les voisins constituent une <strong>galerie de personnages hauts en couleurs ;</strong></li>



<li>L&rsquo;intrigue comporte des <strong>éléments de mystère et de suspense</strong> qui empruntent au thriller et au roman policier, rendant la lecture très prenante.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : la dernière ligne droite pour mon propre roman d&rsquo;apprentissage !</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En enregistrant cet épisode de podcast, j&rsquo;espère sincèrement que c&rsquo;est la dernière fois que je vous parle des <strong>ultimes scènes de mon premier jet. </strong>Il ne me reste que quelques pages à écrire pour terminer mon 2e manuscrit en cours, mais <strong>je me suis heurtée à des difficultés</strong> que, grâce à des discussions avec des amies qui écrivent, j&rsquo;ai enfin pu identifier :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>J&rsquo;ai écrit tout le manuscrit comme une sorte d&rsquo;entonnoir qui entraîne l&rsquo;histoire vers ces scènes de clôture et, pour cette raison, je crois que <strong>je me mets une énorme pression</strong> au moment de les rédiger ;</li>



<li>A la fin du roman, j&rsquo;aborde des <strong>thématiques assez dramatiques, et donc difficiles à écrire</strong> (que ce soit d&rsquo;un point de vue technique ou personnel) ;</li>



<li>Face à ce sujet plutôt « grave », le complexe de l&rsquo;imposteur refait surface : <strong>j&rsquo;ai peur de ne pas être « légitime » pour l&rsquo;écrire,</strong> ou de « mal » aborder certaines thématiques délicates&#8230;</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Pour me débloquer,<strong> j&rsquo;ai essayé de me rappeler qu&rsquo;il ne s&rsquo;agit que d&rsquo;un premier jet, </strong>qui ne doit en aucun cas être parfait. Je vais donc tenter de « bâcler » cette fin, même si la perfectionniste en moi frissonne d&rsquo;écrire ce mot&#8230; Pour m&rsquo;y aider, j&rsquo;ai pris la décision ferme de <strong>terminer ce premier jet d&rsquo;ici la fin de la semaine, quoi qu&rsquo;il arrive.</strong> Comme ça, je pourrai enfin me consacrer à la troisième réécriture de mon premier roman, qui m’appelle avec insistance depuis des mois ! Je le sens, plus que jamais, j’ai besoin de terminer ce premier manuscrit et de clôturer un projet avant d&rsquo;avancer sur les (nombreux) autres.</p>



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</div>



<div style="height:38px" aria-hidden="true" class="wp-block-spacer"></div>



<h2 class="wp-block-heading">À très bientôt pour un nouveau journal de lecture et d&rsquo;écriture !</h2>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong><em>Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur</em> est un grand classique aux États-Unis, mais je me demande si vous l’avez déjà lu ? Si oui, quelle lecture en avez-vous faite, si longtemps après sa parution ? Et si ça n’est pas le cas, j’espère que je vous ai donné envie de découvrir cette œuvre magnifique.</strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/ne-tirez-pas-sur-l-oiseau-moqueur-chronique-podcast/">13. Ne Tirez pas sur l’oiseau moqueur, un livre pour plonger dans le Sud des États-Unis</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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		<title>12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marion]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 18 May 2022 17:56:36 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Podcast]]></category>
		<category><![CDATA[classique]]></category>
		<category><![CDATA[histoire d&#039;amour]]></category>
		<category><![CDATA[roman d&#039;apprentissage]]></category>
		<category><![CDATA[roman historique]]></category>
		<category><![CDATA[style poétique]]></category>
		<category><![CDATA[sujet de société]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans ce 12e épisode de La Page Sensible, je vous parle de l’excellentissime Au Bonheur des Dames. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles [&#8230;]</p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/">12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p class="wp-block-paragraph"><strong>Dans ce 12e épisode de <em>La Page Sensible</em>, je vous parle de l’excellentissime <em>Au Bonheur des Dames</em>. Je ne me lasse pas de relire ce classique d’Émile Zola, comme un roman d’été qu’on dévorerait sur la plage. Pour moi, ce livre n’a rien, mais alors rien de rasoir… Côté écriture, je vous raconte les obstacles que je mets moi-même en travers de mon propre chemin quand il s’agit d’écrire la fin de mon premier jet ! Ensuite, j’analyse avec vous ce qui m’a interpellée dans la construction du roman <em>Hamnet</em>, de l&rsquo;autrice écossaise Maggie O’Farrell.</strong></p>



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<h2 class="wp-block-heading">« Le seul roman de Zola qui finit bien » (dixit ma grande sœur quand j&rsquo;avais 14 ans)</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Quand j&rsquo;étais adolescente, je trouvais la plupart des classiques ennuyeux à mourir, <strong>jusqu&rsquo;à ce que ma grande sœur mette du Zola entre mes mains. </strong>Mon préféré était et sera toujours <em>Au Bonheur des Dames</em>, au point que je le relis régulièrement, comme <strong>un livre doudou.</strong> Ma sœur n&rsquo;avait pas menti : <a href="https://www.babelio.com/livres/Zola-Les-Rougon-Macquart-tome-11--Au-bonheur-des-dames/1224003" target="_blank" rel="noreferrer noopener">ce onzième tome de la saga des Rougon-Macquart</a>, dont chaque roman peut se lire séparément, porte un très beau souffle d&rsquo;espoir.</p>



<blockquote class="wp-block-quote is-layout-flow wp-block-quote-is-layout-flow">
<p class="wp-block-paragraph">Au décès de leurs parents, Denise et ses deux petits frères débarquent à Paris avec un maigre bagage sous le bras pour aller habiter chez leur oncle, qui est vendeur de vêtements pour dames. Mais le petit commerce dépérit, car juste de l’autre côté de la rue est apparu un des premiers grands magasins de Paris, dirigé par le génial Octave Mouret, dont les idées novatrices et fantasques soulèvent les foules. Ce temple démesuré de la mode et du capitalisme se nomme « Au Bonheur des Dames ». Au grand dam de son oncle, Denise s’y fait embaucher comme vendeuse et pénètre au cœur de cette ruche chatoyante de soieries, de belles dames, d’ouvriers surexploités et de guéguerres entre rayons.</p>
<cite>Mon synopsis subjectif du roman <em>Au Bonheur des Dames</em>, d&rsquo;Emile Zola</cite></blockquote>



<h2 class="wp-block-heading">Pourquoi <em>Au Bonheur des Dames</em> est mon roman de Zola préféré</h2>



<p class="wp-block-paragraph">En fait, c&rsquo;est <strong>un de mes romans préférés tout court ! </strong>Et voici ce que j&rsquo;aime tant dans ce roman :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La belle <strong>histoire d’amour </strong>qu&rsquo;il cache, loin des clichés de cette fin du XIXe siècle, avec <strong>une héroïne qui ne s&rsquo;en laisse pas compter </strong>par les hommes, les pédants et autres puissants ;</li>



<li><strong>Le personnage très attachant de Denise,</strong> la jeune vendeuse : on a vraiment envie qu’elle s’en sorte face à l&rsquo;adversité d&rsquo;une époque qui ne faisait de cadeaux ni aux femmes célibataires, ni aux petites ouvrières ;</li>



<li><strong>Les descriptions ultra-détaillées de cet univers</strong> fascinant, <em>vintage </em>et complexe d&rsquo;un grand magasin à la fin du XIXe siècle, avec une représentation très fine des enjeux de classe et de pouvoir qui l&rsquo;habitent ;</li>



<li><strong>Les énumérations d&rsquo;étoffes, de dentelles et autres termes techniques, </strong>qui pour moi sonnent comme la musique d’un instrument que j’affectionnerais particulièrement ;</li>



<li><strong>La description précise et bigarrée d&rsquo;un lieu de travail atypique où se côtoient des personnalités très différentes</strong>, qui a d&rsquo;ailleurs inspiré en partie <a href="https://www.marionjoceran.fr/tant-pis-pour-le-the/">le musée du thé fictif dans mon premier roman, <em>Tant pis pour le thé</em> ;</a></li>



<li>Les thématiques très actuelles que l&rsquo;intrigue pose sans lourdeurs : capitalisme, classes sociales reflétées dans la hiérarchie du magasin, consumérisme et même mondialisation. Loin d&rsquo;un essai mécanique, <strong>Zola nous chuchote sa thèse à travers les symboles qu&rsquo;il glisse dans l&rsquo;intrigue, </strong>et notamment dans la construction de ses personnages.</li>
</ul>



<h2 class="wp-block-heading">Côté écriture : décortiquer <em>Hamnet</em>, un autre roman historique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">À la fin du podcast, je vous raconte que<strong> je continue à lire « comme une écrivaine »,</strong> c&rsquo;est-à-dire à observer comment les autres autrices et auteurs s&rsquo;y prennent pour écrire leurs romans. J&rsquo;ai récemment terminé<strong> le très beau roman <a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"><em>Hamnet</em>,</a></strong><a href="https://www.babelio.com/livres/OFarrell-Hamnet/1311051/critiques/3041295" target="_blank" rel="noreferrer noopener"> dont vous trouverez mon résumé ici</a>, et voici ce que j&rsquo;y ai relevé d’intéressant :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li><strong>Dès le début de ce long roman, on en connaît la fin : </strong>le petit Hamnet, jeune fils de William Shakespeare, va mourir. Et pourtant, je n&rsquo;ai pas lâché le livre jusqu&rsquo;à avoir lu de mes yeux ce qu&rsquo;il se passait exactement ! Ça m&rsquo;a permis d&rsquo;observer le fait que,<strong> parfois, l&rsquo;enjeu d&rsquo;une histoire se situe ailleurs que dans la fin.</strong> On ne veut pas savoir ce qu&rsquo;il s&rsquo;est passé, mais comprendre « pourquoi » ou savoir « comment ».</li>



<li>Maggie O&rsquo;Farrell enchaîne des <strong>changements rapides de point de vue entre les différents personnages,</strong> parfois au sein d&rsquo;une même scène, sans que ça soit jamais confus. Une belle inspiration pour mon propre manuscrit et ses cinq narrateurs !</li>



<li>L&rsquo;autrice a fait le choix de <strong>ne pas utiliser certains termes « attendus »,</strong> tels que le nom de William Shakespeare, ou encore le mot « sorcière » (qui pourtant pourrait facilement s&rsquo;appliquer au personnage principal, la mère d&rsquo;Hamnet). Grâce à ça, j&rsquo;ai pris conscience de <strong>la puissance que peut apporter l&rsquo;absence d&rsquo;un mot. </strong>En plus, ça m&rsquo;a rappelé le choix de <a href="https://www.marionjoceran.fr/podcast-haruki-murakami-la-course-au-mouton-sauvage/" target="_blank" rel="noreferrer noopener">Haruki Murakami dans <em>La Course au Mouton Sauvage</em></a>, où le nom des personnages n&rsquo;est jamais mentionné.</li>
</ul>



<p class="has-background wp-block-paragraph" style="background-color:#ffe221"><strong>Alors, est-ce que je vous ai donné envie de tenter l’aventure Zola ? Si oui, j’en suis ravie ! Sinon, n&rsquo;hésitez pas à me confier vos traumatismes émilezoliens en commentaire <img src="https://s.w.org/images/core/emoji/17.0.2/72x72/1f609.png" alt="😉" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /></strong></p>
<p>L’article <a href="https://www.marionjoceran.fr/chronique-podcast-au-bonheur-des-dames-zola/">12. Au Bonheur des Dames : pourquoi j’ai lu quatre fois ce roman de Zola</a> est apparu en premier sur <a href="https://www.marionjoceran.fr">La Page Sensible</a>.</p>
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